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Par Claude-Marie Vadrot - 30 juillet 2012

Un célèbre scientifique climato-sceptique américain retourne sa veste qui devait lui tenir trop chaud

Un professeur de Berkeley financé par un milliardaire du pétrole climato-sceptique change spectaculairement de camp...

Le célèbre climato-sceptique américain Richard Muller, professeur à l’université de Berkeley, co-fondateur d’un programme scientifique sur l’évolution des températures de la planète vient de battre sa coulpe en expliquant à ses pairs et à ses étudiants que "le réchauffement climatique est une réalité et que les émissions de gaz à effet de serre émis par les activités humaines en sont la cause principale". Un retournement de veste spectaculaire de la part d’un scientifique qui s’est fait connaître au cours des dernières années par ses critiques virulentes et démesurées contre ce qu’il appelait les « réchauffistes ». Le programme universitaire dont il est (était ?) responsable a pourtant été fondé et intégralement financé par un milliardaire du pétrole, le libertarien Charles Koch, adversaire autoproclamé et également virulent des climatologues travaillant pour les Nations Unies au sein du GIEC, le Groupement International pour l’Etude du Climat. Il est connu aux Etats Unis et dans le monde pour avoir soutenu financièrement les groupes de climato-sceptiques, dans de nombreux pays.

Le professeur Richard Muller a confirmé ce qu’il a lui même appelé une « volte-face » (turnaround) dans un article paru samedi à la une du New York Times intitulé « la conversion d’un climato-sceptique ». En expliquant que les études menées par son programme lui avaient permis des découvertes dont le gravité se « situe au delà de celles effectuées par le GIEC et seront publiées dans quelques jours sur le site de l’université de Berkeley sous la responsabilité de sa fille, Elizabeth Muller » directrice exécutive du projet de recherche qui a assuré que tous les éléments de la recherche menée avaient été soigneusement vérifiés.

Le porte parole de la Fondation Koch a botté en touche en assurant, ce qui ne trompe personne, que son organisation ne finançait pas les écolo-sceptiques mais seulement des recherches « indépendantes ». Affirmation qui ne trompe d’autant personne que la rumeur court dans les milieux scientifiques américains que le financement du programme de Berkeley pourrait être prochainement suspendu. Une menace qui pèse sur plusieurs groupes et sites, notamment en Grande-Bretagne.

La conversion de Richard Muller, dont les outrances ont longtemps nourri les arguments des sénateurs républicains membres de la « Commission environnement » du Sénat américain doit être mesurée à l’aune des vagues de chaleur et de la sécheresse sans précédent qui frappent de nombreux Etats des USA, provoquant des incendies, des pénuries d’eau et des destructions de récoltes de blé et de maïs. Ces événements climatiques qui battent tous les records météo du pays ont amené une partie de la population et de nombreux politiques, Républicains et aussi Démocrates, à revoir leurs discours contre les « réchauffistes ». Tous, qu’il s’agisse de la réalité constatée dans le pays ou de l’acte public de contrition de Muller, revoient à la baisse leurs imprécations contre « ceux qui veulent remettre en cause, le mode de vie américain ».

Les scientifiques qui se battent pour persuader l’opinion publique américaine de la réalité de la menace climatique n’excluent pas que le professeur Muller, grand amateur d’agitation et de reconnaissance médiatique, ait trouvé dans son acte de contrition un nouvelle façon de faire parler de lui alors que la crédibilité de son programme et des milieux climato-sceptiques est en nette perte de vitesse.

Il ne nous reste plus qu’à attendre patiemment une confession publique de ses erreurs par le célèbre Claude Allègre qui ne sait plus quoi tenter pour faire parler de lui...

Commenter (60)

Commentaires de forum
  • Valere 31 juillet 2012 à 20:53

    Ce Muller, capable de dire tout et son contraire, devrait faire une carrière politique au moins aussi admirable que celle de Besson ou de NKM.

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  • cp 31 juillet 2012 à 22:48

    Un jour, quand vous serez grand, on vous expliquera qu’à l’aune d’une histoire sur de longues périodes, les présentes variations de températures sont de petites choses, qu’il y en a même eu de pires avant que l’homme existe, et que vos ayatollesques semonces apocalyptiques et mortifères sont celles des gens qui voyant leur fin approcher s’imaginent que c’est la planète entière qui va être disparaître ! La terre se réchauffe depuis 20 000ans, et c’est comme ça.

    (Même Paul-Emile Victor et Cousteau vaticinaient pareil à la fin de leur vie, perclus de rhumatismes ! Même de Gaulle faisait le coup de l’apocalypse les soirs de grand vent, pour faire peur à sa valetaille ! Et pourtant, elle tourne toujours…)

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 31 juillet 2012 à 22:56

      Petites choses...
      Allez dire cela aux Somaliens, aux ours blancs, aux habitants du Sahel, aux paysans du Sud de l’Espagne, aux paysans du Darfour ou du Nord Sénégal,et mêmes aux Américains ou aux dizaines de milliers de réfugies climatiques dont le HCR ne sait pas quoi faire.

