Les pays à faibles revenus, déjà frappés par les crises alimentaires, énergétiques et climatiques, « devaient recevoir une aide d’urgence pour faire face aux conséquences de la récession économique dans les pays riches », rappelle Oxfam France-Agir ici. Or, rien de concret n’a véritablement été entrepris en faveur des pays pauvres. « Si rien n’est entrepris immédiatement, le nombre de personnes sous-alimentées pourrait doubler » dans le monde, affirme Sébastien Fourmy, directeur du plaidoyer d’Oxfam France-Agir ici. L’ONG appelle les actionnaires du FMI et de la Banque mondiale à vendre une partie des stocks d’or du FMI pour doubler ses capacités de prêts et à faciliter l’accès aux ressources de la Banque mondiale. De son côté, le CCFD regrette que les ministres de l’Agriculture des pays du G8, récemment réunis en Italie, n’aient pas concrétisé leurs déclarations d’intention en s’engageant dans le soutien au développement agricole et aux agricultures familiales. Ces mêmes ministres ne remettent pas non plus en cause la libéralisation et l’ouverture des marchés, « pourtant l’une des causes majeures de la crise alimentaire actuelle », comme le rappelle le CCFD.



