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Par Claude-Marie Vadrot - 14 octobre 2011

Rien n’est réglé à Fukushima

Sept mois après l’explosion de la centrale nucléaire de Fukushima, le flou persiste autour des conséquences de la catastrophe. En France, l’indifférence est de rigueur. Le point sur la situation.

Le vieil adage « Pas de nouvelles, bonnes nouvelles » ne s’applique évidemment pas à l’accident de Fukushima. La rareté des informations disponibles, dans la presse française plus que dans la presse allemande, espagnole ou anglaise, ne signifie pas que les Japonais soient tirés d’affaire. Mais dans un pays où les candidats socialistes au pouvoir ne savent pas si et quand la France doit sortir du nucléaire, dans un pays où le parti majoritaire s’agrippe à son choix énergétique, les médias partent souvent du principe, à l’exception du Monde, de Libération et de Courrier International, que les Français ne s’intéressent plus à la catastrophe japonaise à partir du moment où ils ne risquent pas d’en subir directement les retombées.

Pourtant, le suivi effectué par plusieurs journaux japonais, en dépit des réticences persistantes de Tepco, (l’opérateur industriel de la centrale) à donner des informations fiables, montre que l’accident n’est maîtrisé dans aucun des trois réacteurs entrés en fusion. Malgré la poursuite des injections d’eau de refroidissement, la température y varie de 300 à 500 °. Ce qui signifie que les techniciens ne peuvent pas approcher des réacteurs. En fait, depuis des mois, il ne se passe plus rien. Les ingénieurs ne savent pas quoi faire, en dehors de l’arrosage, et nul ne sait si les réactions en cours ne vont pas durer des mois ou des années. Les réacteurs ont échappé aux hommes et une ou plusieurs explosions liés à la présence d’hydrogène peut survenir à n’importe quel moment.

Pour qu’une intervention soit possible, il faudrait que les trois cuves en fusion repassent sous la limite des 100 °. En attendant, personne ne semble en mesure de dire si le magma de combustibles nucléaires et de métaux est resté dans les cuves où s’il s’est répandu sur le plancher de béton qu’il a peut-être percé. Ce qui impliquerait une dissémination de la radioactivité dans le sol et vers les nappes phréatiques. La situation des piscines de refroidissement du combustible usagé n’est guère meilleure, bien que la température paraisse s’y stabiliser autour de 50 ° contre 80 ° auparavant. Comme les édifices qui abritent ces piscines sont en ruines et fortement contaminés, les barres de combustibles ne pourront pas être évacuées avant plusieurs années. Et sont à la merci d’un tremblement de terre qui jetterait à terre les bâtiments déjà ébranlés.

En ce qui concerne les réacteurs, s’ils se stabilisent un jour à une température raisonnable, aucune technique n’est actuellement disponible pour les démanteler sans entraîner des dégagements supplémentaires de radioactivité dans l’atmosphère. Les spécialistes japonais et français les plus « optimistes » pensent qu’il faudra au moins une vingtaine d’années pour que soit envisagé un début de démantèlement. Opération qui ne pourrait être effectuée qu’après la construction et la mise en place d’un sarcophage de protection dont plus personne ne parle. Il n’est plus question que d’une mince structure en plastique et métal, en cours de construction au dessus du bâtiment du réacteur n° 1. Il est vrai que le retard pris par la préparation -sans même évoquer la construction- de celui que Vinci et Bouygues ont promis de construire à Tchernobyl n’incite pas les ingénieurs à l’optimisme.

Pour mesurer l’étendue des dégâts et l’ampleur de la catastrophe de Fukushima, il faut savoir que la majeure partie des bâtiments et de la zone qui les entoure restent tellement contaminées qu’il est impossible d’y travailler, même avec des équipements spéciaux. L’ensemble des installations émet donc en permanence, comme c’est encore le cas à Tchernobyl, une radioactivité de 30 à 90 microsieverts par heure qui se répand dans les campagnes au gré de la météo. La plupart des cultures, qu’il s’agisse du riz, des légumes ou du fourrage destiné au bétail, sont donc de plus en plus contaminés, jusqu’à une centaine de kilomètres de la centrale. Ce qui prive de revenus les agriculteurs et les éleveurs.

