Quelque deux cents personnes se sont rassemblées à Tunis le 2 octobre pour protester contre l’ouverture du procès de la jeune femme violée par deux policiers début septembre. Interpellée avec son compagnon avant d’être violée par les agents, la jeune femme a porté plainte. Elle se trouve aujourd’hui sur le banc des accusés, pour « outrage à la pudeur », encourant une peine de six mois de prison. Selon le ministère de l’Intérieur tunisien, le couple a été appréhendé dans une « position immorale ». Un retournement de situation dénoncé par plusieurs centaines de manifestants ce week-end à l’appel d’ONG locales et internationales.


