Réformer les procédures pour « lutter contre le contrôle au faciès » : c’était l’engagement nº 30 du candidat François Hollande. Il vient d’être sérieusement écarté par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, qui annonçait mercredi 19 septembre devant l’école militaire son renoncement aux récépissés de contrôle d’identité. Jeudi 20 septembre, 8 associations du secteur de la justice [1] regrettent d’une même voix cette volte-face sur un « engagement essentiel (…) à haute portée symbolique ».
Communiqué commun : « Le scepticisme de Manuel Valls pour réformer les contrôles d’identité est déplorable »
Elles militent pour « une réforme globale est nécessaire », impliquant notamment une modification du Code de procédure pénale et l’instauration d’un « suivi des contrôles par les superviseurs et cadres policiers ». Les relations entre citoyens et forces de l’ordre doivent être améliorées grâce à des « rencontres régulières » et une amélioration de la formation des agents.