Au delà de la catastrophe économique qui affecte la zone plus ou moins contaminée qui s’étend régulièrement, reste la situation des réfugiés. Ceux qui ont fui le désastre du tsunami et ceux qui s’efforcent d’échapper à la contamination, malgré un manque criant d’informations. Faute de solution de relogement, beaucoup d’habitants sont restés sur place, en désobéissant parfois aux ordres mollement donnés pas des autorités dépassées qui distribuent compteurs et dosimètres de radioactivité au compte-goutte. Beaucoup de ruraux sont restés sur place, beaucoup de paysans qui continuent à cultiver des légumes qu’ils sont seuls à manger. Ils prennent aussi soin d’animaux dont ils ne peuvent plus vendre ni le lait ni la viande.

Le gouvernement japonais est incapable de fournir le nombre de ces dizaines de milliers de Japonais restés dans les zones contaminées. Idem pour le nombre des évacuées. Les autorités nippones sont plus portées, avec l’aide de Tepco et des syndicats agricoles, à organiser des opérations de communication tendant à prouver que la situation n’est pas aussi grave, à la centrale comme dans les provinces touchées, que le prétendent les anti-nucléaires japonais. Et ce alors qu’une information reste encore inexpliquée : pourquoi, hors de la centrale Fukushima, 37 des 57 réacteurs japonais sont-ils toujours à l’arrêt ?

Nota Bene :

Photo : vue aérienne du réacteur n°1 de la central de Fukushima Daiichi - AFP PHOTO / HO / AIR PHOTO SERVICE

Commenter (23)

Commentaires de forum
  • Hélas tout cela n’est que trop connu , où en est-ton à Tchernobyl après 30 ans ? Et l’hiver arrive, comment va-t-on le vivre au Japon.
    Une question : ne sommes-nous pas en train d’assister à la disparition du Japon ? Il y a des précédents comme la disparition de URSS après l’accident de Tchernobyl.
    En France, l’éducation des responsables politiques ne pourra se faire qu’à travers l’expérience d’un accident majeur sur le territoire national, parfois l’éducation coûte cher, au Japon , c’est fait.

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  • Claude-Marie Vadrot 14 octobre 2011 à 22:44

    Non, même si les accidents peuvent être comparés, Tchernobyl n’a rien a voir avec la disparition de l’URSS. Et réciproquement...

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    •  
      cl14 31 octobre 2011 à 23:25

      Je ne suis evidemment pas d’accord , ce serait long d’argumenter...il suffit peut etre d’imaginer ce qui se passerait dans nos elites politiques si nous connaissions le meme accident. En fait, le seul element de comparaison est sans doute aout 1940.

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  • 14 octobre 2011 à 22:55

    Le sarcophage en plastoque du bâtiment du réacteur n°1 semble achevé depuis hier…
    Voir les deux captures d’écran du 6 juin et du 14 octobre 2011 :
    http://img11.hostingpics.net/pics/4...

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  • Claude-Marie Vadrot 14 octobre 2011 à 23:10

    Il ne s’agit pas à proprement parler d’un sarcophage comme à Tchernobyl (celui en béton qui existe et que je connais et celui qui est en construction)

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  • 14 octobre 2011 à 23:26

    Oui, j’entends bien, je ne dis pas que ça va être efficace (on peut même légitimement avoir de gros doutes), mais c’est un sarcophage quand même, non ?

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  • patrig k 15 octobre 2011 à 07:01

    En plastique, aucontraire , il reprend son sens d’origine, et tout autant celui qui fuit en Ukraine

    [...Le mot français sarcophage vient du latin sarcophagus désignant le tombeau. Il s’agit d’un emploi substantivé de l’adjectif sarcophagus qui signifie « qui consume les chairs ». Le mot latin est d’origine grecque où lithos sarcophagus désignait une pierre (calcaire) utilisée pour des sépultures antiques et qui, d’après les croyances de l’époque, hâtait la disparition des chairs (détruisait les cadavres non incinérés) ; sarx, sarcos signifie « chair, viande » ; phagein sert à compléter le verbe esthein qui signifie « manger, dévorer »....]

    c’est une feuille de vigne esthétique , de Tepco art atomique .. !

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  • Mike 17 octobre 2011 à 14:06

    Comment peut-on écrire cela, et se prétendre journaliste d’information ?!

