ainsi que :
Sommes-nous en dictature "molle" mondialisée ?
(nous sommes actuellement dans une perspective de glissement inéluctable vers une dictature "molle" mondiale, sans possibilité d’y échapper…)
Introduction : par définition tout régime dictatorial se définit par (entre-autre) la privation de libertés fondamentales de ces citoyens(nes) ; les dictatures économiques correspondent à cette définition (toutes les décisions importantes sont imposées au peuple, et de nombreux exemples récents illustrent ce propos) ; et ce n’est pas l’organisation d’élections qui contredira cette assertion, ces dernières n’ont pas d’autre fonction que de parodier la démocratie* (*démocratie, la vraie, celle qui est instituée par et pour le peuple, où toutes les décisions se font en concertation avec le peuple). Tous le monde (ou presque) sait que les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient (dixit Pasqua, un grand démocrate comme chacun à pu le constater durant sa longue carrière politique, notamment les Africains avec l’implantation de "réseaux Pasqua"). Le personnel politique, élus nationaux, régionaux, et parfois locaux (ce sont bien souvent les mêmes, grâce à la combine du cumul des mandats) hommes d’état et de gouvernement, servent presque exclusivement des intérêts privés (les puissances d’argent), au détriment de l’intérêt public (l’intérêt commun ne les effleure même pas) ; une caricature du pouvoir dont Sarkozy en est la sinistre illustration…
Dans une saillie dont il avait le secret, Coluche, définissait la différence entre dictature et démocratie : « La dictature c’est : Ferme ta gueule ! La démocratie c’est : Cause toujours ! »
Dire les choses le plus simplement possible, sans esprit de polémique inutile ; si les gens acceptent sans broncher, ce qu’ils nomment "démocratie" (à laquelle il faut impérativement adjoindre le qualificatif d’économique, démocratie économique, donc) et le système électoral à l’avenant (y compris lorsque celui-ci est imposé aux peuples de pays occupés, tel que l’Irak ou l’Afghanistan ; occupations justifiées par une lutte sans fin contre un "terrorisme" fabriqué de toutes pièces), (1) c’est tant pis pour eux !
Mais, comme c’est souvent le cas, les peuples de notre bonne vieille Terre doutent et refusent le système qui leur est imposé, que les gouvernants nomment "démocratie" parlementaire (qui n’a de démocratique que le nom) (2) et de tous ses avatars ; les membres de ces assemblées, nos soi-disant "représentants", ne représentant presque exclusivement que des intérêts privés (multinationales, groupes industriels ou financiers ainsi que d’autres parasites du même acabit), et les passerelles entre ces deux groupes interchangeables (le personnel politique et les puissances d’argent) renforcent mutuellement les liens qui les unissent. (3)
Le résultat des dernières consultations électorales (hormis les élections présidentielles, qui bénéficient d’un battage médiatique exceptionnel, d’où le taux de participation assez conséquent) mettent en exergue le jeux de dupes (qui passe de moins en moins bien auprès des jeunes et des milieux populaires) auquel nous assistons ; plus le taux d’abstention est élevé plus le personnel politique se gosse du peuple en accréditant ses scores minables (toutes tendances confondues d’ailleurs) ; l’un des larbins médiatiques ne disait-il pas ouvertement que le pourcentage obtenu par les abstentionnistes n’avait aucune importance ! C’est dire le niveau de conscience "démocratique" (4) qu’à intégré ce monsieur (par ailleurs chouchou des médias inféodés et directeur d’un hebdo ragoteur.)
