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Par Claude-Marie Vadrot - 23 mars 2010

Taxe carbone carbonisée : la gauche et l’extrême gauche vert très pâle vont hélas se réjouir alors qu’il s’agit d’un virage à droite toute et criminel

La taxe carbone retoquée mardi par un Premier ministre qui a été sensible aux pressions des industriels et de sa majorité conservatrice montre à quel points les écolos de toutes obédiences avaient raison de s’obstiner sur la nécessité de mettre en place, pour tous et d’abord pour les industriels et la grande distribution, une incitation à préférer les produits de faibles impacts énergétiques, les produits économisant les ressources en voie d’épuisement. Le président Sarkozy a confirmé l’enterrement sans fleur ni couronne, mercredi. Les socialistes vert très pâle et l’extrême gauche qui ont en commun d’avoir appris le vocabulaire de l’écologie sans en comprendre la portée et la signification profonde, vont très certainement se réjouir plus ou moins discrètement en nous rejouant le refrain de l’injustice sociale. Ce qui tendrait à prouver qu’ils n’ont rien compris à l’avenir de la planète et que leurs vernis vert s’écaille très facilement ou bien est soluble dans la démagogie. Comme si, à terme, les conséquences des modifications climatiques n’allaient pas d’abord toucher les plus démunis et les habitants des pays du Sud.

J’entends déjà les clameurs des contradicteurs qui vont accumuler leurs considérations irresponsables sur les exilés de banlieue, sur les oubliés du monde rural, sur les agriculteurs et sur les locataires pénalisés. J’entends déjà les explications fumeuses de ceux qui voudraient que le monde change sans que nous ne modifiions tous peu à peu nos habitudes. J’entends déjà et m’apprête à lire que déplorer la disparition de la contribution carbone revient à justifier et à conforter l’injustice sociale, à pénaliser les plus démunis. Alors que sa suppression annoncée n’est rien d’autre qu’un petit arrangement entre amis, une concession au libéralisme. Je ne suis pas fréquemment d’accord avec Michel Roccard mais ce qu’il a expliqué mercredi matin sur France-Inter a été lumineux. Comme pour Jérusalem, a-t-il dit, la taxe carbone c’est une question de principe avant tout. Mais à force de se masturber dans leurs réunions d’appareil, les socialistes, comme d’autres à leur gauche, sont devenus totalement sourds à la réalité

Je le répète une nouvelle fois : la taxe carbone est nécessaire non pas en tant que taxe mais en tant qu’incitation. Elle doit être appliquée à tous pour être incitative. Il ne s’agit pas de « faire payer » comme l’expliquent les néo-populistes de tous bords mais de guider un choix d’achat. Et il s’agit, il devrait s’agir, aussi d’exiger des industriels et de la grande distribution qu’il choisissent entre deux types de production : celles qui obèrent l’avenir de la planètes et celles qui lui laissent une chance de limiter l’augmentation moyenne des températures à deux degrés ; taxe à la production qui ne doit pas, la loi peut ou pouvait inventer cette obligation, être répercutée sur les acheteurs.

Pourquoi le Premier Ministre, réglant ainsi leur compte aux mensonges écolos du président qui a déjà absout les agriculteurs du recours renforcé aux pesticides, a-t-il tordu le cou à l’incitation carbone ? Qui croira que c’est pour « épargner le consommateur » sera d’une confondante naïveté : il s’agit seulement, après les observations du Conseil constitutionnel, d’épargner toute taxation aux entreprises et à EDF –et à quelques autres- dans sa production d’électricité. Il fallait une ouverture à droite en matière d’écologie, c’est fait, les arguments du lobby politico-économique ont pesé plus lourd que les Verts et les contempteurs de gauche de la taxe vont devoir se tortiller dans tous les sens pour ne pas applaudir trop bruyamment à l’annulation d’une idée dont ils ne comprennent ni le sens ni la portée.

Les industriels peuvent désormais polluer en paix, ils ont à nouveau la bénédiction de la droite la plus dure et la plus extrême. Quant à Jean-Louis Borloo il va manger avec appétit son (au moins) dixième chapeau pour avoir le plaisir de rester ministre de l’écologie. De l’écologie ? Vraiment ? Alors que s’il avait deux euros de fierté, il démissionnerait pour ne pas vouloir cautionner ce que Roccard a nommé mercredi matin "ce qui sera un jour, dans une dizaine d’année, considéré comme un crime contre l’humanité".

P.-S.

PS Il est bien dommage que France Inter en particulier et Radio France en général continuent à interviewer l’escrologiste Claude Allègre comme "un spécialiste du climat" alors que de nombreux journaux ont exposé ses mensonges et ses trucages de rapports et de statistiques.

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Commentaires de forum
  • Comme d’habitude si je puis dire...
    Oui, ils s’en foutent, de l’écologie, de la biodiversité, de notre planète. Ce qui compte, pour eux, ce sont les banques, les industries ( pardon les lobbys industriels ), la sacro-sainte croissance économique toujours et encore, le fric le fric et encore le fric. Ne pas bouger d’un pouce. Ne surtout pas essayer de remettre en question tout ce bordel.
    Et au sujet du machin ’Ministre de l’environnement’ (!), comme vous l’écrivez dans "L’horreur écologique" : "De l’inutilité du ministère de l’Environnement". Oh que oui ! Hélas.

