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Par Claude-Marie Vadrot - 8 avril 2011

Le printemps des écologistes : la candidature de Nicolas Hulot

La candidature de Nicolas Hulot peut être une chance, non pas pour les écologistes, mais, ce qui est beaucoup plus important, pour l’écologie. Quels que soient les reproches qu’il est possible de lui faire sur le passé, son présent, le lien qu’il fait entre le social et l’écologie ainsi que sa claire prise de position sur le nucléaire plaident en sa faveur. Je n’en suis que plus à l’aise pour dire cela que j’ai écrit ici, et dans Libération en 2007, à quel point je ne le croyais ni taillé ni armé pour mener une campagne politique abordant aussi les questions sociales et économiques. Il est toujours possible d’apprendre, ses récentes évolutions, notamment à travers son film, Le syndrome du Titanic , le prouvent amplement. Il a changé et a ajouté des analyses aux constatations qu’il filme et raconte depuis des années. Après avoir été le « journaliste » de la beauté et de la destruction de la planète, il en est désormais le commentateur averti.

Je fais partie de ceux qui auraient préféré, évidemment, que Cécile Duflot soit la porte parole de l’écologie dans cette campagne de 2012 car sa vie familiale, sa vie personnelle, son insertion dans la réalité sociale et la réalité de la vie des salariés, plaidaient en faveur de cette solution. Mais elle ne le veut pas, épuisée d’avoir à se partager entre sa vie personnelle, ses quatre enfants dont le dernier n’a que deux ans et la vie politique. On peut à la fois le comprendre et le regretter, d’autant plus qu’elle incarne une nouvelle génération d’écolos, celle qui doit prendre la relève pour une écologie plus populaire.

La candidature de Nicolas Hulot offre au moins deux avantages.

D’abord elle met en avant un homme qui n’a pas besoin d’expliquer qui il est, ni de se faire connaître ni de convaincre qu’il maîtrise parfaitement les dossiers qu’il devra évoquer. Qu’il s’agisse de l’affaiblissement de la biodiversité, de la nécessité d’une autre croissance, de l’épuisement des ressources, des pollutions et des destructions entraînées par une mondialisation sauvage. Même si cette dernière expression n’est qu’un triste pléonasme. Bien sur, il devra les relier aux questions sociales, mais il est permis de penser que son entourage saura lui rappeler et l’aider pour rendre crédible aux yeux du plus grand nombre le combat qu’il incarne. On pourra lui jeter à la figure sa collaboration avec TF1 et bien d’autres compagnonnages délicats. Mais, que ceux qui n’ont jamais pêché lui jettent la première pierre...

Ensuite, la candidature de Nicolas Hulot aura ou aurait, rien n’est encore joué chez les écolos, l’immense avantage de remettre en cause celle d’Eva Joly conçue par des professionnels de la communication et lancée l’été dernier comme une de ces savonnettes vantées par TF1 et reprochées à Hulot. Eva Joly possède toutes les qualités possibles et imaginables sauf d’être crédible, convaincante et intelligible quand elle parle d’écologie et des maux de la planète. Son succès comme magistrat pourfendant les escrocs et les artistes du CAC 40, ne vaut pas brevet d’écologiste et son intégrité ne peut pas combler cette grave lacune. Elle n’a rien à voir avec l’écologie, elle n’est que l’idée, qu’ils croient géniale, que se font des apprentis sorciers de la com’ pensant que pour gagner et convaincre il faut simplement surprendre.

Et puis, soyons honnête jusqu’au bout : il ne s’agit pas (pas encore) pour les écologistes d’accéder à la présidence de la République. Mais, plus simplement et plus efficacement, d’entraîner l’adhésion à un autre développement, à un autre monde (possible), d’une partie plus importante de la population.

Au moment où nous déplorons la disparition du journaliste Jean Carlier qui fut l’un des pionniers de l’écologie politique au début des années 70 après avoir, lui aussi, vécu une véritable mue idéologique, la perspective de la candidature de Nicolas Hulot prouve que l’on peut changer et cesser d’être un chroniqueur d’un monde ancien pour convaincre l’opinion publique qu’il faut désormais le changer.

Commenter (114)

Commentaires de forum
  • Gilbert Duroux 9 avril 2011 à 03:31

    La candidature d’Hulot, c’est la mort de l’écologie politique. Vous pouvez dire tout ce que vous voulez, M. Vadrot, sur sa supposée conversion, il peut être entouré de tous les anciens gauchistes que vous voulez (ce qui n’est pas une garantie, les trotskystes ayant essaimé un peu partout), ce type n’a jamais été à gauche, ne s’est jamais mobilisé sur n’importe quelle question de droits sociaux que ce soit. Le dernier homme politique qu’il a conseillé, c’était Sarkozy.
    Hulot et son camarade Arthus-Bertrand sont deux éco-tartuffesdont le rôle est de repeindre en vert les industries qui veulent se faire une image écolo. Et ils sont payés très, très chers pour ça par EDT, AREVA, Bouygues, TF1 et Cie.

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  • Papypeinard 9 avril 2011 à 04:26

    La moquette devait être bonne pour rédiger un pareil article, Hulot un écologiste, waaaf, waaaf.

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  • Claude-Marie Vadrot 9 avril 2011 à 09:12

    Toujours la même rengaine et le même mélange d’informations biaisées. Sans lecture attentive, sans discussion.
    Le gauchisme est décidément devenue la maladie infantile de l’écologie.

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  • Claude-Marie Vadrot 9 avril 2011 à 09:15

    J’ignorais que waaf, waaf était un argument...

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  • Papypeinard 9 avril 2011 à 09:56

    Waaf Waaf n’est pas un argument, c’est simplement le rire ironique qui me vient quand je lis que Nicolas Hulot est un écologiste. Comme arguments je vous renvoie tout simplement à l’excellent ouvrage que viens de rédiger Fabrice Nicolino "Qui à tué l’écologie" (Editeur LLL).

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  • Claude-Marie Vadrot 9 avril 2011 à 11:28

    A la question posée par ce livre que j’ai lu, la réponse est simple : Fabrice Nicolino, qui écrivit de bons livres, fait désormais partie des assassins.

    Quand à l’écologie radicale qu’il prône, je ne pense pas qu’elle séduira (et je suis optimiste) plus de 1% des Français. Parler, ou écrire, dans le désert est certainement très satisfaisant pour l’ego, mais cela ne fait pas avancer la prise de conscience des citoyens et des politiques.

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  • wuwei 9 avril 2011 à 11:37

    De toute façon il s’est définitivement disqualifié (avec tous les autres tartuffes) pour parler d’écologie depuis le jour où il s’est vautré dans le Grenelle sarkosiste. Heureusement, il ne fait guère plus illusion encore que chez les bobos friqués qui consomment du bio et de l’équitable à Monoprix et chez les copains de Cohen Bendit qui cherchent à travers sa candidature un éventuel strapontin dans un gouvernement P"S". Alors quand on voit ce qu’il en ait du programme des "socialistes" on se dit que l’écologie n’est bien qu’un prétexte à ratisser large dans ce qu’il reste encore de votants.

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  • wuwei 9 avril 2011 à 11:41

    Désolé mais les assassins de l’écologie ce sont les "grenello-compatibles", les adorateurs du marché de EELV, ceux qui se sont compromis avec les transnationales en acceptant leurs subsides et des postes dans des administrations, etc...toutes choses magnifiquement démontrées dans le dernier livre de Fabrice Nicolino qui fait parti des plus intéressants qu’il ait écrit.

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  • Claude-Marie Vadrot 9 avril 2011 à 11:58

    Il ne faut pas croire tout ce qu’écrit Fabrice Nicolino, faites un peu preuve d’esprit critique. Mais, de toute façon, sur ce ton là, sur le ton d’un policier de l’écologie, ce n’est pas comme cela qu’il sauvera la planète.

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  • madame soleil 9 avril 2011 à 14:38

    Peut-on oser dire que l’écologie politique permet de poser certaines bases pour un autre type de société que celle qui se vautre dans la consommation et le productivisme ? Si oui, Hulot n’est pas le meilleur candidat ni Joly la meilleure ! Moralité, les écologistes se sont laissés enfermés dans une logique apolitique qui les conduira dans l’impasse et une énième crise identitaire.

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  • Claude-Marie Vadrot 9 avril 2011 à 14:59

    Non, je ne crois pas que les Verts soient dans l’apolitisme.

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  • Claude-Marie Vadrot 9 avril 2011 à 15:04

    La différence essentielle entre vous et moi, c’est que je ne me complais pas dans l’insulte et dans les amalgames.

    Lesquels n’appellent pas de réponse. Je vous laisse dans votre écologie radicale dont les diverses expressions ne sont pas à même de convaincre plus de Français qu’il faut changer de société.

    D’ailleurs, si vous aviez raison, mon article n’aurait pas été consulté par 400 personnes avec seulement quatre messages d’insultes.

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  • 9 avril 2011 à 16:13

    bonjour , à la fois lecteur plus qu ’occasionnel de POLITIS (en format journal et sur internet sans etre abonné) et paysan-éleveur en bio qui "lutte" quotidiennement avec le réél (et avec enthousiasme puisque "ceux qui vivent sont ceux qui luttent" Hugo, non ? ) ,je suis consterné de voir les camarades écolos s’ écharper avec une telle énergie (qu’il faut par ailleurs économiser) dans les colonnes de ce journal.
    Il n’ est pas délirant ni injurieux d’ affirmer que le Grenelle, porté par Hulot entre autres, et ses piètres résultats ,nous a été fort préjudiciable sur le terrain ; ce sommet est devenu l’ étalon-or de la norme écologique ,renvoyant dans le camp des "jamais-contents"ou "écologistes radicaux" tous ceux qui tentent de démasquer le greenwashing qui a fini par gagner le monde agricole (agri raisonnée, agri HQE ...)
    Je crains juste que toutes ces histoires de Grenelle et de candidature Hulot ne déplacent le curseur de l’ écologie vers la droite ,et plus grave encore vers le moins " faisant écologique" (l’ un étant la conséquence de l’autre,non ?)
    Je ne suis pas gauchiste, je n’ ai pas lu Nicolino , je ne peux dire si ma démarche est bonne pour les écologistes ou pour l’ écologie , j’ suis un paysan, trés terre à terre donc, qui fait l’ amer constat des dégats que provoquent ce fichu Grenelle et cette écologie médiatique dans la tete et le comportement de mon milieu professionnel !!!
    Après, si M. Vadrot me dit que l’ écologie y gagnera avec une candidature Hulot , pourquoi pas ... SINCERES SALUTATIONS

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  • Tonton Volant 9 avril 2011 à 16:15

    Nicolas Hulot, je le classe plutôt comme « Hélicolo », comme Y. Bertrand, vu d’en haut, cela fait de belles images dans le poste.
    Il suffit de voir quels sont ses partenaires : Bouygues, le béton (très écolo ! ), l’Oréal (au parfum exotique !), EDF (nucléaire, les déchets entr’autres sont très bons pour l’environnement, quant aux rayonnements, voir Tchernobyl - parait même que la végétation se porte bien là-bas - et le Japon ... ), et j’en oublie.

