Le mouvement a grandi sur les réseaux sociaux et au fil des rassemblements de soutien au peuple syrien. Petit à petit, des collectifs d’activistes, réfugiés après le début des violences, se sont créés dans plusieurs villes d’Europe et du Moyen Orient. Le 26 août 2012, une cinquantaine de militants ont entamé une grève de la faim pour tenter de faire pression sur la communauté internationale.
12 Syriens réfugiés en France avaient rejoint le mouvement le 27 août. Ils ont mis fin à leur jeûne après 9 jours, mardi 4 septembre, mais fixent aux autorités françaises la date du 20 septembre pour tenir les « promesses », tenues secrètes, qu’elles leur auraient faites.
Le collectif informel s’oppose à toute intervention armée et au soutien matériel à l’Armée syrienne libre. Ils demandent en revanche la création « d’au moins deux couloirs de sécurité » permettant une intervention humanitaire sur le sol syrien sous l’égide de l’ONU. Ils appellent aussi la communauté internationale à expulser l’ensemble des diplomates syriens encore en poste et à adopter des sanctions contre la Russie et l’Iran qui soutiennent le pouvoir de Bachar el-Assad. Dans leur déclaration commune, mardi 4 septembre, les 12 activistes demandent également un « avertissement » de l’ONU au gouvernement égyptien, « pour le pousser à interdire l’accès au canal de Suez à toute embarcation transportant des armes ». D’un assistant de la procureure de la Cour pénale internationale, ils disent enfin avoir reçu des garanties qu’une enquête serait prochainement ouverte.
Les activistes reprendront le 20 septembre leur grève de la faim si aucune de leurs revendications n’est satisfaite. Ils se donnent aussi du temps pour s’organiser et rassembler, ils l’espèrent, des soutiens d’organisations françaises.

