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Par Claude-Marie Vadrot - 12 juillet 2012

Retour sur l’île déserte, bretonne et bio de Quéménès

Depuis cinq ans, David et Soizic Cuizenier ont recolonisé l’île de Quéménès à la pointe du Finistère, au cœur d’une mer d’Iroise souvent agitée, et peuplée de phoques et de dauphins. Les animaux marins les accompagnent fréquemment dans leurs trajets en bateau vers l’île de Molène ou le continent (une demi-heure). Un pari qui paraissait impossible sur cette terre de 35 hectares battue par les vents où seuls deux vieux sureaux, abrités derrière une cabane en pierre, ont résisté au temps. D’autant que, depuis leur arrivée, sont nés Chloé et Jules, qui ont maintenant 3 ans et 3 mois. Mais le couple de trentenaires a résisté à tout.

Le Conservatoire du littoral a racheté l’île, où ne courraient que quelques lapins, au début des années 2000, pour la préserver des appétits immobiliers. De mémoire d’homme, il a toujours eu de l’agriculture et de l’élevage à Quéménès. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la seule ferme de l’île nourrissait une trentaine de personnes et recevait la visite saisonnière des goémoniers. Le maire de Molène, non loin, où vivent encore 80 habitants, se souvient que ses concitoyens, il y a une quarantaine d’années, allaient y acheter des cochons, des moutons, et même des chevaux. Au moment de l’acquisition par le conservatoire, il fallut refaire les toits des bâtiments puis trouver des candidats à la vie saine de Quéménès, afin de ne pas laisser l’île à l’abandon. Un premier couple ne résista pas plus d’un hiver… En 2007, le couple Cuizenier tente l’aventure. Ils commencent avec une douzaine de moutons et un petit jardin potager. Ils sont toujours là, heureux.

Leur troupeau ovin compte une centaine de bêtes qui paissent l’herbe entre orties et chardons. S’y ajoute un hectare de pommes de terre, des mona lisa, une variété pas trop hâtive, dont la vente, ajoutée à celle des moutons, alimente le budget du couple, qui doit respecter un certain nombre de règles et de contraintes nécessaires à la protection de la faune, surtout volatile : entretien des murets de pierres ; pas de chien ni de chat (à leur grand regret), car les meilleurs amis de l’homme détruiraient les nids des oiseaux, qui sont tous au sol, sur les plages et les galets ; pour la même raison, il faut éviter aux habitants de Quéménès de fréquenter les bords de mer pendant la période de la nidification.

Une île intégralement bio

Pour sauvegarder la biodiversité végétale et la microfaune, pas question d’utiliser des engrais chimiques et des pesticides. Tout est bio, y compris les soins prodigués au troupeau. Ce qui signifie toilettes sèches, compost… Pour les eaux usées, trois bassins équipés d’un système de phyto-épuration permettent d’éviter de polluer la nappe d’eau douce et la mer. Il existe un puits sur l’île mais sa production, issue d’une petite nappe captive située au-dessus du niveau de la mer, serait vite insuffisante si elle n’était pas complétée par la récupération de la pluie. Économique en énergie, un système de filtration avec papier et charbon actif, complétés par une exposition à des rayons ultraviolets, la rend potable.

L’électricité provient d’une petite éolienne de 2,5 kW couplée avec 70 m2 de panneaux solaire photovoltaïques (un peu plus de 6 kW). Le tout complété par 2,5 m2 de capteurs solaires pour la fourniture d’eau chaude sanitaire. Toute l’installation, y compris le système de gestion qui permet de stocker une partie de l’électricité dans 48 grandes batteries, a exigé un investissement de 150 000 euros (en comptant l’étude préalable de faisabilité d’EDF). L’acquisition d’une jeep électrique, petite mais puissante, dont les batteries se rechargent la nuit grâce à l’éolienne, leur permet de délaisser leur vieux tracteur, qui ne sert plus qu’au labourage.

Un smic chacun

Pour compléter leurs revenus, Soizic et David se sont lancés dans l’exploitation des algues alimentaires, en accord avec le Conservatoire du littoral, et ils reçoivent des hôtes payants (pas plus de huit personnes, pour éviter le « piétinement » de l’île, et parce qu’au-delà la charge de travail serait trop importante) dans un des petits bâtiments réhabilités. L’éducation des visiteurs à l’économie d’eau et d’énergie, n’est pas toujours facile. Récemment, Soizic a été obligée de couper l’eau à une femme qui en était à sa troisième douche de la journée !