    Bon, j’arrête, c’est inutile de poursuivre...

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  • cultive ton jardin 9 avril 2011 à 16:26

    "A la question posée par ce livre que j’ai lu, la réponse est simple : Fabrice Nicolino, qui écrivit de bons livres, fait désormais partie des assassins."

    Ah ben... celle là... c’est la meilleure (ou plutôt, bien sûr, la pire !). Et dire que je viens de recevoir une relance de POLITIS me demandant pourquoi je n’ai pas jugé bon de renouveler mon abonnement. J’ai lu d’un bout à l’autre, passionnée et révoltée, le bouquin de Nicolino que vous caricaturez si honteusement.

    Selon vous, il faudrait monter dans le train Hulot sans se demander ni où il va ni qui est aux manettes ? Et Nicolino serait criminel de seulement nous inciter à nous poser ces deux questions vitales ?

    Ma foi, je crois que je ne me donnerai plus la peine ni de commenter ni de lire ce blog.

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  • ecureuil 9 avril 2011 à 16:53

    Tout ce que dit Nicolino dans son livre est vrai et verifiable et,tout le monde le sait,je suis de ceux qui écrivent dans des journaux et dénoncent cet attrappe gogo néfaste et mortifére des collaborationistes pseudos ecolos dont vous êtes,pourquoi niez vous la réalité,assassin,c’est trop fort ,insultez le ainsi ne vous hausse pas,vous nous faites tous pitié,fini politis là trop c’est trop,ce que vous dites est insultant pour Fabrice et idiot.

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  • Claude-Marie Vadrot 9 avril 2011 à 17:10

    Merci pour votre message qui vient d’où je préfère : le terrain.

    Ce dont je suis certain c’est que dans le domaine qui m’importe, sur le bio et sur tout le reste, l’écologie ne peut pas y perdre avec Nicolas Hulot.

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  • Claude-Marie Vadrot 9 avril 2011 à 17:17

    Dommage, la discussion sans insultes ni imprécations est toujours féconde. Quand aux informations "vérifiées" qu’évoque un de mes contradicteurs, c’est vraiment beaucoup s’avancer. Et de toutes façons, les militants qui se donnent du mal et prennent des risques sur le terrain, ils se moquent pas mal des origines allégués de leurs associations...

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  • Claude-Marie Vadrot 9 avril 2011 à 17:19

    Dans quels journaux écrit mon contradicteur ? Où a-t-il été enquêté et vérifié ?

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  • madame soleil 9 avril 2011 à 18:32

    Point n’est besoin de se désabonner ou de ne pas reprendre son abonnement à Politis si l’on est pas d’accord avec claude-marie, il ne représente pas à lui seul cet heddo qui, s’il disparaissait serait une catastrophe politique.

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  • Claude-Marie Vadrot 9 avril 2011 à 19:28

    Madame Soleil a vu juste : je ne suis que l’un des journalistes de Politis, hebdo effectivement essentiel qui exprime aussi une diversité d’une autre gauche.

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  • Gilbert Duroux 9 avril 2011 à 19:49

    "Politis, hebdo effectivement essentiel qui exprime aussi une diversité d’une autre gauche".

    OK pour la diversité, mais quelle drôle d’autre gauche représentez-vous en soutenant un type maqué avec les multinationales les plus pollueuses, qui n’a jamais manifesté pour défendre les droits sociaux et qu’on n’a même jamais entendu sur le sujet (alors qu’il a table ouverte dans tous les grands médias) ?
    Avant Fukushima il était pour le nucléaire, la volte est un peu trop rapide pour être convaincante.

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  • dominique foing 9 avril 2011 à 20:41

    Cher confrère,

    Je lis que "vous ne vous complaisez pas dans les insultes" : traiter "d’assassin", ni plus ni moins, un auteur qui n’a pour seul tort que d’avoir réalisé une enquête sérieuse qui, sans vous mettre en cause personnellement, développe une thèse qui vous déplaît, comment, bigre, cela s’appelle-t-il ? Dois-je alerter le responsable éditorial Web de ce site qui a l’air de s’être endormi ?

    J’avais eu de forts doutes sur vos convictions lorsque, président des JNE (Journalistes Ecrivains pour la Nature et l’Environnement), vous aviez tenté -sans succès heureusement- d’y accueillir des représentants de la presse cynégétique (chasseurs).

    Aujourd’hui, la tournure de vos propos me navre et j’y vois un cas d’école : comment ruiner en quelques coups de plume une crédibilité patiemment acquise sur le terrain durant plusieurs décennies...
    L’écologie vient de perdre un des siens.

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  • Claude-Marie Vadrot 9 avril 2011 à 20:58

    Il s’agissait d’un journaliste chasseur, le seul qui s’opposait et s’oppose toujours aux viandards qui dirigent la plupart des Fédérations départementales de chasse. Quelques confrères naturalistes (alors que le journaliste en question avait été admis démocratiquement par un vote) ont fait preuve de sectarisme. Le même que l’on retrouve dans le livre de Fabrice Nicolino.

    A part cela, je crois que vous n’avez pas lu mon papier très attentivement. Mais vous n’êtes pas le seul...

    Le sectarisme a la vie dure chez les écologistes.

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  • Carlotte 9 avril 2011 à 22:40

    Comme un cheveu sur la soupe. Il devrait se présenter plutôt avec COPE.

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  • Claude-Marie Vadrot 9 avril 2011 à 22:48

    Vous ne devez pas lire et écouter très attentivement Jean-François Copé...

    Il faut aussi être attentif à ses adversaires.

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  • Tonton Volant 10 avril 2011 à 10:48

    Souscripteur de la première heure, je vous conseille, M. Vadrot, d’aller lire ce qu’en dit Bernard Langlois à propos du lapsus "Sarkhulot" dans son billet de jeudi 7 dernier et ainsi que le n° de cette semaine sur la "gauche de droite" !!!
    Il ne suffit pas de s’afficher en chapeau de paille avec le sous-commandant Marcos pour passer pour un « progressiste ». L’écologie n’a jamais été "Sarkhulot" compatible, c’est bon pour le Point.
    Bon, j’arrête là, cela m’irrite.
    Salut !

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  • Claude-Marie Vadrot 10 avril 2011 à 12:35

    1° je ne cherche pas à passer pour un progressiste, je le suis depuis 40 ans. Ce qui explique que Marcos m’ait reçu, nous avions pas mal de souvenir en commun.

    2° Il ne faut jamais s’irriter ni surtout écrire n’importe quoi, cela n’apporte rien. La discussion n’a de sens que lorsqu’elle évite raccourcis et amalgames. Mais je sais aussi qu’il s’agit d’une marque indélébile d’une partie de l’extrême gauche.

    3° Que mon vieil ami Langlois ne soit pas de mon avis (ou le contraire) prouve simplement le pluralisme à gauche de la gauche de Politis. Il y a Politis des gens qui détestent ce livre pour les mêmes raisons que moi, des gens qui sont un peu plus indulgents et d’autres qui pensent pire que moi.

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  • Jacques C 10 avril 2011 à 15:57

    Ceux qui reprochent à Claude-Marie Vadrot d’avoir traité Nicolino d’assassin sortent éhontément la phrase de son contexte.

    En effet, c’est en référence au rappel du titre "Qui a tué l’écologie" que Vadrot dit de Nicolino qu’il est lui-même l’un des assassins ! Autrement dit, il ne fait que retourner à Nicolino la propre formule de ce dernier. Ceux qui fustigent Vadrot pour une prétendue insulte se retrouvent donc en fin de compte à fustiger ... Nicolino, inventeur de ladite insulte.

    Plus généralement, quel tristesse de voir certains écolos s’ériger en juge suprême de l’écologie, et décider qu’untel serait un traitre. Il est bien dommage de voir Nicolino agir ainsi. Qu’on ait des désaccords avec certains, OK (et j’en ai d’importants avec ceux que Nicolino égratigne). Mais de là à les traiter d’assassins de l’écologie... Pfff. De ce fait, Claude-Marie Vadrot a bien raison de retourner le compliment à Nicolino : ce sont d’abord ceux qui s’attaquent aux autres écolos qui tuent l’écologie. Bon sang, nous avons des adversaires communs : Sarko, Areva, Total, la FNSEA, etc. Battons-nous contre eux, et pas entre nous !

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  • Claude-Marie Vadrot 10 avril 2011 à 16:11

    D’accord avec Jacques Caplat : quelles que soient nos divergences sur les stratégies et les origines lointaines, nous ramons tous dans le même sens. Il est inutile et dangereux de s’en prendre aux associations et à leurs militants, il est préférable de s’en prendre à ceux qui, à gauche comme à droite croient toujours (ou font semblant de croire) que nous pouvons sans risque poursuivre les destructions.

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  • Gilbert Duroux 10 avril 2011 à 17:33

    Ben voyons ! Embrassons-nous Folleville. Nicolino, qui a participé en bonne place au Grenelle de l’environnement, est sans doute mal placé pour jouer les ayatollahs. Mais quand on voit le parcours professionnel d’un Bruno Rebelle, ancien n° 2 de Greenpeace, par exemple,il y a de quoi se poser des questions. Ce type a fait son beurre professionnellement en surfant sur la défense de l’environnement. Après avoir quitté "vétérinaires sans frontières" (au moment de la vache folle), il conseille Ségolène Royal le temps d’une élection et quitte le PS dans la foulée. Aujourd’hui, à la tête d’une boîte de consultants, il s’appuie sur son expérience et ses réseaux pour se mettre au service d’entreprises comme MacDonald, Carrefour ou Veolia.
    Votre complaisance à l’égard de tels individus est suspecte. Il faudrait fermer sa gueule pour se focaliser sur les vrais adversaires ? Mais qui sont les adversaires les plus vicieux ? Ceux dont on sait ce qu’ils pensent, qui sont clairement du côté de la droite et des pollueurs et qu’on combat franchement, frontalement... ou les faux amis qui trahissent les combats des écologistes pour faire du business ou participer au greenwashing ?

