haut-pub
Le dernier hebdo Le dernier hebdo Acheter le dernier hebdo Archives Abonnement
Accueil du site > L’hebdo > Éditorial > Tristement historique

Par Denis Sieffert - 20 novembre 2008

Tristement historique

Quoi que l’on pense du Parti socialiste, de la désespérante faillite politique de sa direction sortante, de la déchéance morale de certains de ses leaders, de la misère de ses idées, de ses accommodements et de ses abandons, on ne peut s’en désintéresser, ni regarder avec indifférence les soubresauts de ce grand corps malade. D’abord par respect pour tous ceux qui investissent encore de l’énergie et de l’espoir dans cette vénérable institution. Ensuite, parce que l’histoire nous enseigne que ce parti est parfois capable de revenir de loin. Après tout, il n’est pas plus à l’agonie aujourd’hui qu’il ne l’était en 1969 lorsque son candidat, Gaston Defferre, franchissait à peine la barre des 5 %. Mais l’arithmétique est parfois trompeuse. En 1969, le Parti communiste était à plus de 21 %. Le fond de l’air était rouge, et il ne faisait aucun doute que c’était sur sa gauche que le Parti socialiste allait se reconstruire. François Mitterrand ne s’y est d’ailleurs pas trompé, qui a mené la campagne de reconquête sur le thème de la « rupture avec le capitalisme ». C’est évidemment tout autre chose qui se trame aujourd’hui. L’enjeu n’est pas l’audience électorale future d’un parti dont le siège serait toujours rue de Solferino, mais la nature de ce parti. On m’objectera qu’il n’est déjà plus « de gauche », et que nous ne sommes pas les derniers à l’écrire, ici même, semaine après semaine. Les choses ne sont jamais si simples. Nous faisons une différence entre la pratique des principaux dirigeants du PS et les textes qui fondent ce parti, sa tradition, son histoire, sa sociologie, ses références, et tout ce qu’il représente aux yeux de nos concitoyens.

La liquidation de ce patrimoine ne peut laisser de marbre. Il n’est pas égal que ce parti se réclame de la gauche ou qu’il cesse de s’en réclamer. Si l’on considère le congrès de Reims du point de vue de cette alternative, les enjeux sont moins futiles que ne nous le suggèrent la plupart des commentaires. C’est pourquoi nous ne nous sentons guère en phase (mais ce n’est pas vraiment une surprise !) avec la façon dont beaucoup de médias rendent compte du débat. Certes, les chefs de file du PS alimentent à l’envi cette interprétation guignolesque qui réduit leurs affrontements à une gesticulation semblable à celle des souris du professeur Laborit dans leur cage. Il est facile de s’en gausser. Mais cet esprit de dérision n’est pas toujours innocent. Ségolène Royal, par exemple, qui incarne cette transformation du Parti socialiste en parti du centre, a intérêt à entretenir l’illusion : tout s’expliquerait par des acrimonies personnelles et la jalousie. C’est le fameux « TSS », « Tout sauf Ségolène », qui pose la présidente de la Région Poitou-Charentes en victime. Loin de moi, évidemment, l’idée que ces haines recuites n’existeraient pas. Mais, contrairement à ce qui est dit un peu partout, cette hostilité n’est pas vide de politique. Hélas, comme souvent dans ce parti, la politique ne dit pas son nom. Elle revient par des biais : la question des cotisations, des contours et des structures, le choix du vocabulaire plutôt social ou plutôt moralisateur, plutôt matérialiste ou fortement teinté de mysticisme… D’où l’incroyable revirement de Bertrand Delanoë, combattant de la 25e heure. Il a fallu que le congrès s’achève pour qu’il ose dire ce qu’il avait esquivé pendant trois jours : oui, il en va de l’identité du PS.

Ajoutez-y l’indispensable couplet sur la modernité et sur le changement – pour cela, on ne fera jamais mieux que Jacques Julliard [1], qui contemple la vie politique comme on visite un salon d’art contemporain –, et la manipulation intellectuelle est complète. Pendant que des commentateurs entrent en pâmoison devant la perspective ô combien avant-gardiste d’un rapprochement du PS avec le MoDem, les militants pensent « pouvoir d’achat », « défense des services publics », « justice sociale », « salaires », « Smic », « effectifs scolaires »… Ces gens, décidément, sont d’un vulgaire !