    En démocratie, toutes les opinions sont a priori respectables. Mais quand on se prétend journaliste d’information, le mensonge délibéré est interdit ! Or cet article est plein de contre-vérités factuelles.
    Par exemple, il est certain que les réacteurs 1, 2 &3 ont tous des températures de cuve inférieure à 100°C, et que les conditions "d’arrêt froid" sont atteintes, même si celui-ci n’est pas formellement acté, compte -tenu de l’incertitude sur l’état physique des cœurs. Chaque ligne de l’article demanderait être rectifiée pour tendre à une description authentique de la situation à Fukushima et au Japon.
    La presse, toujours prête à offrir de beaux discours sur l’éthique et la déontologie de la profession, devrait s’interdire de confondre INFORMATION et MILITANTISME. Mme Vadrot a le droit d’être anti-nucléaire, elle n’a pas pour autant le d roit de mentir dans l’exercice de son métier.
    L’enjeu en matière d’énergie est suffisamment important pour que nos concitoyens aient -eux- le droit d’être informés de façon objective, sans esprit partisan. L’article de Mme Vadrot déconsidère Politis.

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 17 octobre 2011 à 14:16

      D’abord, "Madame" Vadrot porte la barbe. Il faut donc vous informer avant d’écrire....

      Pour le reste, je maintiens toutes mes informations dont certaines d’entre elles figurent sur les sites officiels et dans les journaux japonais.
      La température de 100° dans les cuves en fusion est promise pour le mois de janvier. Un objectif qui, d’aprés les températures constatées aujourd’hui, semble hors d’atteinte. Et votre commentaire ne porte que sur ce point.
      Je ne suis pas un partisan du tout-nucléaire, mais quand j’écris, je ne milite pas, j’informe...

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      •  
        Mike 17 octobre 2011 à 22:48

        Mr Vadrot, vous informez, soit, mais vous informez mal.
        A ce jour la température de l’eau en sortie des cœurs des trois unités 1, 2 et 3 est inférieure à 100°C, de façon stable. Ce n’est effectivement pas "l’Arrêt à froid", et comme je l’indique cet arrêt froid n’est pas acté. Ce sera le cas en janvier lorsque les essais en cours auront démontré que même en cas séisme majeur suivi d’un tsunami comme le 11 mars, le refroidissement des cœurs sera malgré tout assuré. Vous pouvez à ce sujet consulter plusieurs sites japonais, notamment celui du JAIF parfaitement documenté et tenu à jour et vérifier ces infos auprès de l’AIEA, voire même de l’IRSN.
        D’où avez-vous pu sortir cette température de 300 à 500°C ? Pour votre parfaite info, sachez également que les systèmes de refroidissement ont été modifiés pour être plus efficaces, ce qui a été également rapporté depuis plusieurs semaine sur NHK.
        Mon commentaire n’a porté que sur ce point. J’aurais pu aussi relever votre description fantaisiste des piscines "en ruines" (celle de l’unité 4 qui était préoccupante est définitivement consolidée), des "ingénieurs qui ne savent pas quoi faire" et de "l’arrosage" des réacteurs alors que le refroidissement se fait en circuit fermé depuis plusieurs mois, etc..
        Cet accident est d’une extrême gravité. Il n’y a aucun besoin d’en rajouter !
        Et je répète qu’un journaliste d’information se doit de donner une version exacte des évènements, pas celle qui sert le point de vue qu’on veut défendre. Sinon, c’est du militantisme et de la manipulation d’opinion.
        Votre vive réaction montre bien que j’ai appuyé là où ça fait mal.

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        •  
          Pollux 23 octobre 2011 à 03:05

          Voilà encore quelqu’un qui est en rapport avec le lobby nucléaire français.
          Alors on applique les consignes ? On réfute le rapport de la catastrophe avec celle de Tchernobyl, on minimise la gravité ainsi que les conséquences des explosions et des rejets de radionucléides, on pinaille sur des détails insignifiants, on dénigre systématiquement l’auteur d’un article hostile à l’atome. On utilise la condescendance dans les propos.
          En attendant, il existe des faits qui sont incontestables :
          - Personne ne sait où se trouvent les coriums. (ah oui, ça aussi c’est un mot tabou !) Sont-il totalement enfoncés dans les profonduers de la terre, seulement une partie ? Ceux des trois réacteurs se sont-ils rejoint ?
          - Un certain nombre de capteurs ont été endomagés ou ne fonctionnent plus. Donc on ne connait pas exactement la réelle température à l’intérieur de cet enfer (où personne n’a pu aller tellement la radioactivité est élevée).
          - La centrale continue, depuis le temps à cracher des radionucléides qui contaminent l’ensemble de l’hémisphère nord.
          - On a retrouvé du plutonium (pourtant lourd et peu volatil) à plus de 20km de la centrale.
          - Le fait de retrouver régulièrement de l’Iode 131 prouve que la réaction de criticité continue (mais on ne sait pas trop où)
          - et caetera