Quand les conditions sont favorables, les téléphones portables fonctionnent et Internet est accessible (pas d’antenne relais sur l’île pour préserver le paysage). Quand les journées d’hiver deviennent interminables et que la solitude leur pèse, Soizic et David se réfugient dans un vieux grenier, seul endroit d’où ils peuvent capter quelques chaînes. Ils ont suivi le Tournoi des six nations de rugby, dont ils sont fans tous les deux. Mais même enroulés dans des couvertures, ils finissent toujours frigorifiés…

Grâce à eux, l’île, fascinante de calme et de beauté, est (re)devenue un havre de paix pour les oiseaux et les phoques gris. Terre légèrement vallonnée qui plonge dans la mer, embruns qui fouettent tous les bâtiments de la ferme les jours de tempête… Cette année, pour la première fois, ils ont pu se verser un Smic chacun, et, surtout, apporter la preuve de la viabilité du projet, alliance durable entre protection d’un site, agriculture et autonomie énergétique.

www.iledequemenes.fr

Commenter (41)

Commentaires de forum
  • Une question :
    Comment fonctionne le chauffage dans les bâtiments ?

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  • cp 12 juillet 2012 à 22:10

    Un vrai bonheur pour le contribuable breton que je suis (En plus d’autres lieux découverts à marée basse…) de participer à cette robinsonnade subventionnée ! A hauteur de 30 000 € rien que pour le zoli moulin à vent, crois-je me souvenir ! Le bonheur a encore frappé…

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 13 juillet 2012 à 08:54

      Réponse purement démagogique...

      Avec vos impots, vous financez
      - l’école
      - les routes
      - police
      - la justice
      - les hôpitaux
      - l’armée
      - les routes
      - la préservation de la forêt domaniale
      - les réserves naturelles
      - les parcs nationaux
      - La protection du littoral à travers le Conservatoire du Littoral
      et j’en oublie beaucoup, mais en l’occurrence vous avez tout faux, l’éolienne a été financée par un mécène...

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      •  
        cp 13 juillet 2012 à 11:40

        https://docs.google.com/viewer?a=v&...

        Avec EDF comme bienfaiteur pour un quart d’un budget de 210 000 € s’agissant de l’électricité.

        Et passons sur la masse de batteries à virer au bout de cinq ans pour en mettre des neuves, dans une île sans port...

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        •  
          Claude-Marie Vadrot 13 juillet 2012 à 11:52

          Et si ma tante en avait deux, on l’appellerait mon oncle...

          Avec votre raisonnement, on ne ferait jamais rien. Et si le conservatoire du littoral n’existait pas depuis 1977, avec l’argent de l’Etat (la plus grosse part) et celui des mécènes (plutôt faible), Pierre & Vacances, Merlin, Bouygues et compagnie auraient saccagé (comme à la Grande Motte ou à Nice) l’essentiel des rivages marins.

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          •  
            cp 13 juillet 2012 à 20:46

            Si cela relève d’un outrage que de relever que pour quelques kilowatts (Aléatoires) il aura fallu dépenser plus de 200 000 €, et qu’il faudrait voir là un modèle à reproduire…

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            •  
              Claude-Marie Vadrot 13 juillet 2012 à 23:29

              C’est le seul moyen d’expérimenter pour une transition énergétique vers les énergies renouvelables et l’utilisation rationnelle de l’électricité ;et allez dire à ce jeune couple que les "kilowatts" sont aléatoires, ils vous riront au nez tout comme les touristes qu’ils reçoivent pendant sept mois de l’année.

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  • Patrig K 13 juillet 2012 à 16:47

    Bonjour Claude ...

    Et sur le coup, je te soutiens et qu’il aille capé ailleurs , ce bipède puérile infantile

    Cette expérience est riche, prometteuse . Néanmoins, ce n’est pas l’exemple applicable à tous les territoires 1 couple 2 enfants pour 35 hectares , ainsi avec ces critères, combien de Terres faudrait il pour 7 milliards d’humains...

    Ce reportage est sympa, merci pour mon petit pays ....

