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Accueil du site > L’hebdo > Écologie > La mer peut remercier les pirates

Par Jean Sébastien Mora - 18 février 2010

La mer peut remercier les pirates

La piraterie en Somalie produit certains effets bénéfiques inattendus, comme la protection du biotope marin contre son exploitation intensive par les pêcheries européennes.

Cet automne, l’Espagne a suivi avec émotion le sort du thonier basque-espagnol Alakrana, entre les mains de pirates somaliens pendant plusieurs semaines. Le navire et les trente-six membres d’équipage ont finalement été libérés après qu’une rançon de ­quatre millions de dollars a été versée par le (...)
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Commentaires de forum
  • Paul de Survie 24 février 2010 à 23:44

    Bravo pour cet article bien construit sur un thème trop peu abordé. En Espagne et au Pays Basque la séquestration de l’équipage de l’Alakrana avait été vécu comme un drame et avait cristallisé les tensions entre Madrid et Gazteiz (le parlement basque). Jamais les conséquences sur les pêcheries locales n’ont été évoqué dans la presse généraliste. La rançon remise par le gouvernement Zapatero était lourde de sens dans le bras de fer politique qui s’était engagé.
    En ce qui concerne la Communauté européenne, elle peut se prononcer contre la pêche du thon rouge, d’un autre coté, si on exclue la pêche illégale, les accords bilatéraux entre l’Union européenne et l’Afrique son purement scandaleux car ils participent à l’épuisement des ressources halieutiques de ces pays. La politique de subvention de la pêche l’est aussi. En effet, 4.272.960 d’euros avaient été attribué par l’UE a la construction de l’Alakrana. Pour ce qui est de la Somalie, dans un document daté de 2007 de la communauté européenne, il était estimé que 50% des prises de poissons étaient inégales . (C’est le cas également de la Guinée Gonacrie et du Libéria). Pourtant l’UE prétendait avoir mis en place des mesures contre la pêche illicite en 2002, un copier coller de la mesure a été adopté le 1er janvier 2010 sans trop d’illusion à se faire sur la question.

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  • Jennifer de Toulouse 25 février 2010 à 00:52

    Enfin un article qui montre du doigt les véritables pirates de l’océan Indien. Il faut dire que le sujet à son importance, 40 % du thon espagnol est pêché dans l’océan indien. Un autre point intéressant qui permet de comprendre la piraterie en Somalie : Durant des années, les gouvernements italien, français et allemand ont refourgué pour une poignée de dollars, des milliers de tonnes de déchets hautement toxiques à ce pays qui est incapable de les retraiter. En décembre 2004, le tsunami a fait remonter à la surface des tonnes de déchets largués près des côtes de la Somalie. Des dizaines de barils et de conteneurs ont déversé leurs substances toxiques le long des plages. Selon une évaluation réalisée par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), on a même retrouvé de l’uranium, du mercure et d’autres produits chimiques qui seraient responsables de l’apparition de nouvelles maladies chez les villageois vivant près des côtes.
    Envoie de déchets, exploitation des ressources et richesse, et Sarkozy en visite officielle demain dans l’Afrique des grands Lacs osera certainement parler de co-développent !

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