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  • J’ai sans doute raté un épisode mais j’ai du mal à comprendre en quoi une taxe carbone qui serait payée par le consommateur mais qui épargnerait les grosses industries polluantes ferait avancer le bousin ?

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  • Rions un peu. Il y a une dizaine d’années, Nicolat Hulot était déjà quelqu’un qui « comptait », et à ce titre avait sa fiche dans le Who’sWho

    Il l’a encore :
    http://www.whoswho.fr/biographie-ni...

    Que lit-on à la rubrique « Distraction » ? : Deltaplane et montgolfière.
    (Biographie mise à jour le 12/10/2009 )

    Que lisait-on encore en 2001 à cette rubrique : pilotage d´avion, d´ULM, d´hélicoptère et de montgolfière.

    Et en « sports », en 2001 ? Plongée sous-marine, ski nautique, planche à voile, parachutisme.
    Et en 2009 ? Plongée sous-marine, kitesurf....

    Je suis taquin, hein ? Comme le disait le regretté Yvan Audouard, sous Malaparte perçait déjà caméléon ?....

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  • Cet après-midi à l’Assemblée, Fillon a justifié la suppression de la taxe carbone pour cause de compétition européenne. La France étant la seule à la mettre en place, les produits seraient plus chers, pas compétitifs etc. etc.

    Radicale de gauche plutôt pour la taxe carbone si elle touche tous les consommateurs.

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  • D’abord Nicolas Hulot n’a pas inventé la taxe carbone

    Ensuite il ne faut pas être obsédé à ce point

    Enfin je n’apprécie guère que l’on fasse parler Yvan si longtemps aprés sa mort car je fus son ami pendant des années car nous partagions le même bureau

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  • Comme moi, à condition que les industriels soient également touchés. Y compris l’électricité produite d’Edf dont les centrales nucléaires, que je sache, ne sont pas construites en bois...

    Fillon a en fait répété servilement les vieux arguments du MEDEF qui s’est officiellement félicité de l’annonce.

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  • Et l’electricité des panneaux solaires fabriqués en Chine, grâce à une énergie issue du charbon, dans des conditions de gaspillage insensées, et qui ont fait 15 000 km de porte-conteneurs (Au fioul) pour venir en Europe...

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  • Cela doit également être pris en compte : dans la destruction de la planète, il n’y a guère d’innocents. Vous et moi compris.

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  • Les usines qui déserteront la France à cause de cette taxe s’établiront là où elle n’existe pas, et leur production, lointaine, nous reviendra par des bateaux de 350 mètres de long, propulsés par des moteurs de 100 000 cv et plus, faisant le tour de la terre pour nous l’acheminer... Pas de taxes sur le pétrole brûlé (Et peu de charges sur les équipages sous-payés…)

    Tout le carbone existant dans les divers combustibles disponibles sera extrait et diffusé, jusqu’au dernier atome, et si ce n’est pas par nous, ça sera par les chinois, les américains, les indiens, les allemands, etc. La France représente moins de 1 % du total mondial, l’Europe 12 % du même total, la France étant petit bras, par tête de pipe, par rapport aux très « propres » danois ou allemands, gros brûleurs de charbon, voire de lignite…

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  • La délocalisation n’a pas attendue la taxe carbone...

    Il existe toujours de mauvaises raisons pour ne rien faire...

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  • Bonjour,

    Je suis atterré par soit le manque d’esprit scientifique, soit la mauvaise foi avec laquelle de prétendus spécialistes traitent le problème du réchauffement climatique et des gaz à effet de serre.

    Nos politiques viennent enfin de prendre une sage décision en différant l’application de cette incroyable imbécillité de taxe carbone.
    Nombre de ceux qui n’ont rien compris s’acharnent pour que cette taxe soit appliquée, notamment à l’agriculture grosse émettrice selon eux de gaz à effet de serre.
    Il est lamentable en effet de prétendre taxer les agriculteurs alors qu’au travers de la photosynthèse ils sont les seuls acteurs économiques à recycler le CO² ce dernier étant l’oxygène des plantes ! Ce n’est pas une taxe qu’il faut leur faire supporter mais une rémunération qu’il faut leur donner pour cette action !

