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Par Erwan Manac’h - Suivre sur twitter - 16 mars 2012

Présidentielle 2012 : ils seront dix candidats

Le Conseil constitutionnel a validé lundi après-midi les engagements de dix candidats au premier tour de l’élection présidentielle de 2012. Tour d’horizon.

Après les échecs de Corrine Lepage (Cap21 - écologie) et de Dominique de Villepin, voici la liste des 10 candidats officiels du premier tour de la présidentielle 2012 :

AFP / Martin Bureau

Nathalie Arthaud, 42 ans, professeur d’économie et gestion à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). En 2008, elle succède à Arlette Laguiller, six fois candidate à la présidentielle (un record), comme porte-parole de Lutte ouvrière. La liste qu’elle mène en 2009 aux européennes atteint 0,84 % des suffrages, puis 1,42 % aux régionales l’année suivante.

AFP / Mehdi Fedouachi

François Bayrou, 60 ans, député des Pyrénées-Atlantiques, ancien député européen et président du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques. Ministre de l’Éducation nationale sous la droite de 1993 à 1997. Il joue depuis une carte plus « autonome » avec l’UDF, puis le Modem qu’il fonde après la présidentielle de 2007 à laquelle il recueille 18,57 % des voix. Depuis ce succès, le « troisième homme » autoproclamé mène une traversée du désert : 8,46 % aux européennes en 2009, 4,2% aux régionales en 2010. En 2012, il veut être « le candidat qui fait le moins de propositions » (« Des paroles et des actes »), pour redresser les finances publiques.

Jacques Cheminade, 70 ans, président de Solidarité et progrès. Candidat à la présidentielle en 1995, il recueille 0,28 % des suffrages. En 2007, il ne parvient pas à réunir les parrainages suffisants pour se présenter et appelle finalement à voter pour Ségolène Royal. Il propose une refonte du système financier mondial, récuse le réchauffement climatique et défend notamment la « mise en place d’un corridor thermonucléaire entre la Terre et Mars, via la Lune ». Le parti Solidarité et progrès qu’il dirige a été par ailleurs accusé de tentatives d’embrigadement de jeunes étudiants et était dans le collimateur de la Mivilud (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires).

À noter

Parmi les absents, on retiendra Dominique de Villepin, Corine Lepage et Carl Lang. En 2007, 12 candidats s’étaient présenté, contre 16 en 2002 et 9 en 1995.

AFP / Kenzo Tribouillard

Nicolas Dupont-Aignan, 51 ans, député-maire de Yerres (Essonne). Membre de l’UMP jusqu’en janvier 2007, partisan du « non » au référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005, il préside « Debout la République » et se présente comme « gaulliste à vocation souverainiste et sociale ».

AFP / Fred Dufour

François Hollande, 57 ans, président du Conseil général de Corrèze. Premier secrétaire du Parti socialiste de 1997 à 2008, il passe la main à Martine Aubry, qu’il devancera finalement dans la course à l’investiture socialiste, en octobre 2011 (56 %). Il est le chef de file de l’aile « sociale-démocrate » du Parti socialiste.

AFP / Bertrand Guay

Eva Joly, 68 ans, députée européenne d’Île-de-France. Europe Écologie, rassemblement de personnalités politiques et d’acteurs de la société civile, a été crée en 2009 pour les élections européenne (16 %). Après un second succès aux régionales (12,2 %) et leur fusion avec les Verts en 2010, le mouvement désigne l’ex-magistrate, une révélation de la campagne européenne, comme candidate à la présidentielle, par 58 % des scrutins exprimés lors d’une primaire ouverte.

AFP / Eric Cabanis

Marine le Pen, 43 ans, avocate, conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais. Elle succède à son père à la tête du Front national en janvier 2011. Elle tente depuis de donner une respectabilité au parti et parvient à se faire une place dans l’arène médiatique. Sur le fond, la doctrine reste chevillée autour d’un rejet des étrangers et d’un repli nationaliste (lire notre dossier : FN, un an de mystification).