    Patrick Quéméner ....une déclinaison de Quéménès ... et rédigé ainsi en breton Kemener ...non mais

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 13 juillet 2012 à 23:33

      Merci.
      Mais vous oubliez deux choses : d’abord que cette île a pendant des décennies fait vivre 30 personnes et ensuite que ce couple reçoit 8 touristes chaque semaine pendant 7 mois de l’année, touristes qui apprennent à économiser l’énergie.

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      •  
        Patrig K 19 juillet 2012 à 11:39

        Bien entendu, qu’il y avait 30 personnes , il y a très longtemps à l’époque ou l’écran n’était pas dans les chaumières, la pub aux quatres coins de rues, et la facilité des trente glorieuses à passer d’une société relativement sobre, à la société de gaspillage ...

        Pour rendre applicable ce mode de vie, il va falloir sacrément changer ...

        PS : j’ai vécu dans ma jeunesse de cette façon ou très proche, les sabots de bois en hiver pour aller à l’école, le poel à charbon à charger tous les matins, et j’en garde de très bon souvenirs ...

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        •  
          Claude-Marie Vadrot 19 juillet 2012 à 11:50

          Les 30 personnes, c’était entre 1950 et 1960.

          Ce papier n’est pas de la nostalgie (surtout pour les sabots) juste le récit d’une expérience dont seront tirés, y compris humainement, de nombreux enseignements.

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          •  
            cp 19 juillet 2012 à 12:08

            Le problème est que plus grand monde ne veut vivre comme ça et que le coup du tracteur électrique nous fait bien rire ! La distribution de préservatifs parfumés à la méthadone doit sans doute être comprise dans les prestations de l’éventuel séjour !...

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            •  
              Claude-Marie Vadrot 19 juillet 2012 à 12:13

              Je préfère un véhicule agricole électrique à un tracteur diesel..

              Pour le reste de votre réponse, je suppose qu’elle est censée être drôle....

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              •  
                cp 19 juillet 2012 à 14:57

                Tout dispositif qui intègre des batteries est une hérésie écologique, et l’on doit en limiter l’usage à des applications où la sécurité publique est en péril : Centraux téléphoniques ou informatique liée aux systèmes vitaux. La généralisation des systèmes « hybrides » (Genre votre scooter…) va générer une montagne de déchets chimiques qui finiront, loin des yeux, dans des décharges à Pétaouchnock !

                (Le « Monde » nous entretenu, sur une page entière l’année passée, de la coûteuse récupération d’un stock de batteries usagées associées à des éoliennes au fin fond de l’océan indien, aux îles Eparses, où des années durant une station météo de l’armée a généré des tonnes d’accumulateurs abandonnés, et qu’il a fallu déménager par d’incessantes rotations d’hélicoptères vers un cargo au mouillage, ainsi de la belle électricité verte aura permis au final à un brave hélico Puma de balancer pendant des jours et des jours des tonnes et des tonnes de CO2, au large de Madagascar…)

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                •  
                  J’aime Politis mais jusqu’à quand ? 22 juillet 2012 à 01:12

                  CP, je suis d’accord avec vos remarques. Le parti-pris est souvent de rigueur dans les sujets de Claude-Marie Vadrot. Je suis aussi convaincu que ce modèle n’est pas applicable à grande échelle, et je ne comprends pas en quoi d’ailleurs par exemple il a permis le retour des phoques gris.
                  Que Clause-Marie Vadrot et ses 73 ans m’excusent, mais j’espère sincèrement que ses contributions à Politis sont bénévoles. En effet, le marché du travail grouille de jeunes et bons journalistes, capables de distinguer les enjeux environnementaux dans leur complexité, tout en étant beaucoup moins caricaturaux dans leurs approches. On ne peut se lamenter, avec toute la démagogie que cela suppose, du chômage et de la précarité des jeunes, http://www.politis.fr/Young-and-poo... sans jamais balayer devant sa porte.

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                  •  
                    Claude-Marie Vadrot 22 juillet 2012 à 09:52

                    Pour le phoque gris la réponse et simple : cette ile où il n’est pas (plus) permis de débarquer (en dehors du petit) embarcadère est redevenue une zone de repos pour ces phoques en général trop "pourchassés" par les touristes ; et à certaines périodes, les touristes hébergés à la ferme ne peuvent pas marcher sur les plages pour ne pas compromettre la nidification des oiseaux.