    André LEGENDRE dans son livre que l’on se garde de citer : « L’Homme est-il responsable du réchauffement climatique ? » traite le problème avec une grande rigueur scientifique et beaucoup de modération et d’indulgence vis à vis des incompétents notoires qui entendent détenir la vérité et qui hélas sont seuls écoutés. Il est vrai que la démonstration scientifique du livre n’est pas à leur portée. Ils seraient bien inspirés de lire les « CE QUE L’ON PEUT RETENIR » qu’ils ont peut-être quelques chances de comprendre et en particulier :

    Page 208 :

    « . Depuis l’origine de la terre, la concentration de l’atmosphère en CO² n’a jamais été aussi basse que celle qu’Homo sapiens a connu et connaît aujourd’hui.
    Le doublement prévisible de la concentration actuelle à la fin du XXIème siècle, voire le triplement, resteraient inférieurs à ce que cette concentration était au temps des dinosaures et de la luxuriance végétale.
    . Le Co² base de la photosynthèse est indispensable à la vie sur terre et l’augmentation de sa concentration a des effets bénéfiques sur la croissance végétale et donc sur la vie dans son ensemble.
    . Un doublement du CO² ne mettrait pas en cause l’alcalinité des océans. Alors que la concentration en CO² était trois fois supérieure à l’actuelle, voire beaucoup plus, l’acidité (relative) des océans ne semble pas avoir engendré les dommages que certains redoutent. »

    Page 259 :
    « La contribution du seul CO² ne peut pas être considérée comme suffisant pour expliquer les variations climatiques. Cette contribution comme cela a été montré ne saurait être qu’extrêmement modeste en regard de la variabilité naturelle du climat. ».

    Nos congénères refusent hélas d’écouter ceux qui savent et préfèrent s’en remettre aux écolos rigolos qui comme indiqué ci-dessous viennent de prendre leur revanche sur l’inénarrable et lamentable sommet de COPENHAGUE.

    LA REVANCHE DES VERTS

    Il fallait bien qu’ils trouvassent une revanche après la grande affaire de COPENHAGUE. Ils l’on trouvée avec ce franc et indiscutable succès aux des élections régionales françaises où ils ont obtenu les score admirable de quelques huit pour cent des inscrits !

    C’est vrai qu’il y eut COPENHAGUE !
    La mascarade fut énorme on se serait presque crû dans le « Meilleur des mondes » de HUXLEY, avec au sein des débats des alphas et bêtas, certes en manque d’intelligence, et à l’extérieur des gammas, deltas et epsilon parfaits, représentant bien le nouvel humanoïde : à la fois révoltés soumis et béats, imberbes, falsettistes asexués et stériles, de vrais clones ! Absalon dans le combat et Yul Brynner dans la défaite, végétariens, ne buvant pas d’alcool, bardés de certitudes sur les pouvoirs que leurs maîtres ont sur la nature et sur le climat, seuls autorisés à exhaler sans retenue, et entre autres et contrairement aux bovins, un souffle chargé en CO² qu’ils feraient mieux de garder pour toute autre chose que nous pomper l’air.
    Il devait même y avoir les fouille-merde de service qui, masochiste impénitents, jouissent à la seule perspective de se vautrer dans l’ordure pour trier les poubelles qui seront mélangées ensuite, alors qu’il suffirait de ne pas les remplir par cette ordure inutile, mais cela crée des emplois infiniment plus utiles que ceux de l’agriculture où l’on ne sait que capter et recycler le CO²- en payant quand même une taxe carbone - et où pour ce faire on récupère l’eau douce avant qu’elle n’aille se saliniser et se perdre dans les mers et océans !

    Ils crient haut et fort et se défendent de n’être que de gauche, ces prétendus défenseurs uniques de la nature qui entendent pourtant ne pas en respecter les lois de base.
    N’interdisent-ils pas les émissions de CO², oxygène des plantes et dont le taux n’a jamais été aussi fort qu’à l’époque de végétation luxuriante des dinosaures ?

    N’entendent-ils pas régenter les lois pourtant immuables de perpétuation de l’espèce en déclarant homosexuels et folles en tous genres aptes à fonder une famille ?
    Il est vrai que ceux-là pour être en règle avec les lois de la nature auront toujours la faculté de cloniquer !

    Jean-Pierre CANOT
    Bergerac le 23 mars 2010
    http://ah-le-developpement-durable....
    http://reviensilssontdevenusfous.bl...

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  • Vous vous trompez d’interlocuteur : envoyez cette prose navrante à Claude Allègre qui vient encore d’être prix en flagrant délit de mensonges et de falsifications des études qu’il a fait copier par ses nègres. Finalement, il ressemble à BHL... et je ne comprends pas pourquoi Sarkozy ne l’a pas engagé comme ministre !

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  • de toute façon, il est bien clair que c’est sur notre disparition que nous pleurons, pas sur celle de la planète, qui elle survivra, ainsi que le " vivant ", à la pollution et au réchauffement climatique...

    l’écologie étant l’étude des interactions d’un milieu et de ceux qui l’occupent, l’observation même désespérée de la dégradation du dit milieu reste encore de l’écologie...
    l’homme n’est plus adapté à son milieu, qu’il crève c’est toujours comme ça que la "vie" a trouvé son chemin et qu’elle continuera, la seule chose effrayante c’est l’accélération que nous avons donné à ce processus et l’ampleur démesurée qu’il est en passe de prendre...

    le rêve prométhéen de l’homme s’écroule avec lui et c’est d’une certaine manière tant mieux, quand on est trop bête pour tenir sa maison, on ne mérite que le taudis qu’on habite...

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  • Sans être aussi radical que vous, je ne peux que constater que vous avez raison. Mais, bon, j’ai la faiblesse de penser qu’il faut à la fois sauver la biodiversité et l’être humain. Personne n’est parfait...