      Complétez la liste vous même...

      Le déni de la réalité est l’une des dernières défenses de l’être humain

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      •  
        Gromit 1er août 2012 à 09:20

        Les réfugiés climatiques n’existent pour l’heure que dans les projections sur le futur.
        Ceci dit, le réchauffement climatique que nous vivons est d’une ampleur et d’une rapidité inédite, et cela représente une vraie menace pour l’humanité, cela personne d’un peu sensé ne peut le nier.
        Au passage, on en vient au énergies consommées, et il est assez marrant de voir ces mêmes personnes qui ont conscience du réchauffement climatique préférer le charbon gaz pétrole à une energie qui elle ne contribue pas au réchauffement climatique.

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        •  
          Claude-Marie Vadrot 1er août 2012 à 09:29

          Identifiés par les Nations Unies qui n’ont pas réussi à Rio à leur donner un statut (comme les réfugiés des conflits pris en charge par le HCR), les réfugiés climatiques (en ne comptant pas ceux qui sont réfugiés dans les villes) sont au nombre de 6,5 millions.

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          •  
            Gromit 1er août 2012 à 11:21

            De dizaines de milliers on arrive maintenant à des millions...
            On se croirait à la Canebière !

            Je serais quand même curieux de connaitre les critères d’appréciation de ces comptabilités, et les limites scientifiques d’interprétation des études qui proposent de tels dénombrements (qui dit limites scientifiques, dit limites et biais cognitifs à leur interprétation).

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        •  
          Claude-Marie Vadrot 1er août 2012 à 12:28

          Je maintiens le chiffre officiel du HCR, ayant fait une erreur dans la réponse précédente.

          La différence entre vous et moi, c’est que, par métier, je ne peux pas écrire n’importe quoi et suis tenu de rectitifier alors que vous avez le droit de proférer, comme on le fait si souvent sur la toile, des énormités sorties de votre imagination idéologique.

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          •  
            Gromit 1er août 2012 à 18:01

            Trop drôle. L’hôpital qui se fout de l’infirmerie.
            Suffit de lire toutes les conneries que vous déballez en permanence ne serait-ce que sur le thème de l’énergie, là pour raconter des conneries c’est bonbon.
            Commencez par vérifier vos sources, les institutions internationales reconnaissent elles-mêmes qu’il est impossible de déterminer le nombre de réfugiés climatiques, et le HCR en est à se poser la question sur la terminologie de "réfugié climatique" qu’il a bien du mal à définir.
            Et vous, d’un coup de baguette magique vous sortez un chiffre de derrière les fagots.
            Insensé.

            http://www.ipsinternational.org/fr/...


            Il y a quelque 15 millions de réfugiés dans le monde aujourd’hui, dont 10 millions sont sous le mandat du HCR. Mais il est impossible de déterminer combien d’entre eux ont été déplacés par des catastrophes naturelles et des phénomènes liés au climat.


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            •  
              Claude-Marie Vadrot 1er août 2012 à 18:23

              Il y a actuellement 45 à 47 millions de réfugiés dans le monde : ceux que l’on nomme les réfugiés de l’intérieur ( au dénombrement aléatoire) et ceux qui sont depuis des mois ou des années dans des camps (extérieurs à leurs pays d’origine) administrés par le Haut Comité aux réfugiés des Nations Unies. Le chiffre comprend les réfugiés pour cause de conflits qui sont les plus nombreux : Congo(s), Palestiniens, Irakiens, Kurdes, Afghans, Colombiens, Rwandais, Népalais,Sarahouis, Mauritaniens, Soudanais, etc) et les réfugiés aprés des catastrophes naturelles (Haïti ou Pakistan, par exemple).
              Sujet que je connais pas coeur : pour les avoir rencontrés un peu partout dans le monde et parce que parmi les cours que je donne à la fac, il y a celui qui porte sur le thème "Guerre et environnement" et pendant lequel je consacre quatre séances à cette question des réfugiés avec la participation d’un représentant du HCR.

              Je pense que vous ne cesserez pas d’écrire n’importe quoi sur mon blog au risque de tromper les lecteurs mais pour ce qui me concerne
              - Je ne vous répondrais plus
              - Vos commentaires seront supprimés lorsqu’ils seront insultants. Ce qui sera une première depuis que mes papiers figurent sur le blog de mon journal !

