TÉLÉVISION
Samedi 6 mars
Mon Œil
France 2, 13 h 15
Créé en septembre 2007, dans la continuité du journal télévisé, le magazine de la rédaction de Laurent Delahousse fête sa centième édition. Au sein du magazine, autant de numéros pour la chronique tournée vers le décryptage de l’actualité politique et médiatique de Michel Mompontet, « Mon Œil ».
Brigade des mœurs
France 3, 22 h 30
À Lyon, Vincent Chatelain a suivi le travail quotidien de la lutte contre le proxénétisme. Ils sont une douzaine à faire la chasse aux macs, dont beaucoup forment une nouvelle génération, abusant de leurs petites amies, plutôt fragiles, mi-putes, mi-soumises. Des bars à hôtesses aux sites Internet.
Dimanche 7 mars
Jean Malaurie, une passion arctique
Arte, 17 h
Initié à l’Arctique par Paul-Émile Victor, auteur du fameux best-seller de l’ethnologie, les Derniers Rois de Thulé, après différentes missions dans le désert du Hoggar, Jean Malaurie (né en 1922) a été le premier Français à atteindre le pôle géomagnétique Nord en traîneau à chiens (en 1951). Suivront plus de trente expéditions, beaucoup en solitaire, du Groenland à la Sibérie, du Canada à l’Alaska, au cours desquelles il découvrit le peuple Inuit et partagea leur quotidien. Malaurie, au parcours retracé par Michel Viotte, est aussi celui qui a fondé la collection « Terre humaine » aux éditions Plon, et dont le premier titre était Tristes Tropiques (1955) de Lévi-Strauss.
Les grands maîtres du western
Arte, 20 h 40
Soirée autour du western, avec les Cheyennes, un classique de John Ford, tourné en 1964, hommage à la cause indienne, à un peuple traqué par l’armée américaine en 1878, parqué dans une région aride de l’Oklahoma. Un film servi aussi par sa distribution, où se bousculent Richard Widmark, James Stewart et Karl Malden. À suivre par un docu portrait de James Kent consacré à John Wayne, figure emblématique du western, porte-drapeau d’une Amérique traditionnelle au cinéma, à la fois défenseur de la loi, de la veuve et de l’orphelin, soutenant les ultraconservateurs, tel Reagan, participant aux campagnes en faveur de la guerre du Vietnam.
Lundi 8 mars
Je retourne vivre chez mes parents
France 3, 20 h 35
D’après l’Insee, ils seraient plus de 400 000 adultes à « revivre » chez leurs parents. Non pas des ados prolongés façon Tanguy, mais des gens qui s’étaient installés de leur côté et dans la vie, avant d’être rattrapés par l’existence, le chômage, le surendettement, la dépression et les crises financière, sociale, professionnelle, personnelle. D’où cette solution : revenir chez papa, maman. À 30, 40, voire 50 ans. C’est ce que rapportent Hervé Brèque et Jean-Baptiste Gallot, à travers quelques cas. Un documentaire qui illustre la crise du logement, sous-entend l’abus des propriétaires.
Les Sept Samouraïs
Arte, 20 h 35
L’un des chefs-d’œuvre de Kurosawa, relatant le Japon du XVIe siècle, des paysans persécutés par une bande de brigands et engageant alors une poignée de samouraïs pour défendre leur village. Des pointes d’humour, beaucoup de violence et un montage serré, accéléré. Arte propose la version intégrale du film (3 h 20), qui fut longtemps le plus cher de l’histoire du cinéma nippon.
Mardi 9 mars
La rafle du Vel’ d’Hiv’, une histoire française
France 2, 20 h 35
Une émission consacrée à la rafle de l’été 1942 à Paris, qui conduisit plus de 13 000 juifs vers les camps d’extermination. Reportages, extraits de films, images d’archives, analyses et témoignages, notamment de survivants, tels Joseph Weismann et Anna Traube. À suivre, à 22 h 25, par le documentaire d’Isabelle Clarke, la Traque des nazis, de 1945 à aujourd’hui.
Biquefarre
France 2, 0 h 20
Deuxième volet de l’entreprise exceptionnelle de Georges Rouquier, revenant en 1984 sur les lieux de son documentaire Farrebique, tourné entre 1943 et 1945 dans un village du Rouergue. Le réalisateur rend compte alors d’un monde paysan confronté à la modernité (bien avant Profils paysans, de Raymond Depardon, réalisé en 2001).
Jeudi 11 mars
Respiro
Arte, 20h 35
Une chronique réaliste sicilienne, filmée par Emanuele Crialese, sur l’île de Lampedusa, portrait d’une mère fantasque et maniaco-dépressive.