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  • JLB 10 avril 2011 à 17:36

    Survolé les commentaires de cette chronique de CMV, quel salmigondis d’intolérance, de réactions inappropriées, sans recul. Les tripes à l’air. Et le cerveau là-dedans ?
    La destruction méthodique de la planète a de beaux jours devant elle.
    Très sceptique sur Hulot au départ, je pense qu’aujourd’hui son engagement est profondément sincère.Eva Joly, que je respecte par ailleurs, n’est pas audible sur le plan écologique.C’est un domaine qui lui est étranger, ça se sent. Le but étant de faire encore avancer les choses et vite, non ?
    Mais c’est vrai CM que traiter Niccolino "d’assassin" me semble un peu difficile à lire...

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  • Claude-Marie Vadrot 10 avril 2011 à 17:51

    Je n’ai pas traité Fabrice Nicolino "d’assassin" : quand il demande qui a tué l’écologie,

    je réponds simplement qu’il fait (désormais, pas dans ses précédents livres) partie de ceux qui participent à l’assassinat des écologistes. Quels que soient leurs choix, ils ne méritent par ce livre réquisitoire contre eux et leurs associations. Nous avons besoin que des jeunes s’engagent. Dans les associations de leur choix.

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  • JLB 10 avril 2011 à 18:22

    J’avais bien apprécié ses livres et combats précédents, mais je n’ai pas lu son dernier.

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  • cp 10 avril 2011 à 18:28

    ...Et je passe sur le lourdage du gendre à Bové de "Sortir du Nucléaire" ! Sans doute son corps doit-il se trouver à la Hague, vitrifié dans un tonneau, tout prêt à être balancé en douce dans la Manche, avec un petit mot vengeur écrit au feutre dessus, par Anne Lauvergeon...

    (Aucun rapport avec la choucroute, mais c’est juste pour rajouter à la torride querelle, comme ça en passant, histoire de compléter la parano ambiante...)

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  • Claude-Marie Vadrot 10 avril 2011 à 18:47

    Le gendre en question est candidat à la primaire des écologistes.

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  • ecureuil 10 avril 2011 à 19:14

    mais c’est vous qui tuez les ecolos ,les vrais,marre,je me désabonne ,et Nicolino n’a jamais participé au grenelle,il dit la vérité,la vérité vraie,tout verifié,dans son livre,alors pourquoi vous acharnez vous a défendre votre attitude consensuelle et néfaste,dans les instances,et les assoces regardent qui les financent et de près,le prix de la liberté,et si on avait pas sauvé votre canard a coup de million d’euro,dont je suis,le million d’euro ,nous les écolos ,et au journalisme écologiste que vous n’êtes pas decidement,et Lhomme se présente, il a le droit,et merde a la fin, la democratie ca existe encore,défendre les lobbies et ces foutues ONG que je connais trop bien,intenable par les temps qui courent,intenable,vous êtes pire que les lobbies qui financent les flingueurs des ecologistes,et du coté du manche et obeissant.
    Vous insultez Nicolino et c’est inadmissible,bête et desinformation bat son plein.je le signale,point.

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  • Claude-Marie Vadrot 10 avril 2011 à 19:32

    Par définition, ce qui est excessif est insignifiant...

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  • Gilbert Duroux 10 avril 2011 à 22:19

    "Par définition, ce qui est excessif est insignifiant..."

    Oui, oui... et ce qui est insignifiant (comme ce Nicolas Culot), c’est toujours de trop.

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  • cp 11 avril 2011 à 00:04

    Si j’ai évoqué Stéphane Lhomme plus haut c’est que dans l’émission « Ligne Jaune » produite par le site « Arrêt du Image », était invité monsieur Nicolino, mais aussi une jeune dame, aussi renfrognée que vindicative, qui représentait « Sortir du Nucléaire »

    Ce qui m’a fait rire c’est quand l’animateur Birenbaum lui demanda pourquoi Stéphane Lhomme avait, il y a peu, été éjecté de l’association. Là, la dame se referma comme une moule, arguant qu’elle n’était pas là pour répondre à ce genre de question. Circulez, y a rien à voir…

    Pour une association qui passe son temps à faire des procès en « transparence » à l’ « ennemi », cette sèche réaction de bivalve lamellibranche outragé constitue un plaisir de fin gourmet !

    Nous exigeons de vous une limpidité cristalline, mais nous, on touille notre petit rata sur notre petit réchaud, à l’abri des regards curieux…

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  • Claude-Marie Vadrot 11 avril 2011 à 09:29

    Il y a un an environ, les journalistes plus ou moins spécialisés ont été sommés de prendre partie dans les querelles internes de Sortir du Nucléaire

    . Nous avons enquêté et nous avons les uns et les autres constaté qu’il ne s’agissait, comme souvent dans le milieu associatif (ou autre, d’ailleurs) que de querelles d’ego. Donc, aucun intérêt : j’ai fait un papier pour l’expliquer, pour dire que nous n’avions pas à prendre partie et qu’il était regrettable qu’une association plutôt faible s’offre un tel luxe. Evidement ceux qui ont "gagné" n’aiment pas en parler. Mais il faut aussi dire que Sortir du Nucléaire n’est pas ce que j’appellerais une "grande association", qu’il s’agisse de l’ancienne comme de la nouvelle.

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  • rOSSIGNOL 11 avril 2011 à 22:20

    Merci pour cet article ! Et à lire les commentaires, on ne peut que constater que le sectarisme et la haine seront toujours au coeur de personnes qui osent se dire "de gauche" et que la non violence n’est pas encore devenue une vertu très partagée

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  • Claude-Marie Vadrot 11 avril 2011 à 23:15

    Et merci pour votre commentaire.

    Je suis effectivement trés surpris. Non pas que l’on ne soit pas de mon avis, mais que l’injure ne soit souvent que le seul argument.

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  • xf_admin 12 avril 2011 à 10:15

    Bonjour,

    Nous rappelons à toutes et à tous que les échanges sur les forums de Politis sont placés sous le signe du respect d’autrui et de la bonne intelligence, y compris quand les avis sont tranchés et les opinions diverses. Dans le cas contraire, nous serions contraints de fermer cet espace de discussion. Merci de votre compréhension.

    Amicalement,

    Xavier Frison
    http://www.politis.fr

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  • Gilbert Duroux 12 avril 2011 à 13:02

    Drôle de conception du débat. Pour ma part, je vois que la seule insulte à l’intelligence, c’est de prendre les lecteurs de Politis pour des benêts. Parce qu’il ne suffit pas qu’un éminent journaliste de Politis prenne parti pour l’éco-tartuffe Hulot, porte voix des multinationales et adepte du greenwashing, pour que ces lecteurs soient convaincus. La preuve par les réactions indignées.
    Je remarque au passage que M. Vadrot, à court d’arguments, en appelle à la censure sous prétexte d’injures (lesquelles ?) et qu’aussitôt l’administrateur vole à son secours en menaçant de fermer les commentaires.
    Politis est en train de complètement se discréditer.

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  • Claude-Marie Vadrot 12 avril 2011 à 13:13

    Ni moi ni les responsable du site (responsable éditorial et aussi du point de vue pénal) n’appelons à la censure. Nous souhaitons l’un et l’autre que le débat reste courtois, arguments contre arguments : sans injure et sans diffamation. Et Xavier Frison n’a fait que rappeler la règle du jeu.

    D’autre part, s’agissant de la candidature de Nicolas Hulot, je ne cherche pas à "convaincre". Comme journaliste (et aussi militant) j’exprime un point de vue. Et je rappelle, à propos de Fabrice Nicolino, qu’il n’est pas mentionné dans cet article et que seuls quelques contradicteurs, sur un millier de lecteurs (à ce jour), ont éprouvé le besoin d’évoquer son dernier livre.

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  • Sébastien Fontenelle 12 avril 2011 à 15:06

    Je vous demande de vous arrêter.

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  • Gilbert Duroux 12 avril 2011 à 15:40

    Mais oui, Seb. Tu veux pas, en attendant, nous faire un portrait bien senti de l’éco-tartuffe ? Histoire qu’on puisse voir que tout le monde à Politis ne partage pas le soutien de Vadrot.
    Sinon, le prochain appel à souscription pour sauver Politis devra s’adresser aux lecteurs du Figaro et aux téléspectateurs de TF1.

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  • Sébastien Fontenelle 12 avril 2011 à 16:26

    @ Gilbert Duroux : je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler ?

    Quant à moi, j’ai lu, pas plus tard, qu’avant-hier, dans Le Journal du dimanche (où l’on ne le hait point), que Nicolas Hulot avait fait le choix d’annoncer sa candidature depuis chez les pauvres de nos possessions d’outre-périphérique, et que c’était grosso merdo bien la preuve qu’il était proche des vraies (petites) gens, quoi.

    Puis ça disait aussi qu’après sondage auprès de quelques gueux, Eva Joly, les mecs connaissent pas (nous parlons ici, t’auras compris, d’une populace dont par définition la culture générale laisse beaucoup à désirer), alors que Nicolas Hulot, si, Nicolas Hulot, les mecs connaissent : « C’est le gel douche ».

    Et alors mon cher Gilbert, je vous aime bien, mais de grâce, ne venez pas nous dire qu’il y a là de la tartufferie, coupée de gros morceaux de mépris de classe, coupé de larges tranches de foutage de gueule trempées dans une aigre soupe aux communiquant(e)s : ça serait vachement exégré, je trouve.

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  • Sébastien Fontenelle 12 avril 2011 à 16:27

    ça serait vachement exagéré, voulais-je dire - mais mon clavier fourcha.

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  • Gilbert Duroux 12 avril 2011 à 17:54

    Chui convaincu. J’arrête de me laver les dents, pour sauver la planète.
    J’étais un salaud irresponsable, grâce à Nicolas et Yann je prends conscience que c’est à cause de moi que la terre elle est toute pourrite. Euh, rassurez-moi, le gel douche, y-a pas besoin de rincer, n’est-ce pas ? Parce que ce serait dommage de gaspiller l’eau que j’ai économisée pour les dents.