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                Graumit 1er août 2012 à 23:27

                Je vous ai mis le nez dans vos propres erreurs.
                Maintenant essayez de vous rattraper comme vous voulez, c’est pas parce que vous donnez des cours que ce que vous enseignez n’est pas du vent.
                Dans ma vie j’ai rencontré des tas d’intervenants incompétents dans le domaine qu’ils enseignent, vous ne serez donc pas une première dans la catégorie des poncifs incompétents.
                Vous donnez un chiffre qui n’a aucune valeur statistique et encore moins objective.
                Cela est un fait, que vous l’acceptiez ou non. Je peux concevoir que pointer votre incompétence vous dérange. Mais c’est là la dure réalité.

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      •  
        cp 1er août 2012 à 22:53

        Au train où vont les choses… On va finir par voir promulguée une loi genre Gayssot-Taubira-Pleven pourchassant les dubitatifs. Sous peu un universitaire nous dévoilera que le « climato-scepticisme » est un négationnisme, un délit.

        Ce qui profite aux climatologues dans le vent est qu’ils n’auront jamais à encourir l’éventuel désaveu résultant de trouvailles qui au final seraient non-avérées, dans cent ans ; et leurs fulgurances pour le moment les catapultent avantageusement à la une des médias.

        Le brave Coppens et sa « Lucy » a identiquement prospéré pendant des décennies pour finalement, et dans le plus grand silence, reconnaître s’être un peu emballé quant à l’africanité totale et générique du genre humain.

        Les stars Le Treut ou Jouzel parlent d’or et les contradicteurs (On ne les invite guère…) sont commis dans des non-débats, et traités par des appariteurs (Incultes) comme des drôles qui réfuteraient la gravitation universelle.

        Pas grand monde connaît Michel Virlojeux, ingénieur qui a certifié les calculs de résistance du viaduc de Millau (Et du pont de Térenez dont la solidité me préoccupe plus !). Si un pont s’effondre, il risque le tribunal. Les concepteurs du défaillant Concorde ont été extraits de leur retraite par les juges.

        Jamais un météorologue ou un climatologue n’atterrira en justice. Ce qui leur permet de faire croire sans risque que leurs modèles mathématiques disent « vrai », tout comme ces machineries informatiques ont abouti à la terreur (non avenue) de la vache folle, la (non) pandémie de la grippe H1N1 et aux dérèglements (Authentiques) financiers récents ! Pour fonctionner ces programmes exigeraient en entrées une masse de données précises qu’on n’a pas, alors on simule. Et à la louche on « entre » ce qui pousse à régurgiter un résultat « vendeur ». Pour faire bander Stéphane Foucart…

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        •  
          Claude-Marie Vadrot 1er août 2012 à 23:32

          Le climato-scepticisme est ce que l’on nomme communément comme un "crime contre l’humanité" comme le refus des dangers de l’amiante, le refus des menaces de la pollution de l’air, l’erradication des forêts ou le le refus des menaces du nucléaire...

          Il faudra qu’un jour (voir Politis sur ce point) que soit mis en place un jour un tribunal international de l’écologie ou que soit modifiées les incriminations de la Cour Pénale Internationale.

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            Gromit 2 août 2012 à 09:04

            Quels propos pleins de nuance de jugement et pas du tout inquisiteurs...
            Vadrot toujours égal à lui-même.

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            cp 2 août 2012 à 22:01

            Et pour commencer le pal (Avec échardes…) pour José Bové, qui veut tuer les loups (Qui boulottent ses brebis !)...

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      •  
        Henri-Georges Naton 2 août 2012 à 22:12

        Outch cher Claude-Marie... Je crains que vous n’ayez touchez deux gros trolls climato-sceptiques... Attention ces bêtes là sont pires que des tiques... Les arguments de CP et Gromit sont tellement affligeant que je ne vais même pas perdre mon temps à leur répondre... Je préfère savourer tranquillement mes dernières découvertes sédimentaires en vallée de la Meuse... Sur des séquences qui pourraient bien être daté de la montée en température du début de notre interglaciaire vers l’optimum climatique... Qui ne restera pas optimum au train ou vont les choses...

        Bien à vous et n’usez pas trop votre belle plume contre ces ignorants qui se délectent de leur ignorance...

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        •  
          Claude-Marie Vadrot 2 août 2012 à 23:03

          Merci pour vos encouragements.

          Je connais la secte des climato-sceptiques et j’ai d’ailleurs expliqué dans un très récent livre (L’écologie sinon rien) comment procèdent les membres de cette étonnante "église" sur internet en bombardant les uns après les autres avec des messages aussi faux que délirants. Ils sont redoutables, il suffit de consulter leurs sites.

          Ce sont les "mêmes" (une autre branche de la secte) qui délirent sur la malfaisance des éoliennes ou sur le principe de précaution. Ils sont tellement malins qu’ils mettent sous copyright leurs élucubrations, ce qui a pour objectif et résultat de rendre impossible d’en citer plus de quatre lignes (pour montrer leurs mensonges dans la longueur) sans enfreindre la loi sur les droits d’auteur !!!