                    Ensuite, j’ai le regret de dire à ce courageux anonyme que je suis un toujours un journaliste professionnel vivant de son métier

                    Et en fin, je ne réponds pas aux commentaires de mauvaise foi

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                      J’aime Politis jusqu’à quand ? 23 juillet 2012 à 16:27

                      Je me suis excusé d’avance et je ne cherche pas à vous froisser.
                      S’interroger sur la viabilité d’un système à grande échelle est-ce de la mauvaise foi ?
                      Mon nom est M Ouerdani, je ne vous connais pas, votre âge est sur wikipedia et je vois pas quel intérêt à ce que je précise mon nom. Je ne suis pas une personnalité publique et je n’est pas choisi de l’être. A l’inverse les journalistes se doivent d’accepter publiquement les critiques. (Surtout quand le média survit grâce à des campagnes de soutien. Politis est aussi à nous)
                      A 27 ans, je fais parti de la première génération à présenter un niveau de vie inférieur à celui de ses parents, génération précaire comme l’on dit. Votre génération remplit les premières classe TGV, part en vacances dans des camping-car à plus de 30 000 euros (regardez les images du tour de France !). Vous avez connu le plein emploi, laissez-nous aujourd’hui travailler. «  C’est pas moi c’est les autres » chantait Abd al Malik. Les journalistes s’indignent le chômage des jeunes mais continuent à exercer jusqu’à 75 ans dans un secteur où la précarité est majeure. Quel que soit votre bord politique, vous ressemblez à Alain Drucker, Alain Dehamel, Macha Méril ou encore Etienne Mougeotte. Quel est l’âge moyen des rédacteurs en poste ? Qu’est ce que cette attitude a de différente avec les justications des politiques cumulards, des grosses retraites qui dépassent les 3000 euros par mois quand le smic est à 1000 euros ?
                      Manquer de courage ce n’est pas signer un commentaire anonyme, mais c’est être incapable de laisser de coté ses aspirations individuelles, au profit d’intérêts collectifs. (La base de la pensée de gauche il me semble) Et encore une fois je n’ai rien contre vous. Je ne suis pas journaliste mais je profite de l’occasion et de l’espace d’expression qu’offre Politis. J’attend un jour un débat sur ces questions et merci au journal de laisser mon commentaire.

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                        Claude-Marie Vadrot 23 juillet 2012 à 16:44

                        Je n’ai aucunement l’intention de supprimer votre commentaire. Ce n’est ni dans mes habitudes ni dans celles de Politis sauf injures et racisme. Car dans ces cas là notre responsabilité pénale est engagée.

                        Pour le reste, je n’ai pas à me justifier : je fais profiter les lecteurs, ceux de Politis et d’autres, d’un acquit et d’une mémoire historique et journalistique qui peut être utile à tous. La date de départ à la retraite est libre et je continuerais jusqu’au jour où je serais gâteux. Et je ne prends en aucun cas la place d’un plus jeune.

                        Quand à me comparer avec Drucker ou Duhamel...il faudrait que nos salaires soient plus proches pour que la comparaison soit pertinente, ce qui, dans mon cas, reporter pendant toute ma carrière, ne s’est jamais présenté.

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          •  
            Patrig K 23 juillet 2012 à 15:10

            1950 à 1960 ...

            Je ne sais combien il y avait de TV à l’époque dans les foyers, mais pour ma part, j’ai souvenir que ma généreuse Mam, n’a put se l’offrir pour la famille que vers les années 1970 environ, et encore c’était d’occasion ...

            Ceci étant, ce cas et cette expérience est riche et sympathique... Une bonne idée touristique. Maintenant pour y trouver un équilibre économique, c’est pas gagné ... pour plus d’un couple..

            D’ailleurs ce qui est vrai pour cet exemple, l’est encore plus pour le continent. Car il est sur que de vouloir à la fois construire TGV et LGV, d’éclairer jour et nuit les autoroutes de Lisbonne à Moscou, d’éclairer les bétisiers télévisés ETC ETC ..., c’est pas évident de voir le bout du tunnel, sans grande casse.

            Le changement de paradigme énergétique, ne pourra se faire qu’avec un changement des modes de vies. C’est à dire quand le système libéral que l’on connait, ne s’écroule définitivement. Ce qui est malheureusement probable, une disparition qui se fera dans la douleur, tel un monstre intoxiqué à devoir se curé , là aussi il est difficile d’annoncer la couleur.

            Tout comme 39/45 à drainer la sociale démocratie en Europe, suivie des trente ( pas pour tous), le continent Africain, lui a subit simultanément , les MOINS TRENTE , à minima...