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  • Berjoi 12 avril 2011 à 18:07

    M. Vadrot,
    Hulot est, en ce qui me concerne, plus proche de la droite que de la gauche.
    Certes, son film, "le Syndrome du titanoic" est préférable à "Home" de Y.A.B. mais l’Écologie ne peut-être que de gauche parce que, vu l’état de la planète, sans justice sociale pas d’écologie partagée et pas de justice sociale sans écologie partagée.
    Si vous dites que moins de 1% des électeurs sont pour une écologie radicale alors, dans ce cas, que font les écolos de gauche radicale dans le rassemblement EELV ?

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  • Claude-Marie Vadrot 12 avril 2011 à 18:10

    Je n’ ai pas de réponse à cette question, il faut le demander aux écologistes qui se baptisent "radicaux".

    A part cela, je suis d’accord avec vous, l’écologie ne peut être que de gauche.

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  • Berjoi 12 avril 2011 à 18:17

    un peu de verts rose, un peu de verts orange, un peu de verts rouge, un peu de verts vert ; on mélange le tout et que reste-t-il ? le brouillard !

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  • cp 12 avril 2011 à 18:24

    L’aventure de Hulot pourrait rappeler celle de Reagan qui contrairement aux idées reçues ne fût qu’un acteur de cinéma de second plan, mais est devenu une authentique star de la télé par le biais des sessions publicitaires qu’achetait General Electrique chaque jour, et qui remplissaient les soirées sponsorisées par le géant de l’industrie… Reagan y jouait tout à la fois les animateurs mais interprétait aussi des saynètes, à la Jacques Martin ; ainsi a-t-il conquis le spectateur sur la durée, soir après soir…

    Adieu politique à l’ancienne, avec l’éventuelle sanction de la gestion d’une quotidienneté municipale à base de réunions ennuyeuses et terre à terre, bonjour l’étalage narcissique de sa petite personne, la jouissance de plastronner devant les auditoires les plus vastes, la volupté de l’ubiquité multimédia, à ceci près que de prise de pouvoir, il n’y aura pas, tout juste la gestion du ministère de la parole…

    Déjà Cohn-Bendit et Le Pen ont participé de ce genre d’épopée politique à blanc, avec plein de blablas, des semonces tapageuses, des idées plus ou moins farfelues, que l’on expose avec d’autant plus de convictions qu’on les sait inapliquables.

    Après on peu mettre dans son CV, comme l’inoubliable Louis Ducatel, « Candidat non élu, en 1969, à la présidence de la République », ou comme le regretté Jean Royer, ou bien comme l’illustre Pierre Marcilhacy, bref, la gloire !

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  • Claude-Marie Vadrot 12 avril 2011 à 18:32

    Il y a bien longtemps que la politique s’apparente au "ministère de la parole" : alors, soit on part dans les Cévennes avec quelques moutons ou un troupeau de chèvres, soit on use de la parole pour tenter d’inverser le cours de notre société qui a court vers sa perte...

    Les autruches ne sont pas réputées être des oiseaux très intelligents.

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  • Nicolas 13 avril 2011 à 13:39

    A M. Duroux,

    Il n’est pas fondamentalement étonnant d’aller puiser dans le passé d’un candidat un comportement ou une idée en contradiction avec ses préoccupations du moment. M. Hulot a peut-être flirté avec le lobby nucléaire d’EDF et le spectre du grand capital qu’est TF1. Et alors ? Vous avez vous-même, comme beaucoup d’entre nous, un contrat d’électricité pour mettre en marche votre téléviseur comportant un bouton "1" qui fonctionne, non ?

    De grâce, ne mélangez pas tout. Ne vous abaissez pas au niveau des commentaires que l’on peut lire sur tous les portails qui publient les actualités des autres à défaut de produire les leurs. J’ai ainsi pu lire : "et dans quelle voiture il roule, M. Hulot, hein ?" Comme le vôtre, ce commentaire ne fait rien avancer. Participez intelligemment au débat d’idées qu’il propose dans le cadre de sa candidature, en le contestant de manière constructive si vous le voulez, mais sortez des clichés habituels qu’on nous sert à longueur de journée comme le clivage gauche ou droite. M. Duroux, le monde n’est pas binaire et le seul mérite de Sarkozy est de nous l’avoir prouvé. Voyez la pauvreté du monde politique américain, où tout ce qui n’est ni conservateur ni républicain n’a pas droit de cité...

    La politique est le reflet de la complexité humaine : elle peut-être multiforme et contradictoire et M. Hulot, comme n’importe qui d’autre, y trouve naturellement sa place.

    Bien à vous

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  • JY35 13 avril 2011 à 13:58

    Je crois à la sincérité de Nicolas Hulot et ne le taxerai pas de traitre ou de sous marin de Sarkozy comme l’ont fait certain.

    Néanmoins, la sincérité ne suffit pas. S’il a sans doute pris conscience de l’incompatibilité du système productiviste et de la défense de notre écosystème, et de l’escroquerie du capitalisme vert, sa démarche me semble d’une grande naïveté par les solutions qu’ils proposent.

    Pour moi, le seul qui a un discours cohérent aujourd’hui en articulant la question écologique et la question sociale, n’en déplaise à certains, c’est Mélenchon. Et c’est peut-être bien vers lui que je vais me tourner si EELV continue d’être ce méli-mélo sans aucune cohérence idéologique.

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  • eco.citoyen 13 avril 2011 à 14:32

    vous me faites rire avec cette expression "le grenelle sarkosiste". qui a eu l idée du pacte écologique et de surcroit celui du grenelle. ce n est certainement pas Sarkosy mais belle et bien Nicolas Hulot. allez sur son site et si vous y voyez de la soif de pouvoir et l’envie de s enrichir alors vous devait consulter un psy...

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  • 13 avril 2011 à 15:57

    Et bien sûr pour vous DSK, probable candidat du PS, est bien de gauche et soucieux du petit peuple ?

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  • Madame soleil 13 avril 2011 à 17:36

    Effectivement ma boule de cristal me fait plutôt pencher vers l’option de JY35.

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  • 13 avril 2011 à 19:22

    Voila un commentaire sur la complexité humaine et des événements qui me parait être un des meilleurs que j’ai lu, émergeant dans un fatras d’injures et d’idées reçues.

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  • cp 14 avril 2011 à 06:22

    Enfin bref, on panique, mais comme Hulot et autres arrivent...

    http://www.leparisien.fr/seine-sain...

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  • lagardère 14 avril 2011 à 14:32

    toujours les mêmes commentaires sur Hulot, c’est un peu simpliste pour ne pas dire plus messieurs les révolutionnaires verts.
    M. Vadrot je vous rejoins sur toute la ligne.
    Pour ma part j’ai toujours voté à gauche et je voterai sans restrictions pour M. Hulot si il devait représenter les écologistes en 2012. La gauche n’a pas fait son travail quand elle était au pouvoir 1997/2002 (le cumul des mandats est une plaie pour notre démocratie et la gauche y participe largement)

    Alors Hulot de gauche ou pas ! Laissez moi rire. Les crises économique, sociale, environnementale, alimentaire, énergétique....sont autant de bombes à retardement pour toute la planète. Avons nous encore le droit de faire la fine bouche, nous qui avons déjà beaucoup gaspillé de temps et d’énergie.
    Hulot arrivera peut être à convaincre davantage les non écolos et surtout les jeunes de le rejoindre dans cette campagne et après. C’est avec eux qu’il peut faire la différence sur les autres candidats.
    Dépasser les 10% et beaucoup plus pour sortir des 2, 3 ou 5% habituels, c’est un objectif qui peut être atteint avec Hulot en 2012.

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  • Christian Creseveur 14 avril 2011 à 15:11

  • Rubilski 14 avril 2011 à 15:17

    Les tartuffes sont ici, sur cette plateforme de réactions. Au lieu de vous gausser stupidement sur ses supposés, ou soit disant, parties pris avec les grandes entreprises du CAC 40 ou de sa collusion avec la droite, vous devriez au moins reconnaître que la question écologique, ou bien la survie du genre humain, est réellement sa première préoccupation. A cela je dis bravo M. Hulot ! Combien sont-ils, je parle de nos politiques tous bords confondus, pour avoir réalisé ce triste et implacable constat ?

    De l’article de Mme. Vadrot, je retiendrais surtout une chose qui est que qui peut bien croire que ce pays saura un jour élire un écologiste au poste suprême ? Impossible à moins d’un crack écologique aujourd’hui ou demain. Dans tous les cas, il sera déjà trop tard. Aussi, la candidature de M. Hulot apporte une chose essentielle, celle d’amener la plus grande partie possible de la population vers un changement de nos mentalités de prédateurs et, surtout, nous donner la force de croire qu’un autre monde est encore possible.

    Alors, gardez votre hargne stupide et gratuite pour vos proches et concentrez-vous sur les aspects positifs de ceux qui donnent de leur personne, ou bien taisez-vous !

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  • cp 14 avril 2011 à 15:48

    Le jour ou j’ai vu à sa sortie « Shining », de Kubrick, à la lecture du générique le trouble m’a envahi quand j’ai vu que « Wendy Carlos » avait signé la musique.

    Je me souvenais qu’un certain « Walter Carlos » avait jadis passé au synthétiseur Beethoven pour commettre la bande musicale de « Orange Mécanique ». Etait-ce de la même famille ? Frère et sœur ? Mari et femme ?

    Quelque mois plus tard j’apprenais qu’une opération avait transformé Walter en Wendy ! Quinze ans plus tard une rumeur saisissait le festival de Cannes : Michael Cimino était aussi devenu une femme ! Ce n’était pas vrai.