La préparation des prochaines échéances électorales, les élections régionales, sont tout à fait révélatrices de cette duperie. Le clan Sarkozy, n’ayant obtenu qu’un score, somme toute assez minable (onze pour cent des inscrits*, le moins perdant des perdants, en comparaison du pourcentage énorme qu’avaient obtenu le camp des abstentionnistes, un peu moins de soixante pour cent des inscrits), son conseiller politique favori, Giacometti, (politologue auto-proclamé) lui aurait fait miroiter, qu’en ralliant des groupuscules, hier encore ennemis honnis, à son sort, (le banc et l’arrière banc en quelque sorte), il pouvait espérer obtenir, et ce, dés le premier tour de ces prochaines échéances électorales, un score avoisinant les vingt, voir les trente pour cent, et plus même ! (à condition que (si) les abstentionnistes des dernières européennes décident de renouveler leur "exploit" en ne participant pas à ce scrutin, par exemple en restant chez eux, ce qui paraît hautement improbable étant donné l’état de déliquescence sociale actuelle et la rage qui dominent l’état d’esprit des Françaises et les Français, et si le front anti-sarkozyste (T.S.S.) ne fait pas le plein de voix etc.), il pourrait (selon de savants calculs du "politologue" Giacometti) écraser définitivement (du moins jusqu’à l’après présidentielle de 2012) toute opposition jusqu’à la fin de règne du monarque républicain. (5)
* et à l’arrivée les 11% par rapport au nombre d’électeurs inscrits sur les listes électorales, se transforment en 28% par rapport au nombre de suffrages exprimés, et au final ce jeu d’écriture lui permet de raflé la mise (la moitié du total des sièges de députés européens à pourvoir pour l’UMP et quelques miettes pour son allié le nouveau centre !)
C’est simple comme une arnaque.
Mais Sarkozy pense améliorer sa petite arnaque électorale, en la systématisant.
Comment ?
En changeant les règles de la loi électorale et surtout le mode de scrutin.
Plus besoin de deux tours pour départager les candidats (trop long et trop aléatoire), ni d’obtenir cinquante pour cent ou plus de voix au premier tour (comme il n’a pas de réserve de voix, le second tour était de plus en plus problématique pour les candidats se présentant sous l’étiquette de son parti l’UMP) ; dorénavant il suffira d’arriver en tête dès le premier tour pour être élu !
Le ralliement de groupuscules (de Villiers à Nihous) à son sort, ne sont pas autres chose que la mise en place du système électoral sarkozyste.
C’est bête comme choux la démocratie en sarkoland.
« Avec des "si", on pourrait mettre Paris en bouteille ! », disait un adage populaire ; toutes les mesures impopulaires prisent cet été dans le dos des Français(ses), en pleine période "estivale" (estivale ? Pas pour tout le monde, loin de là…), comme à l’accoutumée (les bonnes vieilles habitudes ont la vie dure et les coups tordus se font toujours lorsque l’attention des Français(ses) est portée ailleurs ; mais dorénavant, et après que les mesures économiques et surtout anti-sociales menées par le gouvernement Sarkozy aient fait leurs effets ravageurs sur le porte monnaie de nos concitoyens(nes), la majorité des gens ne partent pas (ou plus) en vacances faute de moyens ; ces manigances risquent d’être un tant soit peu éventées) sa cote de "popularité" risque d’en prendre un sacré coup.
Comme il est écrit dans l’article de Denis Collin, paru sur le site « La Sociale » et intitulé : « Bonus des traders, régulation de la finance, moralisation du capitalisme. Avalanche de balivernes dans les médias », Sarkozy ne peut pas changer grand chose à la finance mondiale (et il le sait pertinemment) et d’ailleurs en a-t-il réellement la volonté ? Aussi lorsqu’il demandait poliment au président étatsunien, Barack Obama, d’introduire un peu de régulation et de morale dans les rouages de la finance mondiale (finance et morale, bel oxymore en vérité), la réponse qu’il obtint de ce dernier fut sans équivoque : « il n’est pas question de changer quoi que soit aux règles de la finance mondiale et encore moins de toucher à la liberté d’action des financiers ainsi qu’aux flux financiers » ; le reste n’est que moulinets et ronds de jambe, du verbiage électoraliste, grande spécialité de notre monarque républicain.