AFP / Bertrand Langlois

Jean-Luc Mélenchon, 60 ans, député européen. Le Front de gauche, né en 2009, rassemble le Parti de gauche, co-fondé par Jean-Luc Mélenchon quittant les Parti socialiste en 2008, la Gauche unitaire, le PCF, la Fase de Clémentine Autain, etc. Un tel rassemblement résulte de tentatives répétées d’unir la gauche de (la) gauche au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy. Ancien sénateur, Jean-Luc Mélenchon a officié comme ministre de l’Enseignement professionnel sous Lionel Jospin entre 2000 et 2002.

AFP / Pascal Guyot

Philippe Poutou, 45 ans, ouvrier réparateur de machine-outil, militant politique et syndical. C’est le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), créé en 2009 pour faire renaitre la LCR et capitaliser sur les succès électoraux d’Olivier Besancenot (4,25 % en 2002, 4,08 % en 2007). Philippe Poutou, militant CGT, est désigné candidat en juin 2011 par un parti qui se déchire sur la question du ralliement au Front de gauche.

AFP / Lionel Bonaventure

Nicolas Sarkozy, 57 ans, Président sortant. Il doit assumer un bilan particulièrement sombre : une dette publique de 1 788 milliards d’euros (+612 milliards en 5 ans sous l’effet des baisses d’impôt et du renflouement des banques après la crise financière), la hausse du chômage, les suppressions de postes dans l’éducation, la santé, la justice, la police etc. L’ancien avocat a déclaré qu’il arrêterait la politique en cas de défaite le 6 mai prochain.


- Modification, lundi 19 à 18h : actualisation du texte suite à la communication du Conseil constitutionnel.

- Ajout, vendredi 16 à 20h45 : la déclaration de Corrine Lepage a été ajoutée.

Commentaires de forum
  • Mais que vient faire la Miviludes là-dedans ? Va-t-elle donner son blanc-seing à tout ce qui aurait le droit de bouger en France ? Pas de blanc-seing de la Miviludes, pas le droit de bouger ? Mais sur quels critères et avec quelles preuves ? On peut être sûr que les autorités établies n’auront jamais d’ennuis de la part de la Miviludes, seuls les mouvements minoritaires qui pourraient gêner par leur trop grande lucidité ces autorités vont recevoir les attaques de la Miviludes. Attaques envoyées par l’affirmation de grandes généralités et en s’appuyant sur les amalgames, comme l’on peut l’observer dans ses rapports. Lorsque l’on sait que le président de la Miviludes est membre fondateur du Momagri, une instance qui soutient les OGM, on a tout compris. Le gouvernement soutient la Miviludes comme il entretiendrait une mauvaise verrue. Un jour, cela fera tache.

    •  

      Marie, je suis désolé, mais Solidarité & Progrès a quand même un aspect troublant dans son fonctionnement interne qui peut effectivement laisser songer parfois à de l’embrigadement de type sectaire. Après, il ne faut pas non plus sombrer dans la parano (et puis dans le genre Cheminade est quand même moins loufoque que Mme LaRouche et son Institut Schiller vraiment très... troublant, dirais-je, pour ne pas prêter le flanc au procès d’intention).
      Le fait demeure qu’un parti politique qui fut surveillé par la MIVILUDES, ça n’est pas si commun que cela.

    •  

      Cheminade est le disicple de Larouche et des Larouchistes, secte politique bien connue aux USA :
      http://www.scoop.it/t/lyndon-larouc...

  • Juste une chose, il est interdit au NPA d’utiliser l’étiquette de la CGT pour une élection.
    Il doit juste dire : militant syndical sans préciser CGT.

    C’est écrit dans les statuts de la CGT

  • darksideofthepolitis 18 mars 2012 à 15:48

    J’adore votre texte sur le NPG : "Nouveau parti anticapitaliste...et capitaliser sur les succès..." Un parti anticapitaliste qui espère capitaliser c’est quand même le comble du comble. :) :)

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