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  • Faire payer le consommateur et exonérer les industries les plus lourdement polluantes, c’est l’option qui avait été choisie. Le Conseil Constitutionnel, en même temps qu’il empêchait cette option bien pratique, a levé le lièvre : personne n’avait bien réaliséla supercherie. Y compris nos "journalistes",

    Renoncer complètement à une taxe carbone quasi fictive plutôt que de taxer ces mêmes entreprises me semble dans la logique des choses. Est-ce vraiment une surprise ? Nos saigneurs, dont le bateau prend eau de toutes parts, pouvaient-ils s’offrir le luxe de mécontenter, en plus, leurs commanditaires ?

    Si l’Europe arrivait à un accord sur ce point, elle nous expliquerait doctement aussi qu’il ne faut pas défavoriser notre économie par rapport à l’économie mondiale. Ou alors, elle ferait comme la France a tenté de faire, elle mettrait en place une taxe bidon épargnant les plus gros pollueurs.

    Du coup, j’ai sans doute tort, mais je n’arrive pas à m’indigner vraiment d’une reculade annoncée. Ni à me mobiliser vraiment pour une taxe carbone qui a surtout servi à faire oublier les pollutions chimiques dont nous crevons déjà.

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  • Politis et quelques autres médias (ne regardez pas que la télévision) avaient expliqué que la taxe votée était trés boiteuse, injuste, mal conçue et faite pour épargner les industriels.

    Ce n’’est pas sur le "recul" de Sarkozy que je pleure, mais sur l’occasion manquée comme l’a extraordinairement bien expliqué Michel Roccar avec lequel je ne suis pourtant pas toujours d’accord. Il a dit ce matin à France Inter : "Sarkozy a fait le choix de contribuer à que la planète devienne peu à peu une cocotte minute".

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  • pourquoi s’en plaindre ? il ne s’agit que d’un impôt de plus pour les ménages et qui épargne les entreprises et collectivités locales ( les ménages français n’étant responsables que de 7 % de cette pollution ).
    une bonne nouvelle donc ... en attendant que les dites entreprises soient un jour taxées !

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  • Je me plaint de l’abandon du principe, je me plaint de l’obéissance au Medef et je me plaint de voir une grande partie de la gauche (sauf les Verts) se réjouir plus ou moins discrètement du renoncement présidentiel. Comme quoi (hélas) la démagogie n’est pas uniquement de droite. Cette gauche n’a rien compris à l’écologie, à l’avenir de la planète, elle est indécrottable !

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  • aux dernières nouvelles le conseil constitutionnel a refoulé la 1ere mouture de la loi justement parce que la quasi-totalité des industriels ne payaient rien.

    ... au lieu de reformuler la loi pour qu’elle touche avant tout la tranche la plus polluante de l’industrie ... ils ont préféré l’abandonner. On voit donc où se porte l’intérêt de l’Etat.

    Très bon article, ça fait vraiment du bien.

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  • Manuel 24 mars 2010 à 22:19

    A denis deblog : "l’homme n’est plus adapté à son milieu, qu’il crève c’est toujours comme ça que la "vie" a trouvé son chemin et qu’elle continuera"

    Je ne suis pas d’accord. Selon moi, ce n’est pas l’espèce humaine qui n’est plus adaptée à son environnement mais bien "l’homme moderne", celui de la révolution industrielle donc et ainsi que nos sociétés actuelles. Mais pas l’Homme en lui-même. Il y en a beaucoup comme vous qui généralisez à ce point, mais l’humanité n’est encore une fois, et encore heureux, pas réductible à l’homme "occidental". Il y a d’autres peuples, qui existent encore de nos jours ( minoritaires certes ), qui eux, ont appris à vivre, durant des millénaires, sans tout foutre en l’air. Donc, pour moi, ce n’est pas la nature humaine qui est en cause mais bien notre civilisation actuelle, et plus particulièrement ces derniers siècles.

    "la seule chose effrayante c’est l’accélération que nous avons donné à ce processus et l’ampleur démesurée qu’il est en passe de prendre..."

    Exact.

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  • Crux 26 mars 2010 à 15:17

    Mais bon sang c’est bien sûr : la taxe carbone est une mesure de gauche, allonger l’âge de la retraite vise à garantir le progrès social, restructurer les entreprises et licencier massivement n’ont d’autre but que d’assurer un avenir à nos enfants et Nicolas Sarkozy est depuis toujours un admirateur de Jean Ferrat. D’ailleurs, aujourd’hui, il n’y a plus de ministre de la guerre mais un ministère de la paix, les aveugles sont devenus des mal-voyants et la lutte des classes est un concept incongru. Trente années de néo-libéralisme ont décidément perturbé les journalistes "progressistes"...

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  • Claude-Marie Vadrot 26 mars 2010 à 15:43

    Réponse déjà faite : relisez attentivement...

    Et ne mélangez pas tout. Cela s’appelle l’amalgame, un vieux truc de l’extrême gauche et des dogmatiques.