          Le problème justement est que vu qu’on ne sait pas grand chose (en tous cas personne ne veut dire la vérité, ni ne veut la connaitre dans les sphères du pouvoir), on devrait plutôt prendre des précautions et remettre en question ce mode de production d’énergie. On ne connait pas l’ampleur des conséquences qu’il y aura, puisqu’on ne ne sait pas vraiment pour Tchernobyl déjà. Il faut dire aussi qu’il y a eu une belle chape de plomb sur la véritable ampleur du problème, plus lourde et plus étanche que le sarcophage du réacteur 4...
          Pour conclure, je vais demander moi, une précision qui me parait importante : au bout de combien de catastrophes de cette importance prendra-t-on la décision d’arrêter les dégats ?

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        •  
          23 octobre 2011 à 11:23

          Ma réaction signifie que je suis vraiment fatigué des répétitions des portes-paroles du lobby nucléaire dépourvus de tout sens critique, de tout recul. Ils sont partout et chargés de réfuter toute vision un peu pessimiste du recours à l’énergie nucléaire. Ils trainent sur tous les sites et dans toutes les conférences et dans tous les débats, "chargés de mission" d’EDF ( le plus souvent) ou d’Areva. Samedi soir, j’ai participé à un débat (précédé d’une pièce de théâtre) à Morsang sur Ocre, au théâtre de l’Arlequin : ils étaient là, souvent des retraités, parfois des techniciens ou ingénieurs qui viennent expliquer qu’il n’y a pas de problème avec le nucléaire, qu’ils sont toujours vivants, que c’est moins dangereux que le charbon et que (celle là est de plus en plus fréquente) que le nucléaire a été mis en place en 1974 pour "lutter contre l’effet de serre, pour réduire les émissions de carbone". Argument qui néglige un point que, souvent le public ne relève pas : nul, en dehors d’une poignée de savants ignorés, ne se préoccupait du réchauffement climatique lorsque le Premier ministre Mesmer a lancé le plan nucléaire...

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    •  
      17 octobre 2011 à 19:56

      Hello

      LA temperature de certains endroits des cuves est peut etre un poil en dessous de 100°, mais il ne s’agit ENAUCUN CAS D’UN ARRET A FROID (cold shutdown) ! Selon wikipedia anglais, un arret a froid requiert un etat defini dans la notice d’operations, avec une marge definie, et des elements de securite enclenches. Or on ne connait pas l’etat exact de ce qui reste des coeurs, et les elements de securite ont probablement fondu eux aussi. Il ne peut plus y avoir de "cold shutdown". Cold shutdown est un mensonge pur a Fukushima 1-2-3

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  • cp 17 octobre 2011 à 15:04

    A vue de nez, comme ça, observons quand même que l’on n’atteint pas les seuils de danger connus, à supposer que l’on stationne, accroché comme une moule, une année durant dans les endroits supposés infliger pareilles doses de rayonnement.

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 17 octobre 2011 à 15:10

      Les scientifiques ne sont pas d’accord entre eux sur l’effet à moyen et long terme des "faibles" doses

      Le précédent de Tchernobyl tend à démontrer que des maladies (pas seulement des cancers) surviennent encore après une exposition relativement faible mais prolongée.

      Des milliers de Japonais sont depuis des mois exposés à des doses qui ne sont pas faibles ;

      Les êtres humains ne sont pas égaux devant les effets des radiations.