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        •  
          Georges Henry Maton 3 août 2012 à 14:53

          Tiens, "Henri-Georges Naton" un deuxième troll sorti de nulle part qui vient à la rescousse du premier et plus grand troll de l’histoire (Vadrot pour ne pas le citer).
          Trop drôle.

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            Claude-Marie Vadrot 3 août 2012 à 15:20

            Je rappelle à tout hasard que l’usurpation d’identité, même sur Internet, est susceptible de poursuites pénale.

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            •  
              Paulisse Wadrau 4 août 2012 à 16:55

              En parlant d’usurpateur, le plus grand usurpateur ici est celui qui ici usurpe l’emploi de journaliste.

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        baobab33 3 août 2013 à 12:37

        Pfff, n’importe quoi !
        J’habite au Sénégal, l’année 2012 a été une des plus fraîche jamais connue, je rectifie, l’une des plus stable : la saison hivernale, sans être particulièrement froide est restée fraîche très longtemps, et la chaleur habituelle en été ne s’est pas faite sentir aussi fort que d’habitude

        On vous fait croire n’importe quoi dans les média, réfugiés climatiques par ci et par là, l’eau de l’océan qui monte
        Saviez-vous que le niveau de la mer à Tuvalu & co n’a pas monté d’un millimètre ?! (mesures satellites) C’est le plancher océanique qui pour des raisons telluriques s’enfonce.

        La voilà la réalité, on ne la nie pas, faudrait-il que l’homme, ce grand méchant !, soit responsable de tous les maux de l’univers ? Il y a 14600 ans l’eau est montée de 15 mètres en 350 ans : doit-on en conclure que les troglodytes de l’époque chassaient le bison en 4x4 ?!!!
        http://www2.cnrs.fr/presse/communiq...

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    •  
      9 septembre 2012 à 20:30

      Le crétinisme réchauffé personnifié c’est vous, non ?

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      ropib 21 mai 2013 à 14:05

      Dire qu’il n’y a pas de réchauffement et dire qu’il y a un réchauffement mais que l’homme ne peut rien, c’est dire 2 choses différentes.
      Dire qu’il y a un réchauffement sur lequel on ne peut agir et dire qu’il y a un réchauffement sur lequel agir ne serait pas utile, là encore c’est différent.
      Enfin dire qu’agir sur le réchauffement est inutile et dire que le réchauffement est marginal au regard d’une dynamique à long terme, ça n’a encore rien à voir.

      Je pense que pour éventuellement combattre les "réchauffistes" avec un minimum de poids dans le débat il faut commencer par avoir un discours consistant. Vous dites que le réchauffement en question est minime au regard des grandes échelles ? mais personne ne dit le contraire en fait, pire ! tout le monde s’en moque à peu près autant que de la température à la surface de Vénus, ce qui n’empêche pas Vénus de bien avoir une température à sa surface (personne ne dit le contraire encore une fois). Vous avez ici parfaitement raison, et votre raisonnement fort juste ne sert strictement à rien.

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  • cp 2 août 2012 à 22:48

    La secte s’auto-complaît dans de fragiles certitudes que n’étant pas à même de démontrer, elle compense à coups de fatwas éradicatrices à destination des niais de la grosse presse et leurs zélés zozos ! Mais étant impie, je m’en moque…

    (Zêtes bien au chaud dans votre mélasse apocalyptique et terrorisante, mais sans risque, en fait ?… Moi, chuis athée et rationaliste...)

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    •  
      Henri-Georges Naton 2 août 2012 à 23:20

      Je vais être bon prince mon bon CP car votre "La terre se réchauffe depuis 20 000ans, et c’est comme ça" m’a bien fait rire.

      Du coup, je vous offre de sortir de votre ignorance crasse... Lisez "Le climat à découvert" (lien ici) c’est écrit par un grand panel de scientifiques français, ça ne fait pas trop mal à la tête car c’est pour le grand public...

      Quand on se dit rationnel et athée on s’essaye à s’informer sur le réel on ne vit pas dans un monde fantasmé par son idéologie, et surtout on évite d’argumenter comme le font les créationnistes...

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        Claude-Marie Vadrot 3 août 2012 à 08:45

        Excellent conseil.

        Par ailleurs, la liaison avec le milieu créationniste est tout à fait pertinent car j’ai constaté au cours de mes recherches sur les arguments et la prose des climato-sceptiques américains (même chose pour les Russes et les Grecs orthodoxes purs et durs) que la plupart des créationnistes et des membres du Tea-Party étaient des climato-sceptiques et offraient les mêmes tics de langage.

