On le sait aujourd’hui : le sarkozysme (du nom de l’homme qui fut chef de l’État français entre mai 2007 et le mercredi 5 janvier 2011, jour (depuis chômé) de son renversement par des centaines de milliers de manifestant(e)s « méchamment fatigué(e)s » [1] de ses « filouteries » [2]) ne fut pas seulement « une politique du mensonge » [3], mais fut, de même, une politique de la négation du mensonge (si flagrant soit-il), où par conséquent les menteries s’additionnaient aux menteries - jusqu’aux jours fatidiques (les fameuses Journées de Janvier) où les Français(e)s, « gravement lassé(e)s » [4], mirent à Sainte-Hélène « les deux François » (Chérèque et Fillon) qui leur avaient si fort « brisé l’appareil génital » [5], aux plumes et goudron Philippe Val, et aux fers le « roi des menteurs » [6], avec ce commentaire dont le sens précis continue de susciter maints débats d’historien(ne)s : « Tiens, coco, ça te rappellera les cales du Paloma » [7].
C’est dans le chaud de l’été 2010 (et le moins chaud de l’automne qui cette année-là vint juste après) qu’apparut pleinement que les mensonges et la négation des mensonges étaient pour de bon les deux mafflues mamelles du sarkozysme, lorsqu’un ministre (dont l’Histoire, dans sa grande inéquité, n’a finalement pas retenu le nom, mais dont le prénom semble avoir inspiré le dicton berrichon qui narre que « si qu’Éric te dit qu’hello, le soleil brille, brille, brille ? Faut que tu prennes ton parapluie, mon Gaston ») jura successivement qu’il ne s’était pas du tout entremis dans l’attribution d’une légion (d’honneur, semble-t-il) à un descendant raffiné du « regretté Joseph de Maistre » [8], puis que, « maintenant qu’on le disait » [9], il avait quand même fait un courrier pour demander qu’on attribue cette légion à ce « cher vieux Pat » [10], mais que, pour autant, cela n’induisait nullement qu’il se fût ingéré dans la distinction d’un gars qu’il ne connaissait pas du tout - « je n’ai jamais vu ce cher vieux Pat » [11] -, et que, d’ailleurs, il n’avait jamais juré ne pas s’être manifesté pour qu’on décorât « le Patou » [12] - qu’il « ne connaissait toujours ni des lèvres, ni des dents » [13] qu’il arrachait -, puis que « les journalistes » pouvaient « aller se faire enculer, tas de fils de putes » [14] - séquence où le chef de l’État français mit fin par de répétitives proclamations d’où ressortit que son ministre avait « toute sa confiance » [15], et que « les Vopos de la pensée » [16] qui le traitaient de menteur lui rappelaient tragiquement « les soudards » qui avaient « en vain » tenté de l’« empêcher, quant à (lui), de faire tomber le mur de Berlin » [17], et qu’il avait du reste pris la décision de lancer contre « tout possesseur d’une caravane » ses compagnies hortefistes (CH) - proclamation qui d’après nombre d’historien(ne)s précipita son renversement, puisque tout aussi bien Gaston - du Berry - ne souhaitait nullement que l’on bousillât son petit matériel de camping, attends, mais pour qui tu m’as pris, sans déconner ?