    C-M.Vadrot sait ce qui lui reste à faire pour sortir d’une certaine ambigüité patronymique assez courante sur ce blog…

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  • geof 14 avril 2011 à 16:04

    D’après les résultats des cantonales de cette année, je ne pense pas que la présentation de Nicolas Hulot aux présidentielles soit vraiment une infamie... continuer sur les mêmes modèles politico-escroc qu’incarnent nos chers partis de la majorité, ca c’est infâme !
    Les gens demandent du renouveaux, des solutions, du travail, pour eux, mais aussi de la part des personnes qui les représentent. Lors de l’intervention de Mr Hulot sur France Inter ce matin, je suis réellement optimiste quand j’écoute sa vision de la fracture sociale et du déséquilibre qui règne en France. Il n’a peut etre pas les mots ni l’image qu’on pourrait se faire d’un homme politique "classique", mais il a des idées, et il saura s’entourer de gens compétents qui ont une vision globale des problèmes actuels afin de les traiter de la manière la plus en adéquation avec le respect de l’environnement et de l’Homme.
    Qui dans le monde politique actuel, autre que lui, a déjà reconnu qu’une économie basée sur la croissance n’est techniquement pas compatible avec des ressources limitées comme elles le sont aujourd’hui ? Parler de ca, c’est remettre tout en cause, et je pense qu’elle est là la solution. Arretez tous de croire qu’on vous ment sur notre avenir si on ne réagit pas. Hulot est encore le seul qui tentera de travailler dans une nouvelle optique de sauvegarde de la planète, et a fortiori de l’être humain (pensez a vos enfants et vos petits enfants...).

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  • Claude-Marie Vadrot 14 avril 2011 à 16:33

    Je partage une grande partie de votre analyse.

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  • Claude-Marie Vadrot 14 avril 2011 à 16:37

    Moi, non et si DSL est présent au second tour, pour la première fois de ma vie, je n’irais pas voter.

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  • Stéphen 14 avril 2011 à 22:18

    Une élection présidentielle, c’est un débat de société mais ce sont aussi des thèmes de campagne que les candidats réussissent à introduire. Nous sommes tous ici conscients des crises écologiques et de l’urgence à agir. A ce jour, hormis Hulot, aucun candidat déclaré ou qui y pense en se rasant... ne souhaite que l’écologie soit au centre des débats. Pire, les candidatures de Sarkozy et Le Pen vont nous amener à subir un débat sur l’immigration, l’insécurité... bref, débats nauséeux.
    Il faudra donc, sans tomber dans le culte de la personnalité, un candidat apte à porter une voix écologique. Mais, le monde médiatique étant ce qu’il est, il faudra aussi que cette personnalité soit considérée comme légitime. D’où l’importance qu’Hulot y aille. Quoi qu’on pense d’Eva Joly (par exemple), elle n’apparaît pas comme légitime et du coup, demeurera inaudible.

    Je reste assez stupéfait (mais pas étonné !) de l’affrontement que nous constatons dans les commentaires entre d’une côté les gauchistes et de l’autre les radicaux. Je pèse mes mots et je vais surprendre les gauchistes (qui se reconnaîtront :) mais je classe Hulot parmi les radicaux. Radicaux au sens "personne qui tient bon sur le contenu mais qui a aussi le soucis de l’efficacité". Les gauchistes ne sont que des radicaux inefficaces. D’où ce besoin de s’agiter perpétuellement sans faire attention à l’image qu’ils peuvent véhiculer. Avoir raison est une bonne chose. Etre tout seul à avoir raison l’est un peu moins...

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  • edulis 14 avril 2011 à 23:59

    Le hasard du surf m’a amené sur ce forum. En fait j’ai lu la déclaration de candidature de Nicolas Hulot, écouté son interview sur France Inter et surfé de liens en liens toujours sur ce même sujet. Je ne suis pas du tout un militant écologiste, je ne connais presque aucun des écologistes cités dans ce forum. Je suis un citoyen moyen sans engagement militant,et un électeur qui votera en 2012. Par contre, je n’ai jamais regardé les émissions de N Hulot (ce n’est pas un acte militant mais simplement un manque d’intérêt).
    En lisant la déclaration de Nicolas Hulot, j’ai été intéressé et plutôt surpris : je ne l’ai pas trouvée très formatée, très communicante. Même surprise en écoutant l’interview : on a plutôt l’impression d’un homme qui réfléchit mais qui a du mal à bien formuler ses idées et surtout à les transformer en formules efficaces. Interrogé par le journaliste, on comprend très bien qu’il ne pense pas avoir le soutien du parti EELV et que pourtant si le principal parti écologiste ne le soutient pas, sa candidature perdra beaucoup de crédibilité auprès des personnes engagées.
    Personnellement, je pense qu’il est nécessaire de s’engager dans une transition vers une société plus soucieuse de l’intérêt général, donc plus soucieuse d’écologie. La France est un petit pays, qui n’a pas les moyens de changer le monde. Conduire une politique de rupture radicale est socialement impossible : l’immense majorité des gens n’en accepterait pas les contraintes. C’est pourquoi je trouve que la candidature de N Hulot est intéressante : elle peut permettre de faire progresser notre compréhension collective qu’il faut vraiment changer de comportements, et que l’Etat doit nous y aider et nous y contraindre un peu. La candidature de personnalités qui ont acquis leur notoriété en dehors de la vie politique militante ou élective me semble très utile pour faire avancer la prise de conscience des enjeux écologiques. Les oppositions d’idées entre militants aux idéaux communs et élevés mais aux sensibilités différentes sont trop complexes à comprendre pour le citoyen moyen. Il ne repère que les querelles d’intérêts (qui existent partout, même chez les militants), les querelles d’ego (il y a beaucoup de personnalités de talent). Même déplaisante pour un militant qui a donné beaucoup de lui même dans des combats politiques ou sociaux exigeants, une candidature comme celle de Nicolas Hulot (ou d’Eva Joly, qui semble toutefois moins tournée vers les enjeux environnementaux) peut s’avérer plus utile pour l’intérêt général.

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  • Un zépétiste 15 avril 2011 à 10:49

    Voilà donc ce à quoi on assiste : un journaliste qui se dit écolo, qui se vante d la déclaration de candidature de Nicolas Hulot. Mais oubliez-vous M. Vadrot que M. Hulot a contribué à la réduction des scores des écologistes lors de la dernière élection présidentielle (environ 3% cumulés avec Bové et Voynet) notamment parce qu’il a doublement plomber ces candidatures en faisant peser le risque pendant des mois qu’il se présenterait avant de finalement ne pas le faire et, surtout, en donnant des certificats d’éolo-compatibilité à des candidats comme Royal, Bayrou et...Sarkozy en les faisant signer son pacte écologique ! M. Vadrot, oubliez-vous que M. Hulot, sa fondation ainsi que l’Alliance pour la planète ont accepté le "pêché originel" du Grenelle de l’environnement qui a été de refuser tout débat sur le nucléaire dans le cadre de ce processus ! En pleine crise de Fukushima, il y a des responsabilités qu’il ne faut pas oublier. Celui qui est encore officiellement le présentateur de la chaîne TF1 appartenant au constructeur pollueur Bouygues tente de nous vendre comme un vulgaire shamopoing Ushuaia "le Monde de demain". Mais son "Monde de demain" ressemble beaucoup au Monde d’aujourd’hui d’EDF (qui vient encore récemment de donner 300 000 euros à sa fondation), AREVA, L’Oréal et autres multinationales. Je ne suis pas d’accord mais PEUX comprendre ceux qui disent que l’écologie dépasse les clivages gauche-droite traidtionnels. Mais à condition que l’on rappelle cet élément simple : L’ECOLOGIE POLITIQUE EST INCOMPATIBLE AVEC LE CAPITALISME ! Et ce n’est pas ce que prône M. Hulot, c’est encore moins ce qu’il met en pratique. Quelle différence y’ a-t-il entre les dirigeants de TEPCO, d’AREVA, EDF, TOTAL dans leurs volonté de garantir leur (très) haut niveau de profit et de faire peser les (pires) risques sur les autres ? il n’y a aucune différence. Et par les autres ils faut entendre la planète mais aussi les salarié(e)s du nucléaire (que Nicolas Hulot a jusque-là toujours soutenu !), des habitant(e)s du monde.... Donc non Nicolas Hulot, pour moi n’est pas un écologiste politique, c’est un environnementaliste opportuniste !

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  • Claude-Marie Vadrot 15 avril 2011 à 11:00

    D’abord, je ne me dis rien du tout. Je suis juste journaliste.

    Ensuite, vos arguments ne sont pas nouveaux mais nourris dans les rumeurs d’internet. C’est votre droit.

    Ensuite : l’écologie incompatible avec le capitalisme. Soit. Mais avec quoi alors ? J’ai été longtemps envoyé spécial en URSS et j’ai constaté qu’elle était également incompatible avec le communisme. Il suffit de voir les opinions du PC sur les éoliennes et le nucléaire en France alors que ce parti milite pour la disparition du capitalisme.

    Alors, quand vous trouverez une majorité de Français opposés au capitalisme, on en reparlera. En attendant on essaie de le changer.

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  • Gilbert Duroux 15 avril 2011 à 15:08

    M. Vadrot, vous vous enfoncez encore plus en montrant votre inculture politique crasse. Ainsi, comme Stéphane Courtois et autres auteurs très droitiers du "Livre noir du communisme", vous considérez que le régime en URSS, c’était le communisme. Là, je crois que vous vous êtes trahi, vous êtes bien passé à droite et la question de votre présence à Politis, qui est un journal de gauche pluraliste, se pose.

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  • madame soleil 15 avril 2011 à 15:41

    Effectivement assimiler le communisme à l’URSS pose quand même problème d’autant plus que l’écologie en posant la question des biens "communs" de l’humanité se rapproche d’une perspective communiste totalement éloignée de la catastrophe stalinienne. L’environnement, la culture, l’information, l’éducation , etc... sont des biens communs de l’humanité qui doivent être soustraits à la marchandisation donc de la sphère des intérêts privés donc , peut-être à long terme , se pose la question de l’hypothèse communiste.

    Madame soleil en perd la boule !

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  • Pinky 15 avril 2011 à 15:54

    Merci pour ce billet.
    Et bonjour aux éternels contradicteurs et provocateurs du forum de la Fondation Nicolas Hulot qui oeuvraient sans cesse avec hargne lorsqu’il existait encore, je pense qu’ils se reconnaîtrons.

    Un petit espoir dans ce monde de brutes : la lucidité semble prendre le pas sur le conditionnement, car depuis que NH a annoncé sa participation aux élections, je m’attendais à un tsunami d’injures et de dénigrement, et je ne vois actuellement qu’un début de surcote. Mais il est encore tôt.

    Je pense effectivement que NH est le meilleur candidat pour l’écologie politique d’une part, et pour sensibiliser un maximum de monde d’autre part. Qui plus est, sa sincérité saute aux yeux, ce qui va être très douloureux pour lui.

