Je suis très frustrée par cet article, qui semble pointer avec satisfaction les contradictions entre écologie et défense de l’emploi. Comme si on l’ignorait, que cesser de fabriquer des trucs qui nous empoisonnent risque de détruire les emplois de ceux qui les fabriquent... et qui en sont d’ailleurs les premières victimes, amiante, AZF, et autres joyeusetés capitalistes en témoignent.
Il me semble que c’était au contraire une occasion de s’interroger sur "comment surmonter cette contradiction". parce que sinon, c’est l’écologie capitaliste dictatoriale qui va gagner, ils sont déjà dans les starting blocks, et la démarche de Total, utilisant des prétextes écolos pour délocaliser sa raffinerie à Jubail montre bien le chemin.
Le texte de Gwenaël Wasse concerne la conversion des emplois pétrole en emplois "énergie renouvelable", mais cité sans cette précision il semble se référer à la décision de délocaliser la raffinerie, ce qui serait assez scandaleux de la part d’un "ami de la terre". J’espère que c’est involontaire.
Le texte d’Attac dit, entre autres : "Il faut que les décisions concernant l’avenir des sites pétroliers soient prises démocratiquement, avec les salariés eux-mêmes et les parties prenantes intéressées à l’avenir énergétique de notre pays", tout le contraire de l’opaque politique de Total. Il aurait été important de citer cette phrase, précisément parce que le danger qui nous guette est celui d’une écologie autoritaire mise en place par le patronat lui même à son profit bien sûr.
On dirait que votre objectif n’était que de creuser davantage les divergences. Et c’est dommage, car notre seule chance de survie est dans la convergence de ces deux composantes du mouvement de résistance, la composante sociale et la composante écologique.