« Il est normal que des gens puissent s’enrichir beaucoup s’ils ont pris le risque de créer une entreprise, s’ils ont eu une super bonne idée, s’ils ont su la faire fructifier et s’ils ont créé des emplois. » Quel représentant du patronat s’exprime ainsi ? Fleur Pellerin, la ministre déléguée aux PME et… à l’innovation. Et pour innover, cette jeune pousse innove : officiellement, elle est socialiste, mais déplore dans le même entretien au Parisien (14 octobre) que subsiste dans notre pays « un petit problème avec l’argent peut-être lié à la culture judéo-chrétienne » et « sans doute aussi un problème avec la réussite ». D’ailleurs, elle « ne croit pas à la lutte des classes », « dans les PME », précise-t-elle. Tous les patrons qu’elle y rencontre « sont en osmose avec leurs salariés »… Raisons pour lesquelles Mme Pellerin protège ces si gentils « pigeons » de la rapacité du fisc.


