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Régionales : les résultats du premier tour

dimanche 14 mars 2010, par Politis.fr


Retrouvez les principaux résultats du premier tour des régionales 2010 et surveillez les blogs de Politis.fr pour lire les réactions et analyses de nos blogueurs.

Les résultats définitifs au niveau national créditent le PS de 29,5 % des votes, devant l’UMP avec 26,3 %. Europe Ecologie engrange 12,5 % des suffrages, le Front national 11,6 %, le Front de gauche 6,1 %, le Modem 4,3 %, le NPA 3,4 % et Lutte ouvrière 1,1 %. La débandade annoncée pour la droite se concrétise avec un score d’une faiblesse jamais vue dans l’histoire de la Ve République.

Autre record, plus inquiétant celui-là, le niveau de l’abstention atteint 53,65 % d’électeurs partis à la pêche ce dimanche.

Selon les résultats définitifs par régions communiqués par le ministère de l’Intérieur lundi matin, en Ile-de-France, l’UMP obtient 27,76 %, le PS 25,26 %, Europe Ecologie 16,58 %, le FN 9,29 %, le Front de gauche 6,55 %, le Modem 3,98 % et le NPA 3,13 %.

En Languedoc-Rousillon, Georges Frêche vire largement en tête avec 34,28 % des suffrages. L’UMP de Raymond Couderc décroche 19,63 % des voix, devant Le Front national et France Jamet avec 12,67 %. Le Front de gauche de René Revol obtient 8,59 % et la maire PS de Montpellier, Hélène Mandroux, ne dépasse pas 7,74 % des voix.

En Alsace, l’une des deux dernières régions détenues par la droite en France, l’UMP est bousculé : le parti présidentiel y obtient 34,94 % des voix, contre 18,97 % pour la liste du Parti socialiste et 15,60 % pour Europe Ecologie, deux listes qui devraient fusionner pour le second tour. Le Front national atteint 13,49 % et Alsace d’abord 4,98 %, soit presque 18,5 % pour l’extrême-droite locale.

En Rhône-Alpes, l’UMP affiche 26,39 % des suffrages, le PS 25,40 %, Europe Ecologie 17,83%. Le FN créé la surprise avec 14,01 %, bien au-delà des 10 % attendus qui permettent de maintenir une liste au second tour.

N’hésitez pas à réagir à ces premiers enseignements et à analyser les résultats de vos régions.

PHOTO : AFP

MESQUINERIE QUAND TU NOUS TIENS

Comment faire perdre 5 % au PS après la fermeture des bureaux de vote et permettre ainsi à l’UMP de s’afficher en tête au lendemain du 14 avril ? Facile : il suffit, comme le fait le ministère de l’Intérieur sur son tableau récapitulatif, de séparer les listes PS des « Listes d’union de la gauche ». Un peu comme si l’on avait scindé les listes UMP et Nouveau centre. Allez expliquer après ça à Xavier Bertrand et Frédéric Lefebvre qu’ils ont bel et bien perdu hier....

_Xavier Frison

6 Messages de forum

  • Régionales : les résultats du premier tour 14 mars 21:18, par Phil OGM

    Du languedoc-Roussillon

    Si aucune des 3 listes : Europe Ecologie (Roumégas) ; A gauche Maintenant (Revol), PS (mandroux), n’arrive au-dessus de la barre des 10 %, la position de Mme Mandroux, en particulier sera fort délicate. Elle aura, en se présentant, seulement permis qu’il n’y ait pas d’opposition de gauche au Conseil Régional (ce qui aurait certainement été le cas sans sa liste...). Tout cela avec le prétexte grossier de "la tronche pas catholique"...

    BRAVO ! C’est réussi...

    Il y aura un vote blanc de plus au prochain tour...

  • Régionales : les résultats du premier tour 14 mars 21:23, par Phil OGM

    Et voila que sur France Bleu régional, la représentante catalane de Mme Mandroux dit que non, non, ce n’est pas une défaite... un PS à 7 % !! derrière le FN, Europe Ecologie et l’autre gauche (Revol).

    Décidément, je ne réfléchis pas socialiste...

  • Régionales : les résultats du premier tour 15 mars 10:11, par Henri-Georges NATON

    Ben non c’est pas une défaite, ils ont réussi à empêcher le Front de Gauche NPA de faire un bon score...

  • Régionales : les résultats du premier tour 15 mars 15:08, par YVES BUREAU

    MOI CE QUI M ENERVE C EST QUE L ON PRESENTE LES SOCIALISTES COMME ETANT DE GAUCHE. ! IL Y A LONGTEMPS QU ILS ONT CHANGE DE CAP UN PEU ( beaucoup) COMME LE JOURNAL DE JOJO LE BARBICHU (merci Mr Fontenelle)

  • Interview que l’on retrouve sur http://www.acturevue.com

    Acturevue : Lors de votre discours, vous avez parlé du fort développement du nucléaire en France mis en œuvre par la droite, que proposez-vous pour éviter cela ?

