Le sociologue Didier Eribon, auteur d’un ouvrage sur son héritage ouvrier*, nous livre sa vision d’une culture et d’un mouvement auxquels la gauche a tourné le dos, au nom de la « modernisation ».
Politis : Quelles étaient les grandes caractéristiques de la culture ouvrière ?
Didier Eribon : J’ai sans doute une vision particulière, dans la mesure où ma famille était très marquée par l’influence du Parti communiste. Ce que je peux dire ne serait pas vrai pour une famille ouvrière gaulliste. En (...)