Où donc était Paul Barril le 6 avril 1994 à l’heure de l’attentat contre l’avion du président rwandais Habyarimana ? Dans quel contexte l’ex-gendarme de l’Élysée de l’époque Mitterrand est-il allé récupérer des pièces à conviction qu’il aurait retrouvées à l’aéroport ? A-t-il des compétences particulières pour former à l’utilisation d’engins aussi sophistiqués que les missiles Sam-16 ? Selon l’association Survie, ce sont quelques-unes des questions que les juges Marc Trévidic et Nathalie Poux ont sans doutwe posées, le 8 juin, au sulfureux ex-capitaine, entendu comme témoin. Survie rappelle que Paul Barril a été aperçu à Kigali la veille du 6 avril 1994, et qu’il avait prétendu détenir la boîte noire du Falcon 50 abattu, qui s’était ensuite révélée être « un simple coupleur d’antennes ». Les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste tentent d’identifier les auteurs de l’attentat, point de départ du génocide qui a coûté la vie à 800 000 Rwandais, en grande majorité tutsis.

