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Accueil du site > L’hebdo > Société > Pas touche aux profs !

Par Ingrid Merckx - 10 avril 2008

Pas touche aux profs !

Les lycéens sont dans la rue et font monter la pression contre les suppressions de postes annoncées pour la rentrée. Avec les enseignants et les parents d’élèves, ils ne comprennent pas la surdité du ministère.

« Réduire le volume horaire des élèves », commandait Nicolas Sarkozy dans sa lettre de mission à Xavier Darcos. Quel meilleur moyen, en effet, d’absorber les suppressions de postes consécutives à la réduction du nombre de fonctionnaires ? Le ministre de l’Éducation s’est exécuté : 11 200 postes en moins (...)
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Commentaires de forum
  • Jean Noël, ou Gab et J. 12 avril 2008 à 12:39

    Je pense qu’au-delà de la suppression de 11 200 postes cette année et des 80 000 annoncés sur 4 ans - ce qui est totalement catastrophique, bien évidemment - il faut également parler de deux autres aspects fondamentaux, sous tendus par cette action qualifiée de simplement structurelle (économies, État en faillite etc...) :

    - n’en doutons pas, dans quelques années, l’État aura beau jeu de dire que les fonctionnaires ne sont pas compétents, que l’enseignement part à vau l’eau, que la France recule encore sur ce plan par rapport à .... voyons ... aux Etats-Unis, ,,, je ne trouvais plus les vraies références... Vous voulez des preuves : regardez le classement des facs françaises etc ... Et qu’en sortira-t-il ? La privatisation, bien sûr, l’ouverture libérale poussée à l’extrême étant le gage d’une grande réussite.

    Un peu comme à la Nouvelle Orléans après Katrina. Mais grâce à notre asservi, ici, on aura fait mieux, on aura créé l’ouragan !.

    - encore plus grave me semble être la fin programmée de l’école publique laïque. Le discours de Latran du même asservi laisse peu de doutes sur le sujet. Et cela s’inscrit dans la suite logique de la privatisation qui pointe.

    Je me trompe ? On évoque déjà l’intérim pour remplacer les enseignants absents !

    Alors rêvons un peu à ce monde meilleur : l’enseignant devra rendre des comptes de productivité par le biais de la réussite. On le notera sur les notes de ses élèves (...), son salaire sera asservi à la moyenne de sa classe, il devra impérativement (et quel que soit le niveau et la composition de sa classe) terminer un programme bien plus important (pour le bien de nos enfants), l’enseignement des fondamentaux sera renforcé (se lever quand un adulte rentre, se taire, avoir des cheveux courts et propres, avoir un uniforme repassé, ...).

    On pourrait même imaginer sans pousser trop loin le bouchon un bâtiment du collège ou lycée réservé à l’enfermement provisoire des mineurs récalcitrants, histoire de les initier quelque peu à ce qui les attend dans la vraie vie...

    Arrêtons là ce rêve merveilleux. Mais est-ce aussi utopique ?

    Une précision, je ne suis pas enseignant et le seul lien que l’ai avec ce ministère tient au fait que j’ai encore un fils en lycée. Lui est sauvé par rapport à cela.

    Alors, c’est vrai ma foi, pourquoi je m’en fais ?

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