Ensuite, ce scrutin est à deux tours (il fait le forcing pour en changer les règles à son avantage bien entendu), n’en déplaise au monarque républicain et à son "politologue" favori, et ce n’est pas avec un coup de bluff éculé qu’ils pourront tromper bien longtemps nos braves concitoyens(nes). D’autre part, et pour en finir avec les manœuvres pré-électorales, les "combinaisons" vont bon train dans l’opposition, et il en ressortira, des alliances circonstancielles certes, mais qui vont faire mal, très mal au score problématique du monarque républicain. D’autant qu’il n’a aucune réserve de voix (d’où le coup de bluff au premier tour : « une droite partant au combat renforcée (un leurre) et unie (un comble !) ») et il sait que l’opposition peut lui faire mal, très mal…
Sun Tze : « l’art de la guerre n’est que tromperie », et on pourrait ajouter « à condition que les ficelles ne soient pas trop grosses ! », ainsi que : « à force de tirer sur la ficelle elle se casse ! »
NOTES
(1) que l’on peut facilement opposer au terrorisme d’État ; terrorisme que les États-Unis et leur allié à tout faire, Israël, pratiquent depuis des siècles pour les premiers et des dizaines d’années pour le second, d’abord au nom d’un fallacieux prétexte religieux, et par la suite d’autres prétextes plus faux les uns que les autres… Ces deux pays ont un fondement commun majeur, ils ont été édifié sur des terres conquises à coup d’expulsions et d’exactions diverses, chassant et massacrant les peuples originaires des pays qu’ils avaient décidé d’occuper. À ce jour, aucune nation ou organisation n’a réagit efficacement pour stopper de telles pratiques criminelles ; les États-Unis continuent d’approvisionner massivement en armes les Israéliens, armes que ces derniers utilisent quasiment quotidiennement à l’encontre des pays voisins et tout particulièrement contre le peuple Palestinien, au nom d’un droit auto-proclamé de défense d’un territoire extensible (au gré des diktats israéliens) et qu’ils imposent à leurs voisins ; la France par le passé avait fourni aux autorités israéliennes les moyens de fabriquer l’arme nucléaire ; elle aura une part de responsabilités importante quand Israël décidera unilatéralement d’utiliser ses armes nucléaires ; dans le contexte de déliquescence internationale généralisée actuelle, cette hypothèse ne manquera pas de se produire.
Ce sera plus tôt que prévu initialement ; leur folie meurtrière serait même admise et acceptée (voir encouragée par certains membres du gouvernement) par les « six grands européens » qui ont envoyé à Israël un message positif via leurs directeurs politiques de leurs ministères des affaires étrangères. Deux à trois mois, c’est le temps que leur laisserait les Israéliens avant de passer à l’action, avant de bombarder massivement l’Iran. Il semblerait que cette fois, l’affaire ne sera pas aussi aisée pour l’Etat sioniste que lors du massacre de Palestiniens ou lors de l’invasion du Liban ; de gros nuages risquent de s’accumuler et de perturber gravement la suite de ces opérations !
(2) le bourrage d’urnes c’est mondialisé ; dernièrement les élections qui ont eu lieu au Gabon, en Iran etc. sont malheureusement là pour confirmer cette parodie de démocratie ; mais on aurait tort d’accuser les seuls Africains ou Proches-orientaux de telles pratiques, les Européens ne sont pas en reste ! Les référendums bidons (et à répétition en ce qui concerne l’Irlande) auxquels nous avons assisté en Hollande, en Irlande ou en France sont là pour l’attester. Sarkozy, en grand "démocrate" qu’il affirme être, c’est assis sur les résultats du vote populaire, et en ce qui concerne la prochaine échéance électorale pour l’élection présidentielle de 2012, il serait réélu sans aucune difficulté. Un comble !
(3) se référer aux déclarations de Sarkozy sur le sujet, quand il envisage froidement sa très probable "réinsertion" dans le secteur privé, affirmant péremptoirement qu’il n’aurait aucune difficulté pour se recaser après avoir accompli ses "prestations politiques" : « la politique ce n’est pas tout dans la vie, et je n’aurai aucun mal de poursuivre une carrière dans le privé ! » ; c’est au sein de structures financières (banques, assurances, organismes financiers etc.) qu’il case systématiquement tous les membres de son clan. Comment le peuple a-t-il pu se laisser berner par un malotru aussi cupide ? Si nous voulons vérifier que cette collusion entre le personnel politique (y compris le monarque républicain actuel) et les puissances d’argent est effectivement réelle, il nous faudra observer attentivement le parcours de Sarkozy après ses "prestations politiques".
(4) la démocratie telle que la déclinait les Grecs anciens, et qui n’a plus rien à voir avec cet ersatz de "démocratie" (démocratie économique), que les filous qui nous gouvernent présente comme la panacée et qui n’est qu’un pis-aller.
(5) cela n’aura évidemment qu’un temps, gare à l’après mandat présidentiel qui pourrait être beaucoup plus court que celui escompté (un mandat ça va, deux mandats bonjour les dégâts !) ; Sarkozy, la réalité fini toujours par triompher !