En meeting dimanche près de Rouen, Marine Le Pen a défendu l’utilité des agences de notation : « Elles ont pour vocation d’indiquer aux marchés financiers à qui ces derniers peuvent prêter en toute tranquillité car ils sont sûrs d’être remboursés, et à qui il est dangereux ou très dangereux de prêter car les perspectives économiques de l’emprunteur sont mauvaises. » Deux jours plus tôt, elle avait ironisé sur les militants du Front de gauche qui manifestaient devant le siège parisien de Standard & Poor’s : « On ne manifeste pas contre un thermomètre, on donne des solutions pour arrêter la fièvre », avait-elle lancé. Ce qui prouve à tout le moins qu’en dépit de ses rodomontades contre l’ultralibéralisme, l’héritière de l’extrême droite entend se conformer aux exigences des marchés financiers.