Comme le titrait crûment le Journal du dimanche, « Ségolène défie le PS ». On ne saurait mieux dire qu’il y a entre les deux plus qu’une contradiction, un affrontement. La question est de savoir ce que pèsera dans le débat ce qu’on appelle l’opinion. C’est-à-dire la communication. Ou encore jusqu’à quel point les véritables enjeux auront pu être dissimulés. Tout cela n’enlève rien à cette évidence : l’avenir de la gauche se joue dans une large mesure ailleurs. Mais il ne se jouera pas tout à fait dans les mêmes conditions selon l’évolution du Parti socialiste. Rien ne sera plus pareil si le principal parti traditionnel de la gauche choisit d’entrer de façon irréversible dans un dialogue privilégié avec le centre droit. Le congrès de Reims aura-il finalement été historique ? Tristement historique ?

[1] Le Nouvel Observateur du 13 novembre.

Commenter (9)

Sur le même sujet
Commentaires de forum
  • Alain 20 novembre 2008 à 08:28

    je suis scié : Delanoé est plutôt plus à droite que royal (dois je rappeler son recours permanent à "management" son "liberalisme" son amitié avec Lagardère avec qui il travaille -jo- ces renoncement devant Decaux...) et voilà que soudain il a fait un acte courageux !!

    foutaises !

    et vous le savez fort bien !

    pourquoi n’expliquez vous pas en quoi la politique qu’elle mene en P-C est si "centriste" pourquoi ne faites vous pas un comparatif des motions ?

    QUi parle le mieux avec TOUTES les populations ? Delanoé qui n’ose pas entrer dans un supermarché de peur de ne pas savoir comment parler à ces gens ?
    Aubry qui est en charge des affaires sociales du PS et qui ne sait pas qu’en faire ?
    ELle qui a offert la seconde loi sur les 35 h au patronnat ?

    Aaaah mais Royal est démago !! parler aux caissières c’est démago ! un vrai politique parle des caissières avec des profs de fac mais ne leur parle pas, à elle. Si il le fait il est démago !

    Elle a été plus au front contre Sarkozy les deux dernières années que Aubry et delanoé réunis.

    Alors quoi ?

    Répondre à ce commentaire

  • Paul Speranza 20 novembre 2008 à 09:53

    La messe est-elle déjà dite ? : modestes propositions vitaminées en cet automne obscur.

    « La déesse Discorde ayant brouillé les Dieux,

    et fait un grand procès là-haut pour une pomme,

    On la fit déloger des Cieux,

    Chez l’animal qu’on appelle homme (…)

    On la reçut à bars ouvert

    Jean de La Fontaine

    Il faut savoir penser par soi même, sans mentor et sans chef de file.

    Il est des périodes ou le « bon sens » et l’intelligence portent l’être libre à ne plus garder comme boussole que son « quant à soi » et l’aptitude que nous avons toutes et tous (seul le temps social disponible pour chacun, lui, nous est différemment et cruellement mesuré) de faire passer l’avalanche des faits « au tamis de l’analyse ».

    Le « for intérieur » et la lucidité ne devraient pas empêcher de porter aux autres y compris à ses camarades de parti un regard fraternel mais distancié sur les emballements et parfois les errements des « dirigeants » qui sont avant tout, eux et elles aussi, des êtres de passion et ont, comme nous tous et toutes, la tâche si difficile de se diriger d’abord, eux-mêmes.

    A la suite de ce congrès de Reims, assez peu « républicainement » placé, dans la belle cité des sacres royaux, nous sommes guettés par le ressassement et la lassitude.

    * Or compte tenu de l’ urgence sociale et économique il faudrait laisser un peu derrière nous l’erreur funeste et ridicule de tout vouloir prévoir dans le détail dans un vaste catalogue peu réalisable, traditionellement nommé « programme » , et finalement inévitablement fermé sur lui-même et régulièrement dépassé par le cours des évènementts ...