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  • solaris 26 mars 2010 à 16:27

    Simple c’est comme il dit dans l’article une incitation donc le fait de payer une taxe sur certain produits par exemple fruits et légumes veanant de l’autre bout du monde amènera les consommateurs à ne plus en acheter et donc les entreprises vendant ce type de produit se retrouveront pénalisée. De même si tu paye trop cher ton essence ben tu en achètera moins et ce même si tu doit te faire 3 bornes à pied le matin pour aller jusqu’à une gare ou tu trouvera de quoi faire du covoiturage ou de toute façon tu trouveras forcément. D’où moins de consommation en essence et donc baisse des prix et donc moins de bénéfice pour les revendeurs. Ce qui fait que les entreprises marchent c’est parcequ’elles ont des clients d’où plus de client plus d’entreprise ou elles investissent pour ameillorer leur produit qui sera lui moins soumis à la taxe.
    C’est surement un peu simpliste et blindé de faultes d’orthographe mais je pense que c’est un point de vue à développer.

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  • Claude-Marie Vadrot 26 mars 2010 à 16:33

    Voila qui est clairement ré-expliqué !

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  • jacquadit 26 mars 2010 à 18:51

    Désolé C.M.V :si je comprends votre amertume je persiste à penser que vous avez tort .

    N.S fait du mal à l’écologie en l’instrumentalisant comme il a tenté de le faire avec cette taxe "carbone", dont il se contrefiche , comme d’ailleurs les libéraux en introduisant un " droit à polluer "

    Si un jour cette taxe doit être revotée , il faudra que ce soit dans un contexte clair , didactique , européen , avec une aide certaine pour les populations en difficulté qui n’ont pas les moyens de payer davantage sur des produits vitaux . En faisant du forcing, vous les jetteriez dans les bras du FN.

    Je pense que vous avez suivi le débat DCB / SR sur Dailymotion à ce sujet , intéressant à plus d’un titre...

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  • Claude-Marie Vadrot 26 mars 2010 à 19:36

    Ce n’est en aucun cas de l’amertume, juste un commentaire politique à une décision dont je pense qu’elle est un mauvais signal démagogique à l’attention de l’UMP et d’une partie de l’opinion publIque. Le vieux refrain sur les "taxes" et les "impôts".

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  • Lund 26 mars 2010 à 22:28

    Et tout aussi clairement à côté de la plaque. La taxe carbone est pareille à la fiscalité indirecte : la plus injuste socialement !

    Elle est censée frappée tout le monde de manière égalitaire, mais le problème est que nous vivons dans une société inégalitaire, notamment au niveau des revenus.

    Pour reprendre l’exemple d’une augmentation du coût de l’essence, celle-ci fera mal à celle ou celui qui est au SMIC, pas à celle ou celui qui gagne 20.000 € par mois !

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  • Claude-Marie Vadrot 26 mars 2010 à 22:33

    Raisonnement à très courte vue, comme les politiques.

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  • Lund 27 mars 2010 à 12:17

    Amusants ces petites "réponses" à la Jean-Claude Van Damme. Mais courte ou longue vue, cela n’a rien d’une argumentation ! Le fait est que la taxe carbone frappera d’abord les plus faibles de la société. L’austérité (pseudo-) "verte" permettra sans doute d’appauvrir un peu plus les plus pauvres, mais surtout ne résoudra pas fondamentalement la crise écologique. Pour cela, il faut bouleverser le mode DE PRODUCTION, plutôt que de taper sans cesse sur les consommateurs (lescitoyens-travailleurs) désignés comme les éternels boucs émissaires...
    ce que vous ne comprenez pas, c’est que la batauille pour l’environnement ne pourra être gagnée qu’avec l’appui du plus nombre, et on ne gagnera pas ce soutien avec des mesures régressives comme celles qui sont préconisées par... la droite !
    (qui les retire provisoirement suite à un échec électoral cuisant et qui essaie de ne pas aggraver son impopularité !)

    Mais Madame Vadrot nous dira encore qu’il s’agit du délire de "l’extrême-gauche", qui manifestement l’obsède...

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  • Claude-Marie Vadrot 27 mars 2010 à 13:06

    Monsieur Vadrot n’est pas obsédé par l’extrême gauche puisqu’il estime en faire partie.

    Mais en attendant la Révolution, attente qui dure depuis pas mal de temps, il faut se battre pour des évolutions. Et la taxe carbone ne concerne pas que les consommateurs mais, au premier chef, l’industrie et la distribution. Combien de fois faudra-t-il que je demande une lecture attentive de mon article ?

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  • 27 mars 2010 à 13:38

    heureusement qu’il nous reste l’opération " une heure pour la planète " !!!
    que faire en attendant la révolution ?... en tout cas pas jouer avec leurs règles du jeu ( c’est le système le problème, pas la façon de l’appréhender ).
    OK c’est mieux que rien, blabla... c’est bien le problème !
    mouais, vu que j’ai pas envie de pisser dans un violon ni qu’on me fasse la morale, je vais acheter du pain, et pis je prends ma voiture et je vais même fumer une clope !
    à bon entendeur

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  • Claude-Marie Vadrot 27 mars 2010 à 13:46

    Aucun rapport entre la voiture et la clope...