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        •  
          cp 3 août 2012 à 21:57

          On subodore que le néologisme « Climato-sceptico-nazi » va sous peu émerger dans le babil des atterrés de la terre qui chauffe…

          Certains nous racontent aussi que les méchants sceptiques sont (informatiquement) hébergés par l’Arabie Saoudite, BP, le Qatar, les serveurs de Poutine, la grande paranoïa des obscurantistes de l’écologie politiques est sans doute héritière de celles de trotskistes de jadis.

          A bien des égards cette dégénérescence idéologique s’apparente une forme de gâtisme. Un peu comme jadis certains staliniens communistes sont devenus des staliniens de droite. Genre Annie Kriiegel, du PCF à Hersant, même fanatisme complètement déconnecté du monde réel, et volonté de faire tomber les têtes, de mettre les gens au pain sec et à l’eau, de les forcer à voyager collectivement dans des bétaillères (électriques) même s’ils ont envie de se promener seul, de leur imposer la trituration de leur caca avec de la sciure de bois ; Pol Pot voulait les fortes de têtes (A lunettes) à la campagne, brrrr….

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            Claude-Marie Vadrot 3 août 2012 à 22:07

            C’est bien ce que j’écrivais : une secte avec des mots et des insultes de secte...

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              cp 3 août 2012 à 22:33

              Nulle insulte mais un constat affligé devant une noyade.

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  • Vic 8 août 2012 à 15:05

    En expliquant que les études menées par son programme lui avaient permis des découvertes dont le gravité se « situe au delà de celles effectuées par le GIEC et seront publiées dans quelques jours sur le site de l’université de Berkeley sous la responsabilité de sa fille, Elizabeth Muller »

    Bonjour M.Vadrot,
    J’espère que vous vous ferez écho dans Politis de ces infos ...
    Au plaisir de vous lire.

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  • Un scientifique effrayé 10 août 2012 à 19:12

    Je viens de consulter pour la première fois Politis sur Internet. Je regrette de ne pas l’avoir fait avant car l’article de Claude Marie Vadrot et surtout les réponses qu’il adresse à quelques commentaires valent leur pesant d’or. L’article en lui-même est à l’image de tout ce qui sort actuellement sur la problématique du changement climatique : des annonces racoleuses sans aucun contenu scientifique comme celle du trop optimiste James Hansen bien connu pour ces extravagances ou de cet article (le contenu scientifique est semble-t-il à venir ! alors patience) ou des annonces tronquées et tendancieuses comme celle récente de la fonte de glace du Groenland. Tout ceci est à l’image de la dialectique dans un domaine, la climatologie, qui est en train de s’éloigner de plus en plus de la déontologie et d’une démarche scientifique sérieuse. Mais enfin chacun a le droit d’émettre des opinions et de défendre ses positions.
    Ce qui est plus critiquable, ce sont les réponses de Mr Vadrot à des commentaires plutôt gentillets. En gros les pauvres gens qui osent émettre quelques remarques politiquement incorrectes sur l’hypothèse du réchauffement climatique et qui font preuve ne serait-ce que d’un tout petit esprit critique vis-à-vis d’informations trop souvent outrancières et volontairement déformées, sont des extrémistes dangereux appartenant à une secte qu’il faut éradiquer avec la plus grande fermeté. C’est hallucinant et je commence à avoir très peur car, après les accusations de négationnisme proférées par Arthus Bertrand ou de la très grande géographe Cécile Duflot ou les mises au pilori sans cesse répétées de Stéphane Foucart ou Sylvestre Huet qui se prennent pour des scientifiques, je sens que je risque de finir mes jours au goulag.

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    •  
      tgl 20 août 2012 à 14:16

      1. Concernant les "réfugiés climatiques", je lis : "Cli-mate-related disasters are the main sudden onset trigger responsible for displacement in 2009 and 2010 causing the displacement of 15 million people in 2009 and 38 million people in 2010
      ( http://www.iddri.org/Publications/C... , International Organization for Migration ).
      2. Les arguments opposés à M. Vadrot rappellent ceux opposés il y a peu aux scientifiques qui dénonçaient les effets du tabagisme : des arguments visant à disqualifier l’adversaire plutôt que ses arguments, et à créer une psychose : "je sens que je vais finir mes jours au goulag", "les journaleux font jouer le spectacle ... pour remplir leurs torche-culs", "le néologisme « Climato-sceptico-nazi » va sous peu émerger"... Il y a peu, on lançait de même que les ayatollahs anti-tabac voulaient criminaliser les fumeurs. Et l’on trouvait des articles et des livres expliquant que les chiffres du cancer et des accidents cardio-vasculaires étaient manipulés par des firmes pharmaceutiques cherchant de nouveaux marchés.