            Par contre de condamner cette expérience d’EDF à 200 000 euros, faut etre culoté pour s’y reposer. Quand dans ce complexe, ils n’ont aucun complexe à multiplier les factures en milliards, par deux, quand ce n’est pas par trois, quatre ou parfois plus encore, le pire , c’est que la surveillance à l’infinie des sites d’enfouissement, n’est pas prete d’etre estimée pour longtemps ... Encore moins d’etre payé ...

            Bonne continuation , ... Patrig K

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            •  
              cp 23 juillet 2012 à 20:15

              Le « monde libéral » sera en extase à la perspective de fournir quelques KVA à 200 000 € ! En plus s’il faut y adjoindre des tonnes de batteries pour deux clanpins, batteries s’usant à chaque cycle de charge et de décharge, à changer au bout de cinq ou six ans (Sur une île, où il faudra durant une semaine mobiliser plusieurs techniciens rien que pour cette intervention unique…), pour sûr, le « monde libéral » guette cette providence subventionnée ! D’ailleurs il se délecte déjà de l’éolien offshore !

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              •  
                Claude-Marie Vadrot 23 juillet 2012 à 20:24

                L’idée n’était pas et n’est pas de mettre sur pied un système idéal mais de montrer que les énergies renouvelables et l’agriculture bio peuvent contribuer à sauvegarder un espace protégé au coeur d’un par naturel marin.

                Mais évidemment, pour qui est de parti pris, rien n’est jamais acceptable. Certains commentaires le prouvent face à une expérience positive. Vous voulez quoi ? que l’on vous raconte toujours des catastrophes ? Des échecs ?

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                •  
                  cp 24 juillet 2012 à 00:18

                  Je sais, je suis un horrible rabat-joie, qui tente de ramener les gens sur terre, et s’agissant d’iliens cela constitue une sorte de crime contre l’humanité…

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              •  
                patrig k 24 juillet 2012 à 15:04

                CP ....Vous etes aussi dogmatique que ceux que vous condamnez

                Je prends ce texte comme un bon reportage d’un couple Robinson du XXIéme ...

                ////batteries s’usant à chaque cycle de charge et de décharge///

                Vous vous préoccupez de la maintenance de ces batteries iliennes , et dans un cas très particulier et spécifique, mais pour ma part je m’inquiètes surtout et en premier lieu des nomades du nucléaire qui sont en charge des rechargements des centrales nucléaires, et qui n’ont rien à envier des ouvriers japonnais à Fukushima ... 80% des effectifs, eux aussi considérés comme epsilon matière à changer, quand la dose serait dépassée (ou pire cachée), ou quand il a trop d’idées du respect humain , comme mon ami et militant Philippe Billard, écarté de son travail pour cause de raison syndicale ...

                Autrement dit en langage courant de par ici : "un enculeur de mouches ... !"

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                •  
                  Claude-Marie Vadrot 24 juillet 2012 à 15:34

                  Un article, par définition, n’aborde qu’un seul sujet.

                  Pour le nucléaire, je vous renvoie à la lecture de mon dernier livre paru au mois d’avril (La centrale indémontable, ed Max Milo) dans lequel j’évoque à travers l’exemple de la mini-centra de Brennilis, toutes les "horreurs" du nucléaire et raconte (autres reportages sur place) l’accident de Tchernobyl et ses conséquences, l’accident de de Fukushima, les origines du nucléaire civile et l’insupportable condition des intérimaires du nucléaire. Une récente tournée dans les librairies bretonnes de la région de Brennilis m’a montré que les militants bretons avaient apprécié le bouquin.

                  Ceci pour vous dire que je ne fais pas que des reportages sur "l’actualité heureuse".

                  Répondre à ce commentaire

                  •  
                    patrig k 25 juillet 2012 à 11:59

                    Je n’en doute pas . Claude-Marie

                    Pour tout dire, c’est dommage que je n’ai put vous rencontrer à la librairie " L’Autre Rive" , dans la belle foret de Huelgoat Berrien ... Car j’avais de quoi témoigner sur cette centrale de Brennilis.

                    En effet, j’ai deux de mes frères qui y ont oeuvrés (nous étions 10 enfants) , lors des premiers travaux de vidange et démantèlement des premiers batiments. Deux frères qui ne sont plus qu’un seul ... parti d’un cancer à 44 ans !