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  • Lund 27 mars 2010 à 13:51

    Il ne s’agit pas de révolution, il s’agit de prendre des mesures adéquates pour combattre le dérèglement climatique, mesures qui ne sauraient être anti-sociales. Je ne sais pas si vous êtes de gauche ou d’extrême-gauche (question ici secondaire), mais comme le disait le père Marx "on ne juge pas un homme sur l’idée qu’il se fait de lui-même". Et vous préconisez des politiques qui peuvent convenir parfaitement à Nicolas Sarkozy et à ses amis. Désolé de vous avoir bien lu : vous ne parlez pas seulement de taxer les industriels, mais de la "necessité de mettre en place des mesures pour TOUS", c’est-à-dire, si les mots ont un sens, aussi bien pour le top manager,le grand patron ou la star du show business, que pour le SDF, le chômeur, le Smicard, le fonctionnaire, l’ouvrier ou l’étudiant. Toutes personnes qui n’occupent pas la même place dans la société et ne disposent pas des mêmes moyens pour vivre (et pour certains il s’agit plutôt de survie).Préconiser des mesures qui frapperaient "tout le monde" revient surtout à préconiser des mesures qui frapperont les plus faibles.Le travailleur qui gagne 1500 € par mois et qui doit prendre sa voiture pour aller travailler dans un zoning industriel faute d’alternative aura beaucoup plus de difficultés à prendre en charge une augmentation des coûts des carburants qu’un nanti qui gagne 20.000 € par mois (ou plus !), et qui lui pourra continuer à utiliser son 4/4 à tort et à travers sans aucun problème, même si le litre d’essence est à 5 € !
    Alors oui, je persiste : la taxe carbone est inacceptable et une véritable politique de l’environnement passe par d’autres mesures qui ne pénalisent pas "ceux d’en-bas".

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  • Chavi 31 mars 2010 à 11:47

    Donc si je comprends bien, les pauvres ont le droit de polluer, mais pas les riches ?

    Vous vous rangez dans les pauvres ou dans les riches ?

    Parce que, comment dire, en matière d’utilisation des carburants fossiles, même le RMIste de base est "riche", comparé à ce que la planète peut *physiquement* supporter.

    Alors oui, vous pouvez aller tester la limite physique, en continuant à croire Allègre et en émettant du bon CO2 pour transporter des pommes du Chili pour les vendre aux RMIstes. C’est un peu comme de tester la gravitation en sautant du haut de la tour Eiffel. On vérifie bien que la gravité existe, mais ça ne sert pas à grand’chose pour le cobaye.

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  • lund 1er avril 2010 à 10:15

    Vous comprenez très mal : le problème n’est pas de savoir qui a le "droit de polluer", le problème est de ne pas se servir de l’environnement comme alibi pour imposer des mesures d’austérité supplémentaires à certaines catégories de la population et ainsi des les appauvrir encore plus.

    En outre, ce n’est évidemment pas une "taxe carbone" qui permettra de résoudre la crise écologique, mais des mesures structurelles qui modifient le mode de production.

    Il existe d’ailleurs une grosse illusion au sujet des "taxes" : celle de penser que c’est l’argent qui est un facteur de régulation et qu’il suffirait donc d’incitants financiers ou monétaires pour imposer aux consommateurs leur mode de consommation. Bref, le respect de l’environnement serait une simple question de business et de gros sous. C’est, en quelque sorte, une vision bling bling de l’écologie (tout dans le protefeuille, rien dans la tête !)

    En réalité, la seule finalité de la taxe carbone préconisée par les aficionados de Sarko est de remplir les caisses de l’Etat vidée par une politique de Saint Nicolas en faveur des banques, du patronat et des nantis (bouclier fiscal, par exemple). Le discours sur la crise climatologique n’étant qu’un prétexte pour faire avaler la couleuvre de la rigueur budgétaire...

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  • Claude-Marie Vadrot 1er avril 2010 à 13:07

    Je vous rappelle à tout hasard que la taxe-redevance instaurée par la loi sur l’eau de 1964, taxe que les industriels, les communes et les citoyens payent, à des taux évidemment différents, a permis de faire reculer la pollution des cours d’eau français. Reste du boulot, mais les progrès, consultez les archives, est considérable.

    Cette taxe a eu à la fois un effet dissuasif (moins elle pollue, moins une entreprise paye) et un aspect constructif car comme cette taxe ne tombe pas dans le budget de l’Etat, elle permet de prêter de l’argent à des communes ou des entreprises pour améliorer les systèmes d’épuration. Pour les communes il s’agit soit de dotations, soit de prêt à taux zéro. Ces taxes sont prelévées et gérées par les Agence de Bassin.

    Le même système doit pouvoir être dupliqué pour le gaspillage des ressources et de l’énergie.

    La même chose existe pour l’air.

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  • Lund 1er avril 2010 à 15:35

    la question clé est que l’on veut aujourd’hui ajouter de l’austérité à l’austérité, et que ce sont toujours les travailleurs/citoyens qui doivent ainsi payer les factures des crises dont ils ne sont pas les responsables !