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  • 18 octobre 2011 à 19:30

    Je suis outrée de lire un article oû même les données les plus factuelles sont fausses. Exemple : il n’y a pas 57 réacteurs au Japon, mais 54 et 43 sont arrêtés pas 37. Les raisons sont variables : maintenance régulière et tests de résistance pour la plupart, stoppés à cause de séismes pour d’autres. Parmi les 43 arrêtés figurent d’ailleurs les 10 de Fukushima Daiichi et Daini. Une question à l’auteur : lisez-vous le japonais ? Si oui, plongez vous dans les centaines de pages publiées chaque semaine au Japon sur le sujet, émanant de diverses sources qui débattent, et vous serez bien mieux informé. La situation est suffisamment pénible ici (au Japon) pour ne pas en rajouter de façon totalement irresponsable sans donner la moindre preuve, ni de sources d’ailleurs, de ce que vous avancez et en vous décrédibilisant du fait des énormes erreurs factuelles

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    •  
      19 octobre 2011 à 03:19

      Je confirme les dires au-dessus. L’article est totalement anachronique au regard des informations et faits publies dans la presse japonaise sur la température des réacteurs. L’amateurisme tue le journalisme. Il y a des faits bien pires que ceux que vous rapportes, et il est bien malheureux de voir votre article repris par des internautes crédules.

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 19 octobre 2011 à 09:58

      Le chiffre de 57 réacteurs (qui comprend les réacteurs de recherche) est celui fourni par l’ambassade du Japon en France et M. Kitagawa, secrétaire d’état à l’environnement. Et c’est ce dernier, tout comme M. Osawa, président de la Commission environnement du Sénat qui précise qu’il reste 14 réacteurs en fonctionnement.
      Donc c’est vos sources qu’il faut vérifier.
      De toute façon, je ne vois pas en quoi une éventuelle polémique sur le nombre de réacteurs peut changer à la situation vécue par les Japonais.
      Non, je ne lis pas le japonais, mais les Japonais sont suffisamment conscients de leur isolement linguistique (contrairement aux Français) pour offrir au monde des sites et des informations en anglais. De plus j’ai la chance d’avoir un correspondant au Japon qui fut mon étudiant à l’université et qui est spécialiste des problèmes d’environnement.

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      •  
        KANES 27 novembre 2011 à 19:28

        Pourriez-vous avoir la gentillesse de bien vouloir me mettre en contact avec des Japonais pour que je puisse avoir des contacts DIRECTS ?
        Merci de tout coeur

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        •  
          Claude-Marie Vadrot 27 novembre 2011 à 19:55

          Première règle d’or du journaliste : ne jamais donner le nom et les coordonnées de ses informateurs...

          Désolé...

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    •  
      23 octobre 2011 à 09:12