                    Néanmoins, Arte qui a commander un reportage à ce sujet et programmé en diffusion en 2013 probablement, est venu à ma rencontre (le réalisateur) , je leur ai fait part de ce cas , certes personnel , mais révélateur de l’omerta qui demeure dans ce domaine. Ou quand le tabou nucléaire pénètre le coeur meme des familles et si la séquence est retenue ... à suivre donc ...

                    Cordialement

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                    •  
                      Claude-Marie Vadrot 25 juillet 2012 à 12:35

                      Mon livre comporte des témoignages qui ressemblent au vôtre

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                •  
                  cp 24 juillet 2012 à 17:25

                  Fukushima a pour caractéristique d’être une catastrophe sans victime, le « nucléaire » commence à avoir de la bouteille, et les études les plus sérieuses démontrent que l’on n’y meure pas plus qu’ailleurs, et même moins.

                  Une vaste enquête sur les « vétérans » des essais dans le Pacifique (Sur 30 000 personnes dotés de dosimètres) a même paradoxalement démontré que tous ces gens là vivaient plus vieux que le reste de la population (Ils furent des militaires sélectionnés préalablement sur leur forme physique, ceci explique cela…) mais en plus ceux dont le dosimètre avait « viré » sont moins malades que ceux dont les dosimètres étaient restés vierges. Tous ses gens là commence à être vieux, et nucléaire ou pas, les maladies se déclarent, et les cancers car on soigne mieux un tas d’autres pathologies. Et les services d’urgence vous sauvent mieux qu’avant.

                  Mais tant que la télé montrera des zozos de la CRIIRAD rouler des yeux terrrribles en trimballant un compteur Geiger sur tout et sur rien, pour ameuter les populations, pour le plus grand plaisir des catastrophistes, on ne pourra que déplorer un obscurantisme persistant que l’élévation globale du savoir scientifique semblait pourtant pouvoir enrayer !

                  (L’autre jour « Thalassa » nous montrait un reportage sur le Kerala, en Inde, qui est l’une des contrées les plus épouvantablement radioactives du Monde, sans pourtant que l’humain ne l’ait désertée à l’aune de ce savoir, je suppose que si Georges Pernoud ne vit pas aussi vieux que sa tata Régine, on saura pourquoi !)

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                    patrig k 25 juillet 2012 à 12:07

                    CP .... Aussi abruti qu’un stalinien ...

                    Je ne polémiquerai pas sur le cancer, ...

                    ////le « nucléaire » commence à avoir de la bouteille////

                    Un pronucléaire de gauche, dogmatique qui résite son catéchisme sarkozien qui ne disait pas autre chose ... !

                    Une industrie qui repose sur l’extraction des sous sols Nigériens, entre autres, et sans que le CP ne se pose la question de la réalité du colonialisme atomique pratiqué par ses maitres à penser ...

                    Si le nucléaire a de la boureille, à vous lire , c’est l’abus de la bouteille qui marque votre adjectif ...

                    Petit capot ... passez donc votre chemin ..

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                      cp 25 juillet 2012 à 21:58

                      Bah, votre puérile agressivité, votre inaptitude crasse à avancer des arguments, le caractère borné de votre esprit est parfaitement au débilitant diapason de notre pauvre pays qui va vers l’abîme à cultiver la nostalgie de la marine à voile, de la douceur des lampes à huile et du charme des diligences…

                      Le cocasse plan de relance de l’industrie automobile à base de voitures électriques est le parfait reflet de cette décadence.

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                        patrig k 28 juillet 2012 à 11:24

                        Crasse ...

                        Avant de qualifier vos interlocuteurs de puérils, de critiquer l’expérience de cette reconquête humaine d’une ile désertée depuis plusieurs générations, ce pour des considérations financières, tel un bon petit capot du capitalisme à rentabilité imaginaire...Communiste et comptable des banksters ...

                        Commencez par nous faire un développement de vos arguments, et qui justifierait le droit de l’industrie capitaliste nucléaire qui nous explique que ce pays France serait indépendant en ce domaine, tout en important 100% de la ressource à produire un vecteur énergie électronucléaire ... Et dont les nigériens ont été exclus à fixer et de vendre au "bon prix gagnant gagnant "’, les ressources de leur sous sol au 1/4 du prix , depuis les accords secrets de 1961 entre le pays des droits de l’homme , nous dit on , la doctrine du cafard Foccard de la FrancAfric, et les pays : Sénégal Bénin Niger ... en "échange" d"une protection et assistance militaire dans le sous continent Ouest Africain .. Un contrat remis en cause par l’ancien dictateur Tandja , depuis écarté du pouvoir , et remplacé depuis par un ancien cadre d’AREVA et désormais président du Niger , le militant influent , le conflit d’intérêt , ce pour l’extension des mines d’uranium au nord de ce pays ...