    Le reste n’est que de la littérature, et une littérature parfois indigeste : affirmer, par exemple, que l’abandon de la taxe carbone est une "politique de droite et criminelle" (et en passant, cibler la gauche et l’extrême-gauche qui seraient des "verts très pâles") est un tantinet osé. Et, à contrario, cela signifie que lorsque Sarko et ses amis proposaient hier ladite taxe carbone, ils défendaient une "politique de gauche", soucieuse de l’avenir de la planète !?!

    Trente années de crise(s) et de politiques néo-libérales ont brouillé bien des pistes et renversé le monde sur sa tête...

    Il n’y a pas d’écologie digne de ce nom sans justice sociale.

    Il n’y aura pas de solutions à la crise climatologique sans adhésion du plus grand nombre (à moins d’imaginer un "totalitarisme vert" où une minorité "éclairée" imposerait des choix discutables à la majorité de la population...).

    Et on ne gagnera pas cette adhésion en amalgamant politique écologique et politique d’austérité, ou en promotionnant une "rage taxatoire verte" qui frappera les plus faibles et qui,de toute manière, ne résoudra rien sur le plan structurel...

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  • Lund 1er avril 2010 à 15:40

    Pour ce qui concerne une contribution précédente, si on lit bien, les "pauvres" devraient raquer pour "l’environnement" et fermer leur gueule sous prétexte qu’il y a plus démunis qu’eux dans le monde.

    C’est un "argument" qui est utlisé chaque fois que le gouvernement veut décréter des mesures d’austérité.

    Et pendant que l’on dresse les "damnés de la terre" les uns contre les autres, les dominants se marrent, car ils savent que le personnel politique à leur service pourra continuer à impulser des politiques anti-sociales sans grande contestation.

    Sarko, Fillon, Besson et consorts ont encore de beaux jours devant eux !

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  • Crux 1er avril 2010 à 16:58

    Les faits sont plus tétus qu’un Lord Maire et aucun rideau de fumée ne parviendra jamais à les occulter :

    1. La taxe carbone, à l’instar de la fiscalité indirecte, fait (fera) mal aux plus faibles, pas aux millionaires.

    2. Fondamentalement, la taxe carbone n’apporte aucune réponse à la crise écologique. Pendant que nous échangeons des points de vue à ce sujet, le parc automobile mondial (pour ne prendre qu’un seul exemple) continue à croître de manière exponentielle. Dès lors, à moins de croire aux vertus d’un "capitalisme vert" national, toute solution réelle passe(ra) par des mesures structurelles et anticapitalistes au niveau international.

    3. La bataille contre le dérèglement climatique ne pourra être gagnée qu’avec le soutien agissant des populations. Et celles-ci ne s’engageront massivement dans ce combat que sur la base de mesures socialement justes, pas sur la base de politiques de régression, même habillées en vert pour la circonstance.

    4. Nicolas Sarkozy et ses amis se moquent comme un poisson d’une pomme de l’avenir de la planète. Leur seul souci est d’assurer la pérennité des profits et de garantir une accumulation sans fin du capital. La taxe carbone n’a pas pour objet d’inaugurer des politiques alternatives soucieuses du respect de l’environnement ; elle vise à combler un déficit budgétaire, creusé par la crise économique et financière, et par les politiques libérales de cadeaux fiscaux en faveur des nantis.

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  • Claude-Marie Vadrot 1er avril 2010 à 18:25

    Oui à la justice sociale mais celle ci passe, au nord comme au sud, par la préservation de l’environnement et de la biodiversité.

    Quand au mot "criminel" il est de Michel Rocard.

    Nicolas Sarkozy a joué avec la taxe carbone pour tenter de s’attirer les sympathies de quelques écolos. Evidemment, c’était écrit, c’est raté car cela n’a attiré personne. Donc il laisse tomber.

    Ce qui n’empêche pas, je l’ai écrit ici à plusieurs reprises, que la taxe carbone est aussi nécessaire que le fut, grâce à la loi de 1964, la taxe sur la pollution qui touche aussi bien (mais pas aux même taux), les entreprises que les communes et le consommateur d’eau. Grâce à cette taxe l’état des cours d’eau (même si on est loin de la perfection) s’est amélioré.

    Combien de fois faudra-t-il répéter que les taxes de ce type sont in-ci-ta-ti-ves !

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  • Claude-Marie Vadrot 1er avril 2010 à 18:27

    Et ça nous mène où de répéter ce genre de phrase comme des perroquets ?

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  • Claude-Marie Vadrot 1er avril 2010 à 18:30

    Et une fois que j’aurais dit mon accord avec le point 4, on fait quoi ? La Révolution ?

    Je vous signale que, comme pour la taxe sur les rejets polluants dans les cours d’eau (qui existe depuis 1964), une taxe carbone peut fort bien être "affectée" et ne pas aboutir dans le budget général de l’Etat.

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  • Vous mélangez tout, M. Vadrot On ne peut pas à la fois dire que la taxe carbone telle qu’elle était prévue était injuste et déplorer son abandon.