      Désolée d’insister, mais je note que vous vous contredisez vous même, il me semble. Entre 37 et 57 l’écart est de 20 et pas de 14, donc je ne comprends pas vos calculs. Quant aux sources, je crois que votre remarque est un peu hâtive . Le ministre de l’Environnement s’appelle Goshi Hosono, et aucun M. Kitakawa ne figure dans la liste des gradés dudit ministère. Un certain Tomokatsu Kitagawa (mêmes idéogrammes que Kitakawa) était numéro deux du ministère de l’Environnement, mais il y a plus de 4 ans. Depuis, aucun secrétaire général du ministère ou ministre de l’Environnement ne porte ce nom. L’avez-vous rencontré ? S’il s’agit du même Tomokatsu Kitagawa et que c’est Corinne Lepage qui vous a donné son nom et son titre, eh bien elle a peut-être oublié de vous dire qu’il n’était plus en poste. Si c’est un autre, avez-vous son prénom ?
      Il y a bien je le répète 54 réacteurs commerciaux au Japon (dédiés à la fourniture du courant à la population). Mes sources sont les documents de construction des réacteurs, les opérateurs des centrales eux-mêmes, ainsi que la fédération des industries de l’énergie nucléaire. Je tiens un tableau à jour depuis le 11 mars sur l’état de chacune d’elles. Je suivais déjà ce secteur au Japon depuis près de 7 ans avant l’accident. ll en reste actuellement 11 en fonctionnement et 5 doivent encore être stoppés pour maintenance avant la fin de l’année. Je peux vous fournir la liste si cela vous intéresse.
      D’où sortent les chiffres 300 à 500 degrés Celsius ? Cela date de plusieurs mois. Désormais, elle est inférieure à 100 degrés au fond des cuves des réacteurs 1 à 3 (tepco), le 4 était vide au moment de l’accident et les 5 et 6 sont à froid. Citez quelques personnes nommément et des sources, que l’ensemble soit plus crédible. Les relevés de températures sont disponibles chaque jour en japonais, et personne ne les conteste parmi les experts les plus opposés à Tepco.
      Si Tepco ne voulait pas que la presse nippone continue de s’intéresser à Fukushima, il n’y aurait pas autant de documents officiels chaque jour ni de conférences de presse de divers organismes.
      - La centrale n’a pas explosé (le réacteur de Tchernobyl). Des explosions d’hydrogène ont soufflé les bâtiments extérieurs de 3 réacteurs, cela est notoirement différent.
      - La radioactivité dégagée se mesure en becquerels/unité de temps ou de masse (ce sont les effets que l’on mesure en sieverts/ unité de temps et ils dépendent des matières rejetées).
      - Si l’état d’arrêt à froid n’est pas décrété c’est parce qu’en cas de séisme ou de nouveau tsunami tous les moyens ne sont pas encore en place pour s’assurer que les réacteurs continueront d’être refroidis et ne rechaufferont pas. L’une des autres conditions est que l’on parvienne à maîtriser les rejets qui, même s’ils sont moins importants au fil des mois, continuent. Les autorités veulent parvenir à résoudre ces deux gros problèmes avant la fin de l’année (Hosono).
      - La bâche qui recouvre désormais le réacteur 1 n’est pas en plastique.
      - Si les travailleurs ne peuvent pas intervenir à proximité des réacteurs, ce n’est pas à cause de la température, mais de la radioactivité et contrairement à ce que vous laissez entendre, il y a des centaines d’intervenant sur le site.
      - "II ne se passe rien depuis des mois" Comment peut-on écrire cela alors qu’il y a des milliers de personnes mobilisées pour accélérer les travaux. Vous ne dites pas un mot du système de décontamination et injection d’eau en boucle fermée (qui a d’ailleurs connu des pépins et ne peut-être considéré comme pérenne), entre autres.
      - Les experts les plus optimistes pensent à un début de démantèlement dans la première décennie (cf. les travaux envisagés qui ont fait l’objet de propositions de la part de plusieurs industriels).
      - Combustible usé : même dans les centrales en fonctionnement, on ne le retire pas des piscines avant des mois voire des années. Il est logique que dans le cas dramatique de Fukushima il en soit ainsi aussi, mais des solutions sont à l’étude pour extirper plus rapidement les barres de la piscine 4.
      - "Les gens manquent d’infos" : c’est plus compliqué, des infos, il y a en trop, elles sont trop dispersées, émanent de trop de sources et du coup deviennent inaccessibles à qui ne fait pas la démarche d’aller les chercher. Les gens, à 40 km de la centrale (j’y suis allée pour les interroger) veulent oublier le problème et essaient de vivre normalement (c’est grave, mais c’est ainsi, d’aucuns préfèrent ne pas savoir et ne veulent absolument pas quitter leur maison, leur ville).

      Pour finir, sachez qu’à titre personnel, je suis opposée à l’usage de l’énergie nucléaire au Japon où je vis depuis plus de 10 ans. Mais cela ne m’autorise pas pour autant à faire l’impasse sur les informations qui ne vont pas dans le sens de mon opinion. Cela m’oblige aussi, et je l’accepte, à rectifier une donnée ou une source quand je commets une erreur. Ce que je reproche à votre papier est de fournir des données inexactes exagérées et de tirer des conclusions dramatiques sans aucune preuve ni source, ni personne citée, alors que les faits réels suffisent à prouver que le problème n’est pas réglé sans qu’il soit besoin d’en rajouter. Je vous invite à venir sur le terrain vous rendre compte.

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  • KANES 27 novembre 2011 à 19:24

    C’est loin d’être fini !
    Tout a été annoncé dans les messages que je reçois depuis le début de ce désastre nucléaire, pour prédire, avertir et conseiller aussi bien la population que le Gouvernement Japonais. La plus grosse catastrophe que l’Humanité n’ait connue, est en train de se dérouler sous nos yeux, encore faut-il vouloir voir ! La Presse et les Gouvernements vont main dans la main pour ne pas inquiéter, voir faire paniquer les populations, vu que personne n’a de solution à ce désastre humanitaire et écologique gigantesque dont seulement une minorité de personnes ont réalisé l’ampleur actuelle et future.
    Je publie les messages reçus de l’Au-Delà sur
    http://attentiondanger.over-blog.com
    dans le but de prévenir, avertir et aider ceux qui veulent bien y croire.
    Toutes les informations données AVANT que les Médias en parlaient, se sont avérées vraies ; l’Etude Comparative
    http://attentiondanger.over-blog.co...
    que j’ai faite le démontre.
    Message reçu le 13 novembre :
    Appel de quitter le Japon au plus vite – Risque Explosions Nucléaires