                        la nostalgie de la marine à voile

                        Faut-il être a ce point ignorant de l’histoire des transports maritimes ...depuis l’origine 25 siècles de bateau à voile, 1 à 2 siècles de cargo à mazout, avec toutes les conséquences que l’on connait ...AMOCO CADIZ et les 250 000 tonnes de pétroles étalées , justement non loin de cette petite parcelle de terre ... Quéménès  !

                        Lampe à huile... mettez y de l’huile à défaut de bougie, dans ce qui vous sert de moteur en cerveau .. !

                        Cocasse & décadence ... du CP au CM2 - 2

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                          cp 28 juillet 2012 à 19:52

                          Ce passage en vrille où l’on invoque Foccart (Et non Foccard) à propos de cette pauvre île qui ‘en demandait pas tant donne une idée du merdier tenant lieu de pensée chez certains amis de la Terre !

                          (La « France Afrique », ce concept désormais mort comme le susurre l’excellent Pierre Péan, le biographe insurpassable du susnommé, est mise à toutes les sauces mais s’agissant des Robinson ici en question cela démontre un certain épuisement ! Soyons polis …)

                          En attendant c’est EDF, et son horrible nucléaire qui raque pour un quart de l’aventure énergétique, l’état et la région pour le reste, ce qui prouve que nos deux zozos sont moins sectaires que leurs admirateurs ! C’est beau l’aventure climatisée, le saut dans le vide avec dorsal et ventral, et trampoline au sol, on ne sait jamais !…

                          Si vous détestez tant les pétroliers, rappelez-vous que l’Erika transportait un pétrole interdit de combustion en France, et qui devait en Italie faire le bonheur d’une centrale électrique, qui si elle avait été nucléaire n’aurait pas rendu utile l’Erika. Combien de d’Amoco en moins sur l’eau grâce à un atome dont l’éventuel naufrage d’un vraquier de minerais occasionne beaucoup moins de soucis pour les petits poissons et leurs amis oiseaux !…

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                            patrig k 29 juillet 2012 à 10:39

                            Péan ! La référence du court primaire ...

                            Le fait est que vous ne répondez pas à la question ... D’ou est issu ce qui fait tourner la plus idiote des cocotes thermos-nucléaires ...

                            Pédant colonialiste .. 1961 ! - 2007 & + 50% d’inflation

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                            patrig k 29 juillet 2012 à 11:16

                            Péan ! La référence du court primaire ...

                            Le fait est que vous ne répondez pas à la question ... D’où est issu ce qui fait tourner la plus idiote façon à produire de l’électricité à 30% de rendement ( hors taux de disponibilité) que sont ces cocotes thermos-nucléaires ... !

                            France Afrique .. Rappel au pédant colonialiste .. 1961 ! - 2007 & du négoce à + 50% d’inflation signé par son pote sarko sous pression par les chinois et le deal de deux EPRs, elles aussi vendus à la moitié du cout réel, à ses autres potes communo-capitalistes, l’oligarchie c’est son église ...

                            Les fonds de distillerie que transportait l’ERIKA, devaient être réexpédier justement sur le continent Africain, fond de colonne+base de l’essence "low cost" hors normes européennes... , et ce donneur de leçon , de répéter ce que la TV le lui a dicter... Le perroquet

                            [...//...beaucoup moins de soucis pour les petits poissons et leurs amis oiseaux !…]

                            Tout est dit de votre pensée, le mépris de la biodiversité, sans scrupule , les petits poissons , les amis oiseaux, n’ont pas d’importance pour cet hominidé, bloqué au CP .., un pré-humain productiviste anachronique.

                            Un type qui s’inquiète de cette dépense de 200 000 E , pour une entreprise privatisée par sarko, son pote, et ne pipe mot sur la distribution des dividendes aux actionnaires ! Un bavard inutile , qui défend le capitalisme d’état ... en fait un parfais collabo qui se range du coté de la doctrine de ces chefs, des dominants.