    Ceux qui se réjouissent ne se réjouissent pas de l’abandon du principe de la taxe carbone mais de la suppression d’une taxe injuste, qui épargnait les plus gros pollueurs. L’abandon du principe de la taxe carbone est de la seule et unique responsabilité de ce gouvernement de droite soutenu par le cocu Hulot (et par vous), pas de la responsabilité de ceux qui dénoncent l’injustice sociale.

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  • Claude-Marie Vadrot 2 avril 2010 à 19:16

    Mais si, mais si cher lecteur, j’ai déjà expliqué tout cela longuement dans Politis, j’ai expliqué comment la gauche et la droite ont délibérément utilisé le mot "taxe" pour plomber ce projet. Et j’ai expliqué quel était ma position sur le taxe carbone, position partagée par un certain nombre de journalistes de Politis.

    Quand à "virer à droite" c’est un fantasme qui surgit à chaque fois que l’on n’est pas d’accord avec quelqu’un....

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  • Gilbert 2 avril 2010 à 19:32

    Ben voyons, à vous entendre, la gauche et la droite ça n’existe plus. Il me semble, pour ma part, que le clivage passe par la dimension sociale.
    Vous, vous n’en avez rien à foutre, vous êtes donc plutôt à droite.
    La réalité, celle sur laquelle il faut s’appuyer, c’est que ce qui était proposé : la taxe carbone version Sarkozy-MEDEF. Et non vos fantasmes de mesures incitatives idéales. Vous vivez en dehors des réalités. Même s’il est de plus en plus difficile de faire la différence entre les libéraux sociaux ou les sociaux libéraux, vous savez très bien qu’avec un gouvernement comme celui des amis des patrons du CAC 40, il est illusoire d’attendre des mesures incitatives et justes à la fois.

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  • Claude-Marie Vadrot 2 avril 2010 à 20:16

    Tout ce qui est excessif n’a aucune valeur : les insultes et les imprécations ne constituent pas un raisonnement politique.

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  • Gilbert 2 avril 2010 à 23:53

    C’est ça. Quand on n’a aucun argument sérieux à opposer, on essaie de disqualifier le contradicteur. Heureusement, les lecteurs ne sont pas dupes.

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  • Claude-Marie Vadrot 2 avril 2010 à 23:57

    Je ne vous le fais pas dire...

    Quelques contradicteurs avec votre ton et vos arguments usés jusqu’à la corde pour quelques milliers de lecteurs...

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  • Gilbert 3 avril 2010 à 05:26

    C’est ça votre argument ? Le nombre de lecteurs ? Dans ce cas, les thèses du Point ou de l’Express ou du Figaro magazine sont autrement pertinentes puisqu’ils ont davantage de lecteurs.
    Comme si Politis n’avait pas régulièrement des difficultés en raison du manque de lecteurs...
    Vos arguments sont de plus en plus pitoyables. Je vous aimais bien quand vous bossiez au Canard, vous faisiez du journalisme. Il est temps de prendre votre retraite. Comme disait de Gaulle : "la vieillesse est un naufrage !".

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  • Claude-Marie Vadrot 3 avril 2010 à 10:02

    Ou bien je n’ai pas été clair ou bien vous faites semblant de ne pas comprendre :

    J’ai simplement dit que, quand, pour un article déposé sur le blog des rédacteurs, il n’y a que quelques contradicteurs pour des milliers de lectures, c’est qu’il parait pertinent à une majorité des gens qui l’ont lu.

    Quand à Politis, version papier, merci, il se porte plutôt bien et il est, comme le site internet, le reflet de notre diversité et de l’absence de tout commissaire politique.

    Et pour le reste, je n’ai pas changé depuis le Canard Enchainé, depuis le Matin et depuis le Journal du Dimanche. Reste que, contrairement à ce que vous semblez penser, le Canard Enchainé est un média beaucoup plus ambigüe et beaucoup plus manipulé que bien d’autres. C’est pour cela que je l’ai quitté alors que c’est probablement le journal français où les journalistes sont le mieux payés.

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  • Gilbert 4 avril 2010 à 00:09

    Vous êtes d’un autre temps. Vous confondez un blog avec le courrier des lecteurs d’un journal. Les lecteurs d’un journal écrivent plus facilement pour râler, cela a été démontré. Un blog, c’est un dialogue, un échange de commentaires. La meilleure démonstration c’est, par exemple le blog de Langlois. La plupart des commentaires sont plutôt bienveillants parce que les lecteurs se retrouvent en correspondance avec ce qui est écrit.

    Quand je parlais du Canard, je ne parlais pas de la ligne politique du journal, je sais ce qu’elle a d’ambigüe. Je parlais de ce que vous y faisiez. Je ne me souviens pas qu’à l’époque vous écriviez des articles droitiers et à la tonalité anti-sociale, comme votre défense de la taxe carbone à la sauce MEDEF.

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  • Manuel 6 avril 2010 à 05:41

    Y en a qui sont bornés ici... C’est dingue. On se demande bien pourquoi !
    Bon courage Claude-Marie Vadrot.

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