Sans surprise : alors que Sarkozy vient de défendre avec vigueur la prolongation de la centrale de Fessenheim, la commission « Énergie 2050 », mise en place par Éric Besson en septembre dernier pour préparer les investissements futurs, conclut que la solution la moins chère pour l’économie du pays sera de prolonger nos vieilles centrales. Le gouvernement n’en finit pas de servir un radotage consistant à faire gober aux Français que les problèmes d’énergie du pays sont réduits à la défense du patrimoine nucléaire tricolore (qui ne représente pourtant que 17 % de la consommation d’énergie totale). À un mois de l’anniversaire de Fukushima, il semble n’exister pour le gouvernement qu’un seul critère d’arbitrage dans le nucléaire : la comptabilité d’apothicaire.