    Daniel Cohn-Bendit : Il nous faut démontrer qu’entre économie d’énergie, développement durable et sortie du nucléaire qui aura lieu dans 30 à 40 ans, il y a une alternative dès maintenant. Elle passe par les économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables.

    Vous avez proposé l’idée d’un péage à Paris, à l’instar de Londres, mais Cécile Duflot ne semble pas être d’accord avec vous, qu’en pensez-vous ?

    Je suis minoritaire dans le parti à penser cela. Il y a quand même de plus en plus de villes qui se posent la question.

    Ne pensez-vous pas qu’il faille d’abord développer les voitures non polluantes avant de taxer les contribuables ?

    Les voitures écologiques mettront un certain temps avant de se développer. Le problème réside dans ces phases de transition. Le débat sur le péage réapparaîtra dans quelques années. Il y a déjà 10 villes en Europe qui sont en train de se poser la question. Je suis très cool, j’attends que ça se pose aussi à Paris.

    Que pensez-vous de la taxe carbone actuelle ?

    Nous avons besoin d’une contribution climat-énergie. Pour l’instant, il n’y a pas les forces politiques pour l’imposer. Mais de toute façon, elle n’existe toujours pas ; le gouvernement tel qu’il est aujourd’hui a laissé tomber l’idée.

    Vous avez pris une certaine position sur la tactique à adopter pour les élections présidentielles, pouvez-vous nous en parler ?

    J’ai mon opinion là-dessus, et le débat arrivera plus tard.

    Ce meeting donne l’impression que vous vous en prenez autant au PS qu’à l’UMP...

    Je n’ai pas tapé sur le PS ; Nous ne pouvons juste pas dire que nous allons nous remettre ensemble pour « faire comme avant ». Soit nous allons plus loin, soit nous n’allons pas plus loin. Mais politiquement, plus nous serons fort, plus nous aurons de poids pour faire ce changement, sinon, ce sera « comme avant ». Je ne tape pas sur eux, nous voulons des conditions. Si nous étions comme le PS, nous serions au PS. Si nous ne sommes pas comme le PS c’est parce que nous avons d’autres choses à proposer. Plus nous aurons un score élevé, plus nous aurons un groupe conséquent au Conseil Régional, plus nous pourrons proposer des politiques. Si nous faisons 17, 18, 19 ou même 20% en Ile-De-France, nous doublons la mise, et aurons une autre possibilité d’intervention politique.

    Avant de présenter des listes, avez – vous parlé avec les socialistes pour avoir une liste commune dès le premier tour ?

    Cette question est aberrante. Aujourd’hui, tout le monde est d’accord pour dire que la stratégie de l’UMP est perdante car ils n’ont fait qu’une liste et on nous demande pourquoi on ne ferait pas la stratégie perdante à gauche ? Si nous avons une élection à 2 tours, il y a la démocratie du premier tour et le rassemblement au deuxième tour. Si nous n’avions fait qu’une liste, il n’y aurait personne à rassembler. L’UMP est incapable de rassembler. Il y a une diversité dans l’électorat, il faut mobiliser cette diversité. Deux seules forces au premier tour, c’est l’ennui. Vous auriez eu Huchon et vous auriez eu Pécresse... Cécile n’aurait pas existé et donc nous, nous n’aurions pas existé.

    Duflot aurait pu exister en faisant campagne avec les socialistes...

    Mais non … Vous en riez vous même. C’est inimaginable. Je pense que c’est bon comme ça, et cela nous permet de savoir ce que l’on représente en tant que force politique.

    Ne sentez-vous pas une certaine hypocrisie en vous présentant les uns contre les autres au premier tour pour ensuite vous rassembler facilement lors du second ?

    Nous ne sommes pas les uns contre les autres mais les uns à côté des autres.

    Alors êtes-vous à côté de l’UMP ?

    Oui, nous sommes à côté de l’UMP, c’est vrai. Nous avons un programme, et si nous avons un certain nombre d’électeurs, et bien nous serons une force politique influente. Et en tant que force politique, nous nous allierons avec ceux qui nous sont proches.

    Propos recueillis par C.Merlaud au meeting national d’Europe Ecologie au Cirque d’Hiver à Paris le 10 mars dernier.

  • Ami(e)s du Languedoc-Roussillon,

    Pour le deuxième tour, plutôt que de s’abstenir ou de voter blanc, je pense qu’il vaudrait mieux voter nul : prendre un bulletin Frêche, le barrer et écrire dessus un court commentaire politique.


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