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  • 15 avril 2011 à 16:58

    Les quelques commentaires lus sur ce site sont déplorables, inintelligents, haineux sans fondement, déplacés, irrespectueux... Tout ce qui ne fait pas LA METAMORPHOSE à laquelle nous appelle Nicolas Hulot.
    Métamorphose nécessaire de nos sociétés. Qui ne sera réalisable QUE lorsque la vague de métamorphoses individuelles deviendra un tsunami pacifique capable d’entrainer un Mouvement dont il sera pour 2012 le fer de lance, celui qui fédère et favorise l’émergence de ce nouvel état d’esprit.
    Faites un effort, amis de la gauche dite plus radicale, sortez de vos clichés, vos oeillères, regardez, écoutez avec ouverture d’esprit et vous verrez que le discours de Nicolas Hulot est absolument compatible avec vos idées. Et qu’il est tout à fait sincère, sans l’ombre d’un doute.
    J’ajoute que cet homme est un écologiste aux valeurs sociales dans sa vie de tous les jours, son rapport à l’argent ne pose pas de problèmes, ses engagements de toute une vie sont profonds et courageux.
    Chacun d’entre nous peut-il faire le même constat de son parcours de vie ? Posons-nous la question avant de vouer aux gémonies cet homme si respectable et courageux dans la décision si difficile qu’il a prise et annoncée mercredi.
    Et moi je ne vois que lui parmi les candidats pour lever un véritable espoir crédible, qui crée ce mouvement tant attendu, dans lequel les jeunes auront foi pour s’y engager.

    ENFIN !

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  • Claude-Marie Vadrot 15 avril 2011 à 17:24

    Merci, même si vous allez bien au délà de ce que j’ai écrit

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  • Gilbert Duroux 15 avril 2011 à 17:32

    Pour terminer, un petit cadeau à Claude-marie Vadrot, pour illustrer son magnifique blog : le premier clip de campagne de Nicolas Bertrand.

    Ne me dites pas merci, surtout.

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  • Claude-Marie Vadrot 15 avril 2011 à 17:32

    Désolé, mais même si je l’ai regretté maintes fois dans mes articles, les Soviétiques appelaient leur régime "communiste".
    Reste que je ne partage aucune des idées contenues dans le livre noir du communisme ; ils oublient au moins deux choses : en ce temps là tous les Russes et les habitants des républiques périphériques lisaient et les queues pour la bouffe pouvaient être longues mais au bout du compte tout le monde avait les moyens d’acheter. Ce qui n’est plus le cas dans la Russie d’aujourd’hui livrée au néo-capitalisme sauvage.

    Vous pouvez vous reporter aux livres que j’ai écrit sur ce sujet il y a une vingtaine d’années.

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  • jusqu’en 2006, les verts n’avaient aucune influence et avaient du mal à faire plus de 5%.brutalement en 3 ans à peine triplement de l’audience. entre les 2 il y a eu un buzz médiatique autour de l’écologie et notamment le pacte écologique signé par 750000 personnes.
    José bové et jean paul besset le reconnaissent eux memes (lire l’article du monde magasine du week-end dernier) : sans le pacte écologique de nicolas hulot europe écologie n’en serait pas là et n’aurait en aucune manière triplé son audience. nicolas hulot c’est l’extraordinaire developpement de l’écologie politique et non sa mort.

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  • Dominique 16 avril 2011 à 01:04

    Vous confondez le mot et la chose. Le quantitatif et le qualitatif. Le parti "socialiste" est le plus important parti de gauche, mais qu’est-ce qu’il lui reste de socialiste ?
    Peu me chaut que le parti écologiste soit le plus grand des partis écologistes si son rôle c’est de faire dans le green washing. Désolé, l’écologie n’est pas soluble dans le capitalisme parce que la raison d’être du capitalisme c’est de faire toujours plus de profits liés à la croissance. Les capitalos n’ont rien à foutre des conséquences de leur business. Après nous, le déluge...

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  • madame soleil 16 avril 2011 à 08:15

    @Thibault77

    Ah, c’est pour cela que Nicolas Hulot ne daigne même pas dire s’il demande l’investiture de EELV, cette formation politique lui doit tout !

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  • tohu 16 avril 2011 à 17:08

    Dans le Canard enchainé de la semaine, l’écolo tartufe Hulot toucherait 33 000 € par mois pour 4 émissions par an diffusées par la boite à con et cette somme serait doublée avec les royalties sur la marque Ushuaïa.

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  • Claude-Marie Vadrot 16 avril 2011 à 17:31

    Et alors, cela prouve quoi ces chiffres qui représentent la rémunération de toute une équipe de collaborateurs ?

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  • Gilbert Duroux 16 avril 2011 à 17:43

    Non, 30 000 € par mois pour 4 émission par an, c’est uniquement son salaire. Sans compter le pourcentage pour la vente des produits dérivés (comme les produits polluants de Loréal). Pour un journaliste, vous êtes mal renseigné, M. Vadrot.

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  • tohu 16 avril 2011 à 17:47

    Les 33 000 € vont dans sa poche, pas dans celles de ses collaborateurs.

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  • Claude-Marie Vadrot 16 avril 2011 à 18:47

    Et vous, pour un simple citoyen, vous êtes remarquablement naïf et hargneux. Ce n’est pas la première fois et je vous laisse à votre os-Hulot.

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  • J. Guiot 16 avril 2011 à 21:14

    Je suis effarée de l’outrance, de la violence, de la haine contenue dans certains messages : leurs auteurs se présentent comme des défenseurs de l’écologie, du peuple, de la gauche ? Ils font peur, oui. Si leur objectif, c’est de détourner le plus de monde possible des valeurs de la démocratie, alors bravo. Comment peut-on se montrer si péremptoire, si sûr de soi, si certain de détenir la vérité, comme s’il n’y avait qu’une vérité ? Comment peut-on à ce point se refuser à traiter autrui avec respect ? Mais qui sont-ils exactement, ces gens-là, au service de qui ou de quelle prétendue cause ?

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  • Gilbert Duroux 16 avril 2011 à 23:05

    "Et vous, pour un simple citoyen, vous êtes remarquablement naïf et hargneux. Ce n’est pas la première fois et je vous laisse à votre os-Hulot".

    Si je suis hargneux, vous vous êtes gluant... comme une anguille. Dès qu’on pointe une, disons "erreur" (pour être gentil), vous vous contorsionnez... pour éviter de répondre. J’aimerais bien avoir votre souplesse à votre âge. Chapeau, M. Vadrot.
    Ce n’est pas la première fois que vous nous faites le coup de la fausse indignation. Allez, je vous laisse à vos "approximations" (toujours pour être gentil).

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  • Gilbert Duroux 16 avril 2011 à 23:17

    Et comme je suis gentil, je fournis gracieusement à M. Vadrot, qui n’aime plus le Canard Enchaîné depuis qu’il n’y travaille plus, une autre source, d’un journal qui correspond sans doute mieux à sa sensibilité d’aujourd’hui :
    http://tvmag.lefigaro.fr/programme-...

    Citation :
    "Lorsque j’ai rencontré Nicolas Hulot, il m’a précisé, avec une grande honnêteté que TF1 lui versait un salaire de 33 000 euros nets par mois" [NDLR : soit un coût pour la chaîne de 750 000 euros par an toutes charges comprises], affirme Bérangère Bonte.
    (...)
    En prenant ses distances avec TF1 et son association, de quelles rémunérations va donc pouvoir disposer Nicolas Hulot ? « C’est tout simple, assure Bérangère Bonte. Nicolas Hulot va pouvoir compter sur les royalties de les produits dérivés (les gels douches de l’Oréal, les voitures Peugeot..) et sur ses droits d’auteur. Leur total représente 60 000 euros par mois ». Et comme il y a un décalage d’un an minimum entre la diffusion d’une émission et le paiement des droits d’auteur, cette somme ne baissera pas avant 2012 !

    33 000 + 60 000, c’est 93 000 € par mois que touchait le blanchisseur de L’Oréal, d’EDF et de TF1 (entre autres).
    Surtout, ne me remerciez pas.

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  • Claude-Marie Vadrot 16 avril 2011 à 23:37

    Je me le demande souvent qui sont-ils pour exuder tant de hargne, de haine et de pauvreté d’arguments ?

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  • cp 17 avril 2011 à 00:10

    Ce sont les vôtres...

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  • Gilbert Duroux 17 avril 2011 à 02:13

    Parler de pauvreté d’arguments pour s’éviter d’en donner, il est trop fort, ce Vadrot. Une vraie anguille, je vous dis.

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  • Boris 17 avril 2011 à 10:09

    Bonjour,

    je suis militant et déjà pour répondre à Nicolino, plusieurs de ses affirmations sont fausses. Au moins c’est clair. Je pense notamment à FNE. Excusez-moi mais quand on attaque en procès avec les fédérations départementales bon nombre d’entreprises localement implantées, la pression sur le terrain est loin de vos échanges de courtoisie. Chez nous la pression des fois c’est un maison qui brûle... Alors Nicolino j’aimerais bien qu’il vienne dire ici que FNE c’est de la soupe de bureaucrates. Concernant WWF, désolé mais leur campagne chocolat Côte d’Or d’il y a 25 ou 30 ans ont été les premières images qui ont éveillé chez moi l’esprit écolo. Arthus Bertrand avec qui j’ai eu l’occasion de travailler est le seul a avoir mis en place des outils d"information dans le domaine de l’éducation à l’environnement et au développement durable gratuits pour tous les enfants et son film Home a été lui aussi diffusé gratuitement. La veille des Européennes d’ailleurs.... 30% de verts. Alors que Hulot et Arthus ne soient pas des Jésus d’une pure blancheur je l’accepte, mais qu’on ne soit pas capable de voir les risques qu’ils prennent pour une cause commune, ça me dépasse. Hulot justement financé par l’Oréal... L’Oréal ce n’est pas Bettencourt... ? Et Bettencourt ce n’est pas une partie du financement de la campagne de Sarkozy ? Donc se positionner candidat écolo chez EELV ce n’est pas tout simplement déclarer une guerre ouverte à l’UMP ? Peut être Hulot est-il une taupe. Peut être. On le verra très vite. Mais dans le doute que ça ne soit pas le cas, il serait bien que tous les grands militants anti-Hulot, anti Politis, anti-Arthus... de ce forum soient aussi courageux que Hulot et Arthus. Parce que n’oubliez pas qu’ils ont justement grandi dans la haute. Aussi remettre en cuse le système comme il le font c’est aussi dire à leurs pères qu’il y a fausse route. Et je comprends qu’on peut dire à son père qu’il y a fausse route avec respect et courtoisie. Pour ma part j’ai mal vécu l’annonce de Hulot chez EELV et par la suite l’annonce de sa candidature, mais je dois avouer que depuis il me scotche par sa lucidité, son analyse, sa vision et son courage. Je souligne au passage qu’il associe la crise de la démocratie à la finance virtuelle. On est donc très loin de Sarkozy. Et quoi de plus méritant que d’abord d’avoir essayé de travailler avec tout le monde avant de dire stop ça suffit maintenant je me positionne clairement parce que là c’est trop grave. Quant au salaire, ça m’amuse aussi. Lorsqu’un écolo a les cheveux longs et fume des pétards, malgré qu’il puisse dire des vérités il est catalogué comme incapable, lorsqu’il est activiste il est catalogué comme extrémiste, pour peu qu’il soit rural il est catalogué comme prônant la grotte et la bougie, et lorsqu’il gagne très honorablement sa vie il est un menteur, un opportuniste, un traite. c’est quoi l’image de l’écolo parfait ? Et d’abord, est-ce que l’écologie doit-elle incarner l’uniformisation de notre société ? Pour mon avis ce serait contraire à la définition même de l’écologie : la diversité des espèces... Maintenant si Hulot n’est pas le bon candidat, qui voyez-vous à sa place ? Quelles sont vos solutions ? Quels sont vos combats ? Comment pouvons-nous coopérer ? Et ne pensez-vous pas que nous pouvons essayer tous ensembles avant de se tirer dans les pattes ? Ce n’est pas ainsi qu’on arrivera à construire l’humanité à laquelle vous aspirez. Soyez les leaders de votre propre changement et l’humanisme demande une grande ouverture d’esprit parce qu’une société en paix est une société qui sera capable d’intégrer même le pire des fachos. L’Amour doit enfin dépasser la Haine. Cordialement.