    Nous pourrions, plus utilement remettre en première place, ce que l’on nommait en son temps, un peu pompeusement :
    un "programme minimum", composé de quelques mais essentieles et fortes propositions :

    - 1 - Une exigence de contrepartie et de contrôle souple, efficace et non bureaucratique sur les fonds alloués par la République française et donc les contribuables citoyens aux banques,

    - 2 - la mise en œuvre rapide de prêts, rapides et sans intérêts, aux PME, PMI, exerçant leur activité dans la construction et la rénovation de l’habitat social, en priorité, dans les domaines d’économies d’énergie en donnant une vraie priorité aux organismes d’ HLM et ce afin d’être en mesure de loger les "sans abris »,

    - 3 - la demande de mise à l’ordre du jour du parlement, du conseil européen et de l’ « Euro-groupe » du plan de réseau ferroviaire européen déjà projeté dans le "livre blanc" dit de Jacques Delors, particulièrement d’actualité en matière de ferroutage (…). Hélas, Il faut déplorer que le volet transport du fameux le "Livre blanc" n’ait jamais été, réalisé, pour cause de dogmatismes, monétariste et « ultralibéral » ( perclus d’économisme à courte vue et de délaissement des êtres ) ,

    - 4 - l’inscription en urgence d’un plan d’investissements dans la recherche, d’abord mené au niveau de la République Française puis proposé aux conseil et parlement et conseils européens centré sur 3 ou 4 domaines essentiels et porteurs ( tout particulièrement la biologie médicale et les thérapies du futur pour nombre de maladies ( cancer, maladies orphelines , diminution de la souffrance, etc. ). Ces "cibles" d’investissements humanistes seraient choisies et chiffrés après consultation rapide de groupes restreints et compétents de savants de l’académie des sciences, du CNRS et de personnalités compétentes du conseil économique et social.

    - 5 - proposer la mise en place très rapide d’un rapide secours "Noël" 2008" anticrise, sous forme de "bons d’utilisation de services » dans les activités s’exerçant et créant de l’emploi en Europe ou distribués en « bons de désendettement » en matière de crédits logements ou de consommation alimentaire.
    Ce geste de pure justice serait une faible contrepartie populaire à l’aide massive apportée au secteur bancaire et jusqu’à ce jour restée hélas sans vraie assurance d’une orientation des crédits vers les PME et PMI.

    - 6 – puisque la banque « crédit agricole » a « englouti » des milliards dans d’ hasardeuses et ruineuses spéculations, il serait indispensable d’en faire reprendre le contrôle par la Nation au meilleur coût (une minorité de contrôle dans le conseil d’administration suffit) pour être en mesure de la rendre aux agriculteurs et à la Nation toute entière, permettant, en premier lieu de développer rapidement et sans retard, l’agriculture biologique, gisement de créations d’emplois, d’activités et « bonne bouffe ».

    Il reste que dans notre situation d’urgence s’enfermer et s’enliser dans des querelles de personnes, aussi prestigieuses fussent elles et se complaire dans les manœuvres de pure tactique débouchant sur des "combats douteux ", fait perdre du temps aux adhérents et plus largement aux citoyens et discrédite le socialisme et plus largement la politique !
    Il est temps de mettre les "Egos au frigo » et de penser et d’agir réellement en faveur de toutes et tous ceux qui souffrent !

    Paul Speranza, historien, Toulouse .

    Répondre à ce commentaire

  • Lisée 20 novembre 2008 à 10:48

    Assez rigolé !

    Vite, venez renforcer un vrai parti de gauche : le Parti de Gauche de Dolez et Mélenchon.

    Laissez le centre gauche avec les idées de droite.

    Répondre à ce commentaire

  • aline 20 novembre 2008 à 11:11

    je les ai vu de près les socialistes, les élus et administratifs et franchement quelle prétention ! petit marquis gauchisés, pauvre peuple, trahi !ils me fichent la trouille ! on est loin "des camarades !"

