Depuis New York, à la veille de l’ouverture de la 67e assemblée générale de l’ONU, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a annoncé lundi 24 septembre que le Mali avait demandé officiellement devant l’ONU une intervention militaire internationale. Une demande d’intervention « immédiate » dans le nord de son territoire contre les groupes islamistes qui en ont pris le contrôle il y a déjà plusieurs semaines. Si la France, ancienne puissance coloniale, ne souhaite pas intervenir directement sur place avec des hommes au sol, elle fournira très certainement un soutien logistique à une force armée constituée par des militaires des différents pays de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). L’accord entre le gouvernement malien et la CEDEAO reste cependant à être précisé, mais il semble bien qu’on s’oriente vers une intervention armée contre les groupes islamistes, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Sans doute après l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité, d’ici à quelques semaines.

