Depuis les années 1990, les cadres voient leur situation professionnelle se dégrader suite au passage d’un capitalisme managérial à un capitalisme actionnarial : diminution du salaire des ingénieurs par exemple, précarisation croissante, déclassement, perte de pouvoir et de prestige, pression accrue des actionnaires,…Cela entraîne une désolidarisation progressive des cadres des propriétaires des entreprises et du capital.
Le pôle compétences- organisation se disjoint progressivement du pôle marché-propriété au sein de la classe capitaliste. On s’oriente donc vers une crise systémique fonctionnel plus grave que les crises financières systémiques. En prolétarisant ses cadres (exceptés la petite minorité gavée de stock-options, les capitalistes scient la brance sur laquelle ils sont assis.
Hervé Debonrivage