    Répondre à ce commentaire

  • Made 20 novembre 2008 à 13:43

    En lisant votre article, je suis confortée dans la résiliation de mon abonnement à politis, pourtant j’ étais à la création de votre journal.

    Vous pourrez vous consoler en disant que c’est la faute de Ségolène Royal.

    Répondre à ce commentaire

  • Tiré du livre de F. Ruffin » la guerrre des classes « 
    page 142 :

    ".../...A l’intérieur du Louvre où se tient l’assemblée générale de LVMH qui vocifère ?
    C’est Marie-Helène Bourlard, qui s’époumonne - faute de micro- devant des milliers d’actionnaires : » je suis déléguée CGT à ECCE ! » .
    - Ahhh ! s’exclament, dégoûtés des petits et moyens porteurs
    - Est ce que vous êtes prêts, poursuit elle, tournée vers le PDG à la tribune, est ce que vous êtes prêts à faire moins de bénéfices pour signer un nouveau contrat avec ECCE pour garder la production Française ? Parce que c’est 147 salariés qui vont être dehors. »

    Bernard Arnault regrette ce « ton » agressif, cette « dialectique adaptée à votre fonction de syndicaliste »…/…- et - (P.152) la surprise vient du premier rang.
    Entre le vétéran A. Bernheim ( banquier de Lazard) et le semillant A. Lagardère, aux coté d’A. Frère ( le milliardaire belge) , de N.C. Worms ( ( président de La banques Worm’s et Christie’s, de C. de Croisset ( vice président de Goldman Satchs) de D. Della Valle ( empereur de la chaussure en Italie qui a porté Berlusconi au sommet), de Lord C.D. Powell of Bayswater ( ex - conseiler de M. Thatcher)…/…, au beau milieu, enfin , de la famille Arnault, bref baignant dans le gotha du capitalisme occidental : Hubert Védrine.

    Ancien ministre socialiste.

    Lui siège au conseil d’administration appointé par la multinationale. Il ne se lève pas pour soutenir M. Hélène, ne s’élève pas contre la délocalisation d’ECCE.

    M.A.Jamet n’a pas protesté davantage.. Cet ancien colaborateur d’H. Emmanuelli, puis dir’cab’ de de L. Fabius oeuvre désormais comme » secrétaire générale d’LVMH ».
    Mais quel grincheux y verrait encore une contradiction ?

    On inventera bientôt un Jaurès qui se chaussait en Berluti et pantouflait chez Rothschild… »

    Répondre à ce commentaire

  • 21 novembre 2008 à 11:55

    Bonjour,

    Et si enfin les pratiques des principaux dirigeants et dirigeantes du PS s’accordaient avec des textes qui seraient de nouveaux textes, qui clarifieraient officiellement les orientations centristes du PS, orientations dument vérifiables et pratiquées au quotidien au niveau local, y compris par Mme AUBRY à Lille avec le MODEM.

    Et si cette différence que l’on peut qualifier aussi de marché de dupes n’était finalement que la source de ce blocage de la vie politique francaise qui conduit à beaucoup de déceptions et d’absentions, car voter pour des hommes et des femmes sur des programmes franchement de gauche et qui appliquent une fois élus un programme franchement centriste, presque naturellement, presque génétiquement, eu égard à la sociologie politique du PS, le parti des riches qui votent à gauche.
    Le dépassement de ce mythe qui conduit à penser que la gauche doit se reconstruire autour du PS, principal parti de gauche, ce qui faux, permettrait un grand bol d’air rénovateur qui bénéficierait à tout le spectre politique francais.
    Il y a deux gauches en France, du moins deux conceptions de l’économie, une à marché libéral controlée et régulée et l’autre qui défend une économie administrée avec une position de curseur à définir pour la place de la libre entreprise.
    La gauche anti libérale n’a pas besoin de la tutelle libérale du PS pour se reconstruire.

    Répondre à ce commentaire

  • L’Incorruptible 23 novembre 2008 à 21:53

    Qui dirige le parti socialiste ?