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      •  
        cp 21 août 2012 à 12:24

        Ben non, l’expertise du corps humain, et de ses pathologies, se fait sur une base d’observation constituée de mesures objectives, à échelle humaine, alors que la climatologie invente quand elle n’a pas les données nécessaires ! Elle fait des projections au long cours sur une vastitude à partir de supputations gazeuses et glaciaires, sur la base d’une matière première statistique approximative, et arrangée à la louche. Quand je n’ai pas de bleu, je mets du rouge, disait un peintre.

        Cela complaisant à une vision maussade de l’avenir de pessimistes verdâtres (Mais confortablement établis) voulant instituer un état de pénitence, qui doit succéder cet état providence qui fait horreur à une droite qui l’aura démantibulé : La droite néo libérale et l’écologie politique, les deux mâchoires du même piège à cons ! Piège à cons on ne peut plus bourgeois…

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  • Claude-Marie Vadrot 21 août 2012 à 12:33

    La climatologie est une science liée à la science météo et par conséquent s’appuie sur des chiffres, des stattistiques et des données précises.

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    •  
      cp 21 août 2012 à 18:43

      Pas au degré près sur des siècles. Tout comme relever des montées d’eaux marines au millimètre à l’année, alors que les marégraphes sont installés sur des plateaux terrestres eux-mêmes soumis aux fluctuations de la croûte terrestre, qui se déforme aussi à cause de l’attraction de la lune, etc. Avec des observations satellitaires qui aussi divergent par rapport aux marégraphes, etc.

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      •  
        Claude-Marie Vadrot 21 août 2012 à 19:11

        Et si au degré prés sur UN siècle...

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  • Un scientifique effrayé 22 août 2012 à 07:58

    La climatologie est un domaine extrêmement complexe qui fait appel à de très nombreuses sciences malheureusement pas toujours bien assimilées par certains climatologues. Peut-être un jour aura-t-on des modèles qui permettront d’expliquer, sans manipulation des paramètres, à la fois le climat du passé et celui de l’avenir ; ce n’est pas le cas aujourd’hui. Les barres d’erreur proposées par les modèles actuels sont du même ordre de grandeur que les élévations de températures prédites pour le futur : aucune science normale ne se contenterait de telles approximations. Certains climatologues n’hésitent pourtant pas à nous présenter ces résultats de modélisation, encore très imparfaite, comme des vérités intangibles.
    Pour ma part, j’attends que les climatologues proposent de véritables signatures issues de leurs modèles et pouvant être vérifiées sans ambiguïté par une véritable expérimentation.

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 22 août 2012 à 18:09

      Je sais tout cela, mais pour avoir discuté avec une dizaine d’entre eux de toutes nationalités et pour avoir passé deux jours dans leur centre de calcul et de modèlisation, je reste persuadé qu’ils ont évacué tous les éléments aléatoires et que leurs calculs sont (hélas) tout à fait fiables.

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      •  
        cp 22 août 2012 à 22:43

        …Pareille visite initiatique devant inspirer les mêmes sentiments que ceux ressentis par Christine Boutin devant laquelle on exhiberait au Vatican une côte authentique de Sainte Thérèse d’Avila !...

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        •  
          Claude-Marie Vadrot 22 août 2012 à 23:20

          Non, visite pour comprendre et pour vérifier, comme doit le faire un journalistes digne de se nom. Le travail de vérification du journaliste semble vous échapper....

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          •  
            cp 23 août 2012 à 10:01

            Pareille ambition journalistique connaissant par ailleurs quelques éclipses quand on constate le faible écho donné au documentaire (De 2009) consacré à Tchernobyl et diffusé sur Arte mardi soir, où l’on apprend qu’une nature exubérante a repris le dessus, et où l’on voit un scientifique américain reconnaître une lourde erreur sur des souris supposées « mutantes » tout à trac et qui n’ont en fait jamais muté ! Tout étant question de rigueur dans le mode opératoire des mesures. Et où l’on voit une biologiste introduire le concept d’ « hormesis » selon lequel un organisme irradié ne reste pas inerte, mais se « rebelle » en finissant par opposer une résistance qui le blinde par la suite face à un rayonnement plus fort…

            A part Sorj Chalandon, officiant comme critique télé dans le « Canard Enchaîné », pas beaucoup de bruit autour de ce travail télévisuel. Il est vrai que le moindre becquerel mesuré à Fukushima est plus vendeur ! Le marché de la trouille, ce gisement pour une presse à la ramasse…

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  • Un scientifique effrayé 23 août 2012 à 11:04

