En janvier 2011, le très libéral patron de la compagnie aérienne low cost irlandaise Ryanair, Michael O’Leary, avait annoncé avec fracas la fermeture de sa base à l’aéroport de Marseille-Marignane, fustigeant les prétendues rigidités du droit français du travail. Ryanair vient d’être renvoyée devant le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence pour « travail dissimulé », « prêt illicite de main-d’œuvre » et « entrave au fonctionnement du comité d’entreprise, des délégués du personnel et à l’exercice du droit syndical ». La compagnie aurait dû en effet, selon l’ordonnance de renvoi, se soumettre au droit français. Michael O’Leary avait, début 2011, reçu le soutien appuyé du maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, qui avait déploré le « comportement irresponsable des syndicats » (sic), à l’origine de la procédure, et appelé à l’abrogation du décret de 2006 obligeant les compagnies aériennes installées dans l’Hexagone à soumettre leurs personnels navigants au droit français.