    MILLE URGENT INFORMER POPULATION VRAI RISQUE EXPLOSIONS NUCLEAIRES VU REACTEURS HORS CONTRÔLE
    VITE INFORMER du DANGER IMMINENT
    MILLE VIES SAUVEES SI INFORMATION ARRIVE VITE
    MILLE GENS POURRONT VOIR MESSAGE MILLE VITE
    MILLE VIES SAUVEES BIENTÔT
    MIEUX QUITTER JAPON VU IMPORTANTE IRRADIATION
    MILLE VITE GENS QUITTENT JAPON, MILLE VIES SAUVEES
    MILLE URGENT INFORMER GENS
    VU EXPLOSIONS NUCLEAIRES MILLE VITE ARRIVERONT
    VERS FIN DECEMBRE DEUX MILLE ONZE
    IL FAUT FAIRE MILLE VITE
    VU BONNE COMMUNICATION INTERNET, POPULATION MILLE VITE INFORMEE
    MILLE VIES MILLE VITE SAUVEES
    VU AEROPORTS COMPLETEMENT SURCHARGES,
    MIEUX VAUT QUITTER JAPON MAINTENANT
    VU BATEAUX VITE MILLE SURCHARGES MILLE,
    VAIN VOULOIR QUITTER JAPON VITE MILLE PAR BATEAU
    BIEN VU PROBLEMES EMIGRATION
    VU TU AS ECRIT MESSAGES MILLE au GOUVERNEMENT JAPONAIS,
    IL NE MENACERA PLUS GENS
    VU MILLE VERITES ANNONCEES DANS MESSAGES,
    GOUVERNEMENT N A PLUS Y FAIRE SA LOI
    VU MILLE VERITES ARRIVEES,
    MILLE VITE ANNONCE « MILLE VITE QUITTER JAPON » CRUE MILLE
    JESUS DE NAZARETH
    à noter : MILLE dans le sens de "beaucoup" ou "très"
    et
    message reçu le 23 novembre :
    MILLE MALHEURS JAPON

    MILLE NOUVELLES CATASTROPHES MILLE VITE ARRIVERONT au JAPON
    MILLE SOUFFRANCES MILLE VITE AFFLIGERONT JAPON
    MILLE AVERTISSEMENTS N ONT SERVI A RIEN
    MILLE MENSONGES GOUVERNEMENT JAPONAIS
    MILLE MENSONGES TEPCO
    MILLE MALADES ET MORTS MILLE VITE
    MILLE VITE MONDE MILLE MALADE
    MILLE NOUVELLES MALADIES ARRIVERONT MILLE VITE
    MILLE NOUVEAUX CANCERS MAINTENANT MILLE INEVITABLES
    MILLE VITE MAISONS MILLE AFFECTEES MILLE IRRADIATION

    MILLE PROBLEMES MILLE VITE POUR ALLER A L ETRANGER
    MILLE GENS MILLE BIENTOT PARTIRONT du JAPON POUR ALLER SE REFUGIER MILLE AUTRES PAYS
    MAIS MILLE PROBLEMES MAINTENANT POUR TROUVER NOUVELLE MAISON
    MILLE AUTRES PAYS MILLE EMBETES MILLE GENS IRRADIES
    MILLE NORMES NOUVELLES POUR LAISSER ENTRER REFUGIES MILLE IRRADIES
    MILLE NOUVELLES LOIS NE PERMETTRONT PLUS EMIGRER

    MILLE VITE MONDE MILLE IRRADIE MILLE NOUVELLES FOIS
    MONDE NE SERA PLUS COMME AVANT
    (message de JESUS DE NAZARETH transmis par radiesthésie le 23 novembre 2011)

    Le Monde est prévenu !

    Répondre à ce commentaire

    •  
      Claude-Marie Vadrot 27 novembre 2011 à 19:31

      Attention, vous avez raison sur les dangers qui persistent, mais il ne faut pas tout mélanger : il ne peut en aucun cas se produire "une explosion nucléaire" dans un ou plusieurs réacteurs.

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