    Il est clair que l’on ne dira sans doute pas à Mr Vadrot lors de ses visites que le travail effectué par les laboratoires impliqués dans la climatologie comporte encore des tas de lacunes et d’imperfections rendant les conclusions des modèles encore très incertaines. Par ailleurs, je ne suis pas sûr que les connaissances scientifiques de Mr Vadrot lui permettent de juger de la pertinence des hypothèses et de la validité des modèles utilisés par les climatologues et surtout d’apprécier le poids réel des simplifications ou des approximations effectuées.
    Par contre que les modèles donnent des résultats ‘fiables’ je n’en doute pas un seul instant. Un modèle se veut une représentation mathématique de phénomènes physiques plus ou moins complexes : sauf erreur grossière dans les équations, il ne peut que donner de bons résultats. Mais cela ne prouve en aucune façon que le modèle soit juste et donne une description correcte et représentative de la réalité.
    Pour être en partie validée, un modèle doit surtout pouvoir conduire à l’identification de signatures qui pourront être vérifiées ou non par l’expérience avec les marges d’erreur adéquates. Ce fut le cas pour la théorie de la relativité générale avec l’explication de l’avance du périhélie de Mercure et de la courbure des rayons lumineux par la masse solaire.
    J’attends toujours que les modèles climatologiques fournissent ce type de signatures irréfutables et définissent les expériences confirmant ces prévisions. Je ne peux, en tant que scientifique, me contenter de vagues prédictions qui ne pourront être éventuellement vérifiées que dans une centaine d’années.

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  • septique-idiot 9 septembre 2012 à 18:28

    c’est curieux de lire que les climato-septiques sont des idiots, sectaires, que se poser des questions, ne pas croire dogmatiquement l’église carbo-centriste est horrible...
    J’aimerai avoir votre avis sur le fait que les températures moyennes de la planète non pas augmentées depuis une dizaine d’année, j’imagine que les carbo-centriste on une bonne réponse a ce fait, mais peuvent ils reconnaitre qu’il y a un problème avec les simulations ?
    j’aimerai aussi avoir votre avis sur cette fonte extraordinaire d’une partie de l’arctique cette été, qui selon les carbo-centristes prouvent que le réchauffement s’accélère mais pourquoi oublier qu’il ne faut pas remonter tres loin dans l’histoire de la planète, pour s’apercevoir que le passage nord ouest était ouvert en 1903 et en 1945... ?

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 9 septembre 2012 à 18:41

      Je n’ai pas écrit que les climatosceptiques sont des idiots mais simplement qu’ils se conduisent comme les membres d’une secte. Je vous invite à lire sur ce sujet le prochain numéro de Politis (jeudi prochain) et l’interview de Jean Jouzel.

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      •  
        septique-idiot 9 septembre 2012 à 20:04

        si vous ne l’avez pas écrit, vous nous l’avez fait comprendre..., et pour ce qui est de cette idée de secte je ne suis absolument pas d’accord.
        contrairement a la pensée unique des carbocentristes, le septique type n’existe pas, entre ceux qui ne croient pas que les temperatures ont augmentées, ceux qui pensent qu’elles ont augmenté et tant mieux, ceux qui pensent que le co2 n’influence pas le climat mais acidifie les oceans, ceux qui pensent que le co2 n’est que positif pour la planette, ceux qui pensent que le rechauffement est naturel, ceux qui pensent que c’est le soleil, et surtout ceux qui ne savent pas et qui s’interrogent..., il y a des climatoseptiques de droite, d’extreme droite, mais aussi a gauche, il y a des climatoseptiques qui travaillent pour des compagnies pétrolières (horreur, scandale alors que ça ne gêne personne quand les tenants de la pensée dominante sont financés par les ong ecolo ou même par l’etat), d’autres qui sont des scientifiques honnêtes et indépendants ( et oui contrairement a ce que vous laissez penser, il y a énormément de scientifique climatoseptique)
        vous sous entendez que le climatoseptique est sectaire qu’il est dirigé par un sombre complot, le climatoseptique ressemblerait a une entité homogene, alors qu’il n’y a pas un climatoseptique qui ressemble a un autre, en revanche quand les carbo-centrites affirment que la science est entendu, qu’il n’y a plus de discussion a avoir, qu’il faut CROIRE les scientifiques par ce qu’ils ont raisons, effectivement je ne parlerais pas de secte mais je pense qu’on peut parler d’eglise,lEglise du réchauffement anthropique, repentez vous de vos pêchers, vous en avez bien profiter monstre d’humain qui polluait mère nature, maintenant baisser la tête, demandez pardon et oubliez l’Humanisme pour vénérer l’Ecologie

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        •  
          Claude-Marie Vadrot 9 septembre 2012 à 20:38

          Je ne laisse pas entendre, je le dis clairement.

