Hollande a du mouron à se faire s’il veut tenir ses objectifs de réduction des déficits en 2013. En réponse à une question des Échos (15 octobre) lui demandant si « l’exil fiscal » est « aujourd’hui un risque tangible pour notre pays », Denis Kessler, PDG de Scor et ancien numéro deux du Medef, a fait cette réponse dénuée du moindre patriotisme économique : « Toutes les entreprises qui peuvent se délocaliser ont le devoir d’y réfléchir vis-à-vis de leurs actionnaires, surtout dans une période de récession ou de croissance très faible. » Si le PDG du cinquième réassureur mondial encourage les candidats à l’exil fiscal au nom d’intérêts financiers bien compris, le risque est plus que tangible…


