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Par Bernard Langlois - Suivre sur twitter - 2 octobre 2012

Le redressement …

 … par la guerre !

[Je vous donne à lire ici un texte qui fera grincer les dents de plus d’un. Notamment des partisans du Front de Gauche, qui n’apprécieront pas la charge sans nuance des premières lignes contre ce que les signataires considèrent comme le productivisme (supposé inchangé) et le nationalisme (toujours vivace) tant de Mélenchon en personne que de la CGT. Ce texte émane d’un groupe libertaire grenoblois, déjà croisé ici, et qu’on est prié de ne pas lire au premier degré ! ]

C’est une bonne guerre qu’il nous faut

Comme vous le savez, après les appels de Jean-Luc Mélenchon en faveur du “Rafale” et ceux d’Arnaud Montebourg pour le “patriotisme économique”, la CGT a pris l’heureuse initiative de relayer l’appel à manifester de la Fédération européenne de l’industrie, le 9 octobre, pour l’industrie, l’emploi et le redressement productif.

Nous, libertaires et luddites grenoblois, ne pouvons faire moins que joindre notre voix à cet appel. Nous vous proposons donc une contribution à diffuser, en vue d’assurer le plein succès de cette journée.

Le « redressement productif » ne suffira pas - pas plus que le New Deal en son temps.

Rappelons que le programme du président Roosevelt dans les années 1930 fut un échec économique. Malgré l’interventionnisme de l’Etat (grands travaux, contrôle des banques, subvention de l’agriculture, soutien aux syndicats et aux mouvements de consommateurs, protection sociale), 17 % de la population active américaine pointait au chômage en 1939.

« La production industrielle ne repartira qu’en 1940. Au moment où les Etats-Unis se réarmeront pour préparer leur entrée en guerre. » (L’Usine nouvelle, 2012)

C’est pourquoi nous lançons aujourd’hui un appel solennel aux forces vives, aux progressistes, au mouvement social. Pour nos emplois et ceux de nos enfants, pour la réindustrialisation de la France, pour son redressement productif et moral, c’est une guerre qu’il nous faut.

Pour lire l’appel en entier : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/...

Premiers signataires

* Les Amis de l’Egalité (Blois)

*Les Bas-Côtés (cantine-librairie)

*Hors-Sol (Lille)

* Libellud (Libertaires et Luddites de Grenoble)

* Pièces et main d’œuvre (atelier de bricolage pour la construction d’un esprit critique)

P.-S.

Le commentaire est possible (et souhaitable), mais à visage découvert.

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Commentaires de forum
  • Sophie 2 octobre 2012 à 10:46

    Pour information, le Mouvement des Objecteurs de Croissance (MOC) est également signataire de cet appel.

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  • JPB 2 octobre 2012 à 13:45

    C’est ben vrai ça !!
    Sus à l’ennemi (Tous azimuts...) et rafalons en coeur !!

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  • colin Henri 2 octobre 2012 à 13:55

    La provocation c’ est comme un moustique ! : « Si vous avez l’ impression que vous êtes trop petit pour pouvoir changer quelque chose , essayez donc de dormir avec un moustique ... et vous verrez lequel des deux empêche de dormir . » Le Dalaï Lama

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  • GPMarcel 2 octobre 2012 à 14:32

    Ben oui, les tenants des partis (PG,FdeG,PC, CGT...) des régimes parlementaires, des changements sans changements, des démocraties oligarchiques...raisonnent avec le même ballon, les mêmes règles, le même terrain que leurs "rivaux" capitalistes-libéraux.

    Tant que nous ne voudrons pas faire le pas de côté et inventer UNE DEMOCRATIE je ne dis pas LA, car celle-ci enfermerait en même temps qu’elle le créerait le concept démocratique...on ne fera que constater les dégâts, les uns après les autres.

    Seuls, nous pouvons inventer le Monde dans lequel nous pourrions vivre bien...en se débarassant de l’universalisme coercitif.
    Encore faut il que nous le voulions en nous jetant dans le vide sans parachute.
    Au moins nous avons le choix que ne nous laisse pas le mur que l’on va se prendre dans la gueule.

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    •  
      baloo 2 octobre 2012 à 18:38

      Sauter dans le vide sans parachute ou se foutre dans le mur, où est le choix ? je ne comprends pas bien.

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      •  
        GPMarcel 2 octobre 2012 à 19:42

        Baloo,

        C’est tout simple.
        1) TON CHOIX : Tu sautes dans le vide sans parachute et tu trouves les outils (tâtonnement expérimental ou autres, mais rien de clefs en main idéologiques) ici DEMOCRATIE qui te permettront à tes potes, esses, et toi de ne pas s’écraser et vivre.

        2) NON CHOIX : On t’impose le mur inexorable et tes potes, esses, et toi en chantant, en VOTANT (breark !!) tu t’écrases vraiment.

        Donc je n’ai que 1 pour choix et j’invente LA VIE avec mes potes, esses, départementale, régionale...à nous de définir le viable à visage et géographie humaines.

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        •  
          Baloo 4 octobre 2012 à 18:42

          Choix 1 : y a intérêt à se magner parce que 1/2MV2 ça va vite ! :))

          Répondre à ce commentaire

      •  
        Tonton Roland (volant) 3 octobre 2012 à 18:09

        J’aime pas bien les parachutistes, j’ai horreurs des gens qui me quittent en vol, cela me donne l’impression qu’il n’ont pas confiance dans mon pilotage ... !

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    •  
      Fleuryval 4 octobre 2012 à 22:42

      Quand je trempais le maillot à concevoir des jardins pour les vieux, le directeur de mon agence bancaire m’avait mis en garde : "Fleuryval, vous allez dans le mur." A quoi j’avais répondu : "Alors, c’est le mur qu’il faut prévenir."
      L’heure commande de retrouver les fondamentaux. Limpides. Justes. Camus.

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      •  
        GPMarcel 5 octobre 2012 à 08:28

        D’accord avec toi la Jardine.
        Retrouver les fondamentaux, les sourires, les simplicités, les petits riens...qui sont des tous.
        Penser avec son horizon d’yeux et non pas vouloir penser l’universel qui te paralyse et te ligote mains et cerveau.
        Regarder les hirondelles se rassembler et écouter les vieilles enseigner les jeunettes qui se gardent bien de pépier un instant. Elles leur disent le chemin du départ, les pièges à éviter.
        Elles leur dit qu’elles seront là pour accompagner mais que jamais elles ne voleront à leur place.

        Quant à moi j’écoute, je parle et sème mes mots en parachute.
        Je ne veux en aucun cas qu’ils soient repris in extenso. Je demande simplement qu’on puisse autour d’un muscadet (clin d’oeil !) les partager et les mettre dans la marmite commune pour en faire le plat que l’on se partagera et dont on se goinfrera.
        Dis Fleuryval...on avait bien pensé un village.

        D’la bise.
        Il n’est de vraie philosophie que celle que l’on vit. (GPMarcel)

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        •  
          Bernard Langlois 5 octobre 2012 à 08:50

          Sympas, les retrouvailles du Grand Père et du Jardinier toqué ! Le bonjour les amis !

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          •  
            GPMarcel 5 octobre 2012 à 09:03

            Bien à toi Bernard et merci de continuer à nous proposer cette belle marmite de fonte dans laquelle nous "touillons" à gros bouillons sachant que nous ne sommes que des couillons.

            Le Sud-Ouest verra le chaud. Ma vallée de Garonne verra ma chaise longue s’allonger sous moi.
            La râpe nous envahit de son parfum
            Les vins se font.

            Re d’la bise.

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