                            le valet de service ... ! ...

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                              cp 29 juillet 2012 à 20:37

                              La matière première du nucléaire se trouve aussi en Australie et au Canada, et les déchets jadis générés pourraient aussi être revalorisés la technique aidant, ce qui n’arrangerait pas le sort de l’Afrique pour autant.

                              Je ne m’inquiète pas pour 200 000 € (Ni pour les 1 600 000 € globaux du coût de l’affaire, consumés par des Robinson exaltant une vie au naturel qu’ils refusent de totalement assumer, les écologistes fustigent tous les moyens rationnels faisant fonctionner les réseaux électriques fiables, tout en s’y couplant pour ne pas subir les aléas de leurs bricolages électrogènes !)

                              Vos insultes baveuses procèdent sans doute d’une certaine indigence à argumenter, et de votre parfaite méconnaissance de la technique, c’est là la marque de l’écologie politique, le sarcasme de l’incompétence.

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                                patrig k 30 juillet 2012 à 00:45

                                Vous ne répondez toujours pas à la question colonialiste , le Canada et l’Australie c’est une chose, le Niger c’est 50% de ta lumière , quand à la compétence je vous laisse libre à vos brouillons d’écolier. ..

                                http://uab.academia.edu/Fran%C3%A7o...

                                Extrait :

                                La relation entre énergie et complexité apparaît alors comme étant auto-catalytique, c’est-à-dire que la présence d’un surplus d’énergie permet à la complexité d’émerger (vision progressiste), complexité qui en retour produit de nouveaux types de problèmes qui n’existaient pas auparavant. Or, résoudre de tels problèmes requière une complexification supplémentaire de la société et donc un surplus d’énergie d’autant plus grand. Energie et complexité sont ainsi imbriquées dans une relation de causalité à double sens (réciprocité).L’existence d’un surplus d’énergie étant une condition sine qua non à l’émergence de la complexité, celui-ci joue donc le rôle de contrainte limitative à cette relation de réciprocité et donc in fine à l’évolution d’une société complexe. Ce point, pourtant essentiel, n’est pas toujours bien compris dans les discussions ayant trait à la durabilité. Cela vient du fait que vivre à l’ère de l’Anthropocène où l’énergie est à la fois bon marché et abondante nous donne l’impression (biaisée) que ce surplus d’énergie est quelque chose de tout à fait normal et d’immuable. Rappelons-nous toutefois que ces périodes d’abondance énergétique ont été à la fois rares et de courte durée à l’échelle de l’histoire de l’humanité. Or, notre civilisation s’apprête à devoir affronter une double contrainte qui menace sa durabilité : la multiplication grandissante – et évidente – des problèmes et une crise énergétique globale réduisant sa capacité à résoudre ces problèmes.

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                                  cp 30 juillet 2012 à 20:42

                                  Du charabia, quouâ !...

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                                    patrig k 1er août 2012 à 22:10

                                    le propre des ignorants, ...

                                    traiter un chercheur en sciences sociales humaines de cette façon !

                                    vous mure pour bruler les livres, comme les fascistes nazis

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                                      cp 1er août 2012 à 23:09

                                      Ne seriez-vous pas un peu excessif ? Je vais aggraver mon cas en remarquant que le baragouin « complexe » de ce Maurin là ressemble à celui hirsute (! !) d’Edgar (Morin) !

                                      Votre propension à me nazifier fait penser à l’admirateur inconsolable que je suis de l’œuvre de Jean-Michel Palmier (« Weimar en Exil ») que vraiment les « gens » ont perdu le sens des proportions et celui du réel…

                                      ( Kapo : abréviation de Kamerad Polizei : Trop jeune pour avoir vécu l’horreur des camps nazis à quelque titre que ce soit...)

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  • PDesagnat 18 juillet 2012 à 15:16

    Et côté éducation, il y a du travail. Ma location saisonnière sur une petite ile du golfe du Morbihan dispose d’un ballon d’eau chaude de 300 litres. "On n’a pris que deux douches et il n’y a plus d’eau pour la vaisselle... !" J’entends cette phrase régulièrement. Alors oui, l’expérience de quéménes est utile et j’espère qu’elle perdurera. Elle participe de la conscience de toute une population et si les touristes qui y viennent en repartent avec quelques connaissances nouvelles, ils les appliqueront et les transmettront...

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