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  • Claude-Marie Vadrot 17 avril 2011 à 10:37

    Voilà qui me parait répondre posément et intelligemment à la haine et à la hargne.

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  • Gilbert Duroux 17 avril 2011 à 15:48

    Mais je m’en fous de combien il gagne Hulot. Ce qui m’intéresse, c’est qui le paie. Et pourquoi. Si j’ai donné des chiffres, c’est pour répondre à la désinformation de Vadrot. Il appelle ça de la haine et de la hargne, voila qui montre bien sa conception du journalisme.
    Par ailleurs, quand vous dites que nos deux gugusses viennent de la haute et que c’est tout à leur honneur de mouiller le maillot pour nous, permettez-moi de doucement rigoler. Ils y sont toujours, du côté de la haute. C’est de haut qu’ils nous regardent, les hélicologistes. Et c’est d’en haut qu’ils s’adressent aux pauvres purotins que nous sommes pour leur dire que c’est de leur faute si la planète est dans cet état. Tout ce qu’ils ont trouvé, c’est la culpabilisation, faire porter le chapeau aux individus... pour mieux blanchir les multinationales qui les financent, qui sont parmi les plus gros pollueurs et que ne sont pas, elles, remisent en cause. Ça a un nom : ça s’appelle le green washing.
    À bon entendeur.

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  • Claude-Marie Vadrot 17 avril 2011 à 15:59

    Etrange conception des médias et des journalistes...Et d’un monde qui ne serait qu’en noir et blanc. Cela s’appelle le gauchisme convulsif !

    J’ai travaillé 25 ans pour un journal (Journal du Dimanche) du groupe Hachette-Lagardère et j’e n’ai jamais eu à mettre mes idées ou mon drapeau dans ma poche. Y compris sur l’écologie, le climat, etc. La liberté, ce sont les idées que l’on porte en soi et que l’on exprime ou que l’on écrit. Le jour où cela n’a plus été possible, en 2007, je suis parti.

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  • madame soleil 17 avril 2011 à 16:33

    C’est vrai qu’il y a un certain type d’écolo qui fonctionne à la morale et à la culpabilité, j’en veux pour preuve dans mon lycée, une bande de trois qui par rapport à une toute petite possibilité de remboursement éventuel de frais de transport par les transport en commun , conclut leur message électronique par un pompeux " les grandes choses commencent ainsi". Pour eux, l’utilisation du transport individuel est un caprice, un luxe de consommateur égoïste, leur vient pas à l’idée que si je dépose mes enfants à l’école à 8H45, j’aurais du mal à être à l’heure pour assurer mes cours à l’autre bout e la ville à 9H. Le premier est CPE( conseiller principal d’éducation), il loge donc dans le lycée, mon second à la soixantaine passée et reste en poste pour obtenir son agrégation sur liste d’aptitude et partir ainsi avec un maximum de retraite, et ma troisième a fait le choix d’habiter à une quarantaine de bornes du bahut d’où son intérêt pour les transports en commun qu’elle veut appliquer à tout le monde sans voir les situations particulières. Bien sûr , je ne veux pas attaquer de la sorte tout les militants écolos, mais certains trouvent dans cette approche un nouvel individualisme moralisant assez irritant, d’ailleurs mon premier(le cpe) avait trouvé le mouvement contre la réforme des retraites "profondément égoïste". Vous me direz l’échantillon choisi est très limité mais plus globalement , il y a chez certains écolos une certaine incompréhension des conditions sociales et économiques faites à d’autres couches sociales que les leur, il me semble qu’ils comprennent le changement social comme une addition de comportement individuels. Mais peut-être me trompais-je ?

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  • Claude-Marie Vadrot 17 avril 2011 à 17:17

    Vous avez raison : la culpabilisation, c’est (trop)facile et cela ne mène pas à grand chose. Il faut éviter cette attitude et raisonner en terme de changements de société. Mais si certains veulent donner l’exemple, pourquoi pas. Mais pas en considérant les autres comme des coupables et des imbéciles. Pour atteindre un comportement écolo, il faut faire un long travail sur soi et le résultat n’est jamais parfait. Cela prend des années et des années...

    Mais, exemple : pourquoi acheter un nouveau portable alors que celui qu’on utilise fonctionne toujours ? Est-il vraiment raisonnable de se jeter sur des "téléphones intelligents" ?

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  • Boris 17 avril 2011 à 18:39

    Et vous faite quoi monsieur Gilbert Duroux à part poser des messages sur le net ? Parce que vous m’excuserez mais déjà avant de culpabiliser Hulot et Arthus informent. D’aillerus ils ne cherchent pas à culpabiliser le pauvre petit citoyen mais bien à dire à tout le monde que notre mode d’organisation à tous est dangeureux. N’est-ce pas Arthus qui est allé à l’encontre des grands patrons leur dire 4 vérités ? N’est-ce pas Hulot qui a bousculé les leaders politiques avec 4 vérités ? Vous avez raison concernant le nucléaire et l’ombre fait aux vers. Mais autant j’aime EELV, autant les actions de ces deux leaders sont plus médiatiques. Seul Bové arrive d’une autre manière à mobiliser l’opinion. Pourtant lui aussi entend siffler ses oreilles à longueur de temps. Que voulez-vous, il est certain que se positionner en donneur de leçon exige un revers de médaille plutôt insipide. C’est une mission qu’il faut avoir au fond des tripes. Difficile de parler d’opportunisme. en tout cas, je me souviens d’un soufflet d’Arthus aux responsables d’un Parc National. Il les rappelait à bon ordre dans leur mission d’exemplarité sur les tenants du développement durable. En effet, aucune source d’énergie renouvelable n’était encore mise en place sur le territoire. Alors oui vous pouvez crier votre agacement contre les donneurs de leçons parce que je n’en doute pas vous êtes déjà inscrit dans un mode de vie fort respectueux de l’environnement et des hommes, mais considérez au moins monsieur Duroux que les personnes envers lesquelles vous vous positionnez contre avec autant de verve n’en restent pas moins profondément investies dans ce quelles font et ce sans aucun consensus sinon de progresser tous ensemble. Ensuite si l’hélicoptère n’est pas la panacée des moyens de transport côté bilan carbone, c’est un fait, il est quand même un outil bien utile aux écologues lorsqu’il s’agit de prendre du recul sur les approches paysagères, j’entends en termes scientifiques. n’est-ce pas d’ailleurs le premier cliché de la Terre depuis l’espace qui a bousculé profondément l’opinion publique quant à la place de l’homme sur la planète... bleue ? Et si l’on considère que ces vols en hélico compensés, aident la prise de conscience et donc une nette diminution des émissions carbones et peut être un avenir envisageable, alors l’action est "rentable". Quant à votre question qui paye, mais cher monsieur, les mêmes qui nous payent vous et moi puisque ce sont ceux qui détiennent la quasi totalité des richesses françaises. Il y a juste une différence de degré dans l’échelle. Je suppose quand même que vous en êtes bien conscient. N’avez-vous pas votre argent en banque ? N’avez-vous pas une voiture ? n’êtes-vous pas devant votre PC ? Cher monsieur que vous cherchiez la parfaite éthique me convient au plus haut point, mais que vous critiquiez sans cesse pour une différence d’approche et de culture me semble bien improductif. Le greenwashing je connais bien puisque mon métier est de lutter contre. Hulot et Arthus ne sont pas des agneaux, ils sont bien conscients des accords de mécénat. Mais si à l’arrivée ils obtiennent des moyens pour oeuvrer, ne pensez-vous pas que les pourris dans l’histoire sont ceux qui nous imposent cette anarcho-libéralisme plutôt que ceux qui essayent d’en intercepter des richesses pour mobiliser puis réorganiser ? Hulot et Arthus ont cette "chance" que nous n’avons pas : un carnet plein d’adresses de gens qui ont de très gros moyens. C’est plutôt à leur honneur de s’en servir de la sorte. Ils pourraient pourtant tout deux en rester à leurs émissions TV pour Hulot ou à leurs livres pour Arthus. Mais non, les voilà qui prennent des positions et des risques. Si un jour ils venaient à tout envoyer bouler et à devenir de véritables requins, on ne pourra pas dire que vos propos les auront encourager à se rallier auprès de vous.
    Qu’à cela ne tienne, quand bien même je ne vous aurais pas convaincu, j’en reste néanmoins à l’importance de réussir à fédérer chacun d’entre nous plutôt que de toujours critiquer. Il parait que ceux qui critique sans cesse sont frustrés d’un rejet maternel dans l’enfance. Je ne sais pas si c’est systématiquement vrai, en tout cas quand on le sait, on a plutôt tendance à surveiller l’utilité de son message. Monsieur Duroux, maintenant nous avons compris votre égard, que proposez-vous ? Vous ne m’avez pas répondu sur ce point pourtant essentiel. Puissiez-vous comprendre mes propos et garder sérénité monsieur Duroux. Cordialement.