    De grands bourgeois, des franc-maçons et des *** (Je ne les ai pas nommés, merci MM. Gayssot et consorts)
    Je n’ai aucun grief envers ces dirigeants-là et je leur reconnais le droit d’occuper leur poste - Eh non, je ne suis pas le rouge-brun que vous croyez ! - mais comment pourrais-je croire qu’ils désirent servir les intérêts de l’écrasante majorité des salariés de ce pays ?

    La "France d’en bas", la majorité silencieuse aurait dû voter communiste dans les années 70, seulement voilà : elle a eu peur des chars soviétiques et du goulag.
    Et pourquoi pas de la peste, du choléra et des martiens, puisque nous y sommes ?

    A présent, il est trop tard : demain nous aurons le choix entre cette UMP qui a phagocité le FN et un PS qui aura épousé les idées d’une UDF qui n’a pourtant jamais réussi à s’imposer. (L’UDF n’est pas au centre droit, mais plus libérale - plus à droite donc - que l’UMP)

    Et sous les miradors des négriers en tout genre, nous savourerons les délices du paradis capitaliste, à moins qu’une dernière guerre mondiale, une pandémie ou une pollution irréversible nous en prive.
    Ou bien, si l’on est optimiste, vienne abréger nos souffrances.

    Répondre à ce commentaire

  • Hallain 25 novembre 2008 à 16:04

    Bien votre analyse. Mais légèrement déphasée avec la réalité. Ainsi donc il s’agit, pour vous, d’un conflit -latent au PS et pas d’aujourd’hui !- entre tentation "au centre" et tentation "à gauche" et pas du tout d’un rejet de la modernité, ni surtout d’un rejet épidermique de Sago ? Aubry et son équipe représenterait donc, selon vous, la tentation de gauche ? C’est amusant. Aubry a, avec elle, les Jospin (qui a plus privatisé que les politiques de droite précédents), Fabius (qui, souvenez-vous en, était considéré comme "de droite" à l’époque où il était à matignon et qui tente, depuis 2005 à se faire une virginité de gauche), Lang bien sûr, inamovible (depuis combien de décennies déjà ?), sans oublier Strauss qui n’a pas laissé un souvenir de révolutionnaire aux Finances... Et bien d’autres ! Bref, pour vous, ces gens-là représentent donc l’ancrage à gauche du PS ? Et puis il faut se souvenir qu’il y a un an et demi ce sont les Aubry et consort qui ont offert l’Élysée au petit Nicolas. Alors faire confiance à ces gens-là pour garder le PS à gauche, vous repasserez ! Et s’il n’y avait que le PS. mais au PC ça ne va pas mieux : les textes préparatifs pour le congrès sont tous refusés par certaines sections, ça grogne, ça parle de parti sclérosé... Le NPA se crée mais annonce d’emblée qu’il n’est pas un parti de gouvernement et refuse toute idée de coalition (rester seul et pure dans une confortable opposition permanente c’est tellement plus simple que de prendre la responsabilité de diriger !). ne parlons même pas du ridicule groupuscule de Mélenchon... Le monde a changé et les gens avec lui -ou l’inverse. Mais aujourd’hui, il faut croire que les bons vieux partis du XXe siècle ne sont plus en phase avec ce qu’attendent les gens. D’ailleurs, si le mécontentement est pattant et particulièrement profond dans notre société, vous pouvez chercher vainement les mobilisations massives d’antan ! Et à force de se regarder le nombril, la gauche pourrait bien non seulement laisser la droite au pouvoir, mais être inexistante face à l’extrême-droite qui ne manquera pas de renaître si la crise s’aggrave comme il est probable. Ne trouvez-vous pas que parfois notre république ressemble un peu à celle de Weimar ? Et notre gauche à celle d’alors ???

    Répondre à ce commentaire

Commenter (9)

Sur le même sujet
haut-pub
Contribuez aux projets de Politis Vos rendez-vous avec Politis L'association Pour Politis L'agenda militant Politis et vous

fl_g_signature
Conception éditoriale › Xavier Frison    Conception graphique › Clémence Knaebel    Design sonore › Cédric Boit    Développement › Résaction    Site réalisé avec Spip
fl_d_signature