À la différence de leurs voisins de Bâle-Campagne, 66,5 % des citoyens du canton de Berne ont refusé par référendum, dimanche 23 septembre, d’abolir les « forfaits fiscaux » qui bénéficient aux riches exilés installés sur leur territoire (dont Gstaad, qui accueille Johnny Hallyday et Roman Polanski). Alors qu’à Bâle, seuls 16 étrangers bénéficiaient de cet avantage fiscal, institué depuis 1965, à Berne, ils sont 230. Les Bernois continueront donc de payer eux-mêmes les impôts nécessaires à la collectivité publique. Ils ont sans doute craint que les étrangers fortunés installés chez eux ne désertent leurs banques et leurs stations de ski, comme ce fut le cas à Zurich, après qu’un référendum similaire en 2009 eut « contraint » la moitié de ses millionnaires étrangers à fuir ce canton pris d’une inexplicable envie de justice sociale…