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  • Hugo F 17 avril 2011 à 20:19

    J’ai lu plus haut que l’écologie ne peut être associée au capitalisme. Je dirai plutôt que l’écologie ne peut être associée à la croissance. Quel que soit le partage des richesses, c’est bien leur production en quantité exponentiellement croissante qui est en question dans l’écologie. En tout cas pour les richesses matérielles.

    La question de l’organisation, capitaliste ou non, de nos économies (l’ensemble des moyens par lesquels nous répondons à nos besoins) et de nos rapports sociaux reste en suspend pour les siècles à venir. Les classes ont lutté et elle luteront.
    Moi ce que je veux c’est que l’on parle de DECROISSANCE (même si on ne veut pas la nommer pour ne pas effrayer l’électeur), je veux qu’aux débats télévisés Coppé, Sarko et les autres intelligences de la nation aient à répondre sur la simple question : que fait-on avec une croissance matérielle exponentielle dans un monde fini ? Et qu’ils ne puissent pas se dérober car le débat reprend le lendemain. Je veux les entendre bafouiller des généralités devant quelqu’un qui porte haut et sincèrement cette question théorique simple mais majeure. Je veux que les gens écoutent et se posent cette question.

    J’ai vu ceci,
    http://www.dailymotion.com/video/xi...

    Il y a clairement des notions de décroissance là dessous. "croissance illimitée, dans un monde limité". Et les conséquences y sont aussi : Rupture des ressources= fin de la démocratie, guerres, migrations et tueries anti-immigration...
    Et je pense que Hulot, de par son émotion quand il en parle, sa "sincérité" (feinte ou non, motivée par l’argent ou non) apparente, va pouvoir mettre cette question au devant de la scène.

    Alors oui à Hulot candidat, tant qu’il parle ainsi !!
    Je ne sais pas si je voterai pour lui mais,
    On parle de vote utile, voici une candidature utile !
    et merci à M.Vadrot

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  • Se lancer dans une présidentielle c’est accepter de trouver beaucoup d’argent pour pouvoir soutenir l’affrontement avec ses opposants.

    Si vous parvenez à concevoir que cet effort monétaire puisse être alimenté par des acteurs de l’économie durable et solidaire, je dis "chapeau", ça fait plaisir de voir des gens utopistes comme moi !

    La réalité est toute autre à mon avis, l’humanisme est étroitement lié au réalisme et le fait qu’il soit soutenu financièrement par d’énormes multinationales me rassure sur sa capacité à utiliser leurs ressources pour les mettre à genou en douceur, sur la durée. Le sieur Hulot me paraît beaucoup plus finot qu’il ne le laisse croire.

    Sur un plan international, l’envergure et la légitimité d’Hulot écrase littéralement la totalité des protagonistes de 2012 excepté DSK évidemment encore plus influent.
    Je suis persuadé que la clé du changement est de trouver un candidat passant 80% de son temps à batailler à l’échelle mondiale, bien plus qu’à l’échelle française et même européenne.
    Agir à l’échelle de la France, c’est perdre son temps à sortir des mesurettes inefficaces. Je préfère soigner le mal à sa source plutôt que de passer mon temps à mettre des pansements.

    Donc pour conclure : J’encourage Nicolas Hulot à s’attirer les faveurs des sangsues du monde entier pour espérer, un jour, refermer la boite de Pandore sur leurs tête !

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  • Gilbert Duroux 17 avril 2011 à 21:28

    Vous oubliez une chose, qui s’est toujours vérifié : c’est celui qui paie les violons qui dirige la musique. Voir en Hulot un petit malin qui chercherait à niquer ses sponsors, fallait oser. Y-a vraiment des idolâtres prêts à se faire des films ou à avaler n’importe quoi.

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  • Boris 17 avril 2011 à 22:01

    Gardez votre jugement de valeur monsieur Duroux. Enfin... monsieur pseudo faux nom Internet. A part la critique vous ne parvenez pas même à formuler une idée constructive. C’est bien dommage, mais soit tout premier pas est une longue entreprise. Prenez votre temps, je saurai vous écouter. Faites un peu briller vos talents, la vie passe si vite... Il y a bien quelque chose derrière ce rôle de grognon que vous vous donnez. Quelle souffrance portez-vous ? Enfin, restez discret je ne souhaite pas connaitre votre vie, juste vous dire qu’on prendrait plus de plaisir à échanger dans le constructif. Cordialement.

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  • T. 18 avril 2011 à 14:50

    Je trouve ça quand même très fort d’arriver à voir, dans le discours de candidature de Nicolas Hulot (voir video intégrale présidentielle 2012 : http://www.2012hulot.fr/) , un homme à la botte des grandes entreprise du CAC 40, incarnation absolue du mal, agent double pour le compte du grand Capitalisme !
    La paranoïa de certains dépasse mon entendement, ça en serait presque risible...
    Je remercie Boris pour son message, qui sous une plume bien plus agréable que l’aurait été la mienne met en avant l’essentiel et qu’un simple "c’est celui qui paie les violons qui dirige la musique" ne saurait suffire à démonter.

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  • Claude-Marie Vadrot 18 avril 2011 à 15:44

    Je suis de votre avis. Quelques une des réactions enregistrées sont effarantes.

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  • 18 avril 2011 à 22:49

    C’est en effet dommage. En même temps la politique et la finance nous ont par moment tellement déçu qu’on peut, qu’on doit, aussi accepter à leur mesure ces réactions. Puisse en effet cette nouvelle mouvance écologiste - qui face aux urgences prône un rassemblement multi-partite et donc tout simplement une ouverture d’esprit - être l’initiateur en plus d’une sauvegarde pure et simple de notre monde, d’une meilleure appréhension de l’humanité et de la richesse de ses différences... Merci T. pour votre sympathique commentaire. Cordialement.

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  • Trop de haine et de manque de lucidité ici...
    Le discours de déclaration de candidature de Nicolas Hulot marque réellement déjà un changement de cap politique en France.
    Relisez-le calmement, intensément, sans oeillères.
    Et vous y verrez la puissance du nouvel état d’esprit auquel nous appelle cet homme et son équipe.
    Les grands discours qui ont marqué l’Histoire dépassent celles et ceux qui les ont portés. Ils sont des leviers d’évolution, pour chacun d’abord. Celui-ci est de cette veine-là. Il nous met les points sur les i, avec des mots qui vont à l’essentiel. Il nous touche par et au-delà du raisonnement.
    « L’Humanité est devenue la proie d’une épidémie de crises » dit-il en préambule. L’une de ces crises, terriblement prégnante en France, est la crise de confiance en la politique et le « tous pourri-e-s » qui va avec. Cette haine de plus en plus décomplexée, exprimée au grand jour...
    « La politique est le plus grand Art » disait Socrate immortalisé par Platon voici 2500 ans.
    Au vu des urgences d’aujourd’hui, d’un niveau jamais atteint dans toute l’Histoire puisqu’il en va de la survie même de l’Humanité, nous avons Nécessité à nous engager pour donner vie au souffle d’Art politique mis en mots dans ce discours du 13 Avril 2011.
    Militante des Verts durant 17 ans, ancienne élue, je me reconnais dans ces 2 pages de valeurs profondes, claires, globales et individuelles… Un cap digne de l’écologie sociale du 21è siècle.

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  • Frédéric ROUX 19 avril 2011 à 17:08

    @ Waaaaff waaaf : Je ne sais pas si les chiens sont de gauche ou de droite. Mais ils sont certainement écologistes.

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  • cp 20 avril 2011 à 12:45

    Euuuuh, le problème est : En Libye par exemple, y a-t-il une solution "écologique" ? Et en Côte d’Ivoire ? Et en Irak, ou bien chez les Talibans ? Et dans la bande de Gaza ?... Ben non, on en reste à des questions d’intendance "petites bourgeoises", des problèmes de co-propriétés que l’on voudrait ériger en questions de vie ou de mort.

    Et dans le genre "Je pose le problème de la mort qui tue", tout en en restant à de vagues admonestations apocalyptiques, Nicolino se pose là ! A l’abri de ses curetons d’employeurs, dans le rôle de belle âme qui fait la leçon au karscher...

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  • Boris 20 avril 2011 à 13:28

    Si l’on associe le sens premier de l’écologie (étude de l’habitat, soit plus largement des interrelations que nourrissent espèces et individus avec leur environnement) à l’économie et que l’on raisonne l’économie en terme d’écosystèmes géographiques, alors la relocalisation de l’économie et la décroissance sont considérés comme une politique de l’écologie globale. Par conséquence, il semble que les conflits géopolitiques évoqués ci-dessus puissent trouver une issue puisque déconnectés des intérêts spéculatifs mondialisés. L’écologie est bien plus large qu’un hobby de petits bourgeois. C’est avant tout une science qui a pour échelle le creux d’une branche d’arbre comme tout autant la biosphère. On parle même d’écologie humaine. On peut aussi définir l’écologie politique comme la science de l’adaptation de l’homme et plus largement de l’humanité à son environnement naturel dans l’objectif d’un confort intergénérationnel acquis dans une démarche fraternelle, égalitaire et libre. Si le tri des déchets ou éteindre sa lumière sont des sensibilisations à divulguer dans les zones urbanisées, elles n’en restent pas moins un tout petit morceau du champ des possibles qu’offre l’écologie. C’est là où Nicolino ferait bien d’ouvrir son esprit plutôt que de chercher à vendre un livre un an avant les Présidentielles pour du cash et quelques intérêts stratégiques peu vertueux. Cordialement.

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  • Tigerbeer 4 mai 2011 à 22:56

    Bien au contraire, Nicolas Hulot va aider les verts, souvenez vous d’Arnold Schwarzenneger Gouverneur de Californie (un état plus grand que la france au passage). la notoriété rapporte un electorat, les gens qui ne sauront pas qui voter, voteront Hulot, parce qu’il est "sympatique"
    un candidat sympatique, est une force aujourd’hui, car la plupart des politiciens de gauche ou de Droite n’ont rien d’encourageant à proposer aux electeurs, à part une belle cravate et un joli 3 pièces bien repassé.

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