C’est un des très grands dessinateurs de presse et d’humour de ce temps.
La BNF lui consacre une expo : 50 ans de dessins, une paille !
Son œuvre naît dans les pages provocatrices du Hari-Kiri de la grande époque, s’enflamme dans le mai 68 de L’Enragé, se civilise dans L’Huma de Roland Leroy et finit par s’embourgeoiser dans Paris-Match ou le JDD.
Allant jusqu’à se prostituer dans la pub, faut bien payer champagne et havanes …
J’ai du mal à lui passer ce côté nouveau riche, ou sa rosette de la légion d’honneur ; et plus encore son manque de solidarité avec son vieux pote Siné, quand ce sale mec de Val l’a viré de Charlie-Hebdo, sous prétexte d’antisémitisme …
Heureusement que Georges Wolinski se sauve : par son talent (même s’il s’est pas mal émoussé, il a du stock pour aller au bout de la route) et cette façon unique qu’il a de se mettre lui-même en scène — jeune et vieux — avec toujours ses obsessions : la politique, le cul, en usant généreusement de cette autodérision qui fait qu’on finit quand même par passer l’éponge sur les côtés déplaisants du personnage.
Sale vieux gosse, va !
[Je vous renvoie à un diaporama de LEXPRESS.fr, auquel j’ai emprunté ces deux dessins.]