          Référez vous à la définition du mot sectaire

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  • Un scientifique effrayé 13 septembre 2012 à 09:21

    Quand Claude Marie Vadrot parle de secte au sujet des climato-sceptiques, c’est vraiment l’hôpital qui se fout de la charité. Il suffit de lire quelques-unes de ces réponses aux commentaires de cet article et ses échanges de sarcasmes débiles avec Mr Naton pour comprendre où peut conduire une l’idéologie et l’ignorance scientifique.
    Tout le monde a le droit de défendre ce qu’il croit être la vérité mais dans le domaine scientifique, il convient de le faire avec des arguments et non par des annonces à l’emporte-pièce digne des magazines à sensation.
    Je ne pense pas que faire appel à Jean Jouzel sur le sujet soit d’ailleurs la meilleure façon de devenir crédible tant ce monsieur a depuis longtemps contribué à polluer le débat par des arguments fallacieux, des interventions tendancieuses et par sa partialité à toute épreuve.
    Le jour ou la climatologie s’appuiera sur des modèles crédibles capables de rendre compte des évènements passés et de mettre en évidence pour l’avenir des signatures irréfutables, elle deviendra crédible. Tant qu’elle s’appuiera sur des statistiques souvent suspectes et facilement manipulables, des modèles où les paramètres sont ajustables au grès des résultats attendus, et des prévisions dans lesquelles les barres d’erreur sont aussi grandes que les grandeurs appréhendées, elle restera suspecte.
    Le débat scientifique en vaut pourtant la peine, dommage qu’il soit masqué par des idéologies et des personnages qui n’ont rien à voir avec la science.

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 13 septembre 2012 à 09:47

      Il ne faut pas confondre la "vérité" (je ne la connais pas) et les faits ( que je connais et rapporte) qui sont le résultats d’une enquête. Pour les climatosceptiques, les écolosceptiques et les adversaires du principe de précaution (souvent les mêmes), elle a duré 18 mois.

      Quant à Jouzel, votre mépris pour ce scientifique qui travaille avec des centaines d’autres depuis des années avec une honnêtété scrupuleuses, montre tout simplement que vous êtes "sectaire", au sens propre du mot et que vous ne vous intéressez qu’à votre "vérité révélée" comme tout pratiquant d’une religion..

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  • Un scientifique effrayé 13 septembre 2012 à 11:16

    Je ne connais pas la vérité non plus et je ne pense pas qu’actuellement, compte tenu des incertitudes et du manque de compréhension physique de certains phénomènes clés dans le domaine de la climatologie, quelqu’un puisse dire qu’il détient la vérité. Que vous ayez fait 18 mois d’enquête est tout en votre honneur mais cela ne donne aucune légitimité à votre opinion si vous vous contenter de cette affirmation. Il serait plus intéressant de savoir quels sont les faits et les arguments scientifiques que vous avez retenus de ce travail d’enquête afin qu’il puisse y avoir discussions et échanges d’idées.
    Je dis simplement que pour avoir largement regardé la littérature scientifique sur le sujet et les arguments des uns et des autres, il me parait impossible aujourd’hui d’affirmer que nous allons vers un réchauffement climatique global qui ne s’inscrive pas dans les évolutions déjà observées sur notre planète, et encore plus d’affirmer que c’est le CO2 dégagé par l’activité humaine qui en est responsable.
    Quant au principe de précaution, chacun peut le mettre en avant sur toutes les activités humaines mais il n’a pas à rentrer dans un débat scientifique objectif.
    Dernier point, je n’ai aucun mépris pour Jean Jouzel, je trouve simplement regrettable qu’un scientifique se commette dans des interviews tendancieuses, souvent hors de propos et dont le seul argument technique est de dire que 90% des climatologues pensent comme moi.
    Au lieu d’avoir toujours le mot sectaire à la bouche, argumentez vos propos sur le seul plan qui compte : le plan scientifique. Je serai alors prêt à en discuter et remettre en cause ma soit disant ‘vérité révélée’.

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 13 septembre 2012 à 12:33

      Attention, je n’ai pas fait 18 mois d’enquête sur le réchauffement climatique (même si j’en constate les dégats au cours de mes reportages dans le monde) mais sur les méthodes d’intimidation et de mensonges (voir Allègre...) des climatosceptiques et de écolosceptiques, en France et à l’étranger. Je me suis également intéressé à ceux qui les financent...

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  • Un scientifique effrayé 13 septembre 2012 à 13:25

    Dommage que vous ne vous soyez pas intéressé au fond de ce débat, nous aurions pu discuter plus sérieusement.
    Pour ma part, et après pas mal de temps passé sur la littérature scientifique du domaine, j’ai plutôt l’impression que les mensonges (les exemples hélas ne manquent pas) et l’intimidation ne viennent pas des climato-sceptiques mais plutôt de ceux qui soutiennent l’idéologie dominante actuelle. Sans parler bien sûr des articles purement journalistiques (tout particulièrement français) qui allient sans vergogne, sensationnel, informations volontairement tronquées ou désinformation pure et simple.
    Quant aux financements, je pense que vous allez bientôt nous servir un article largement documenté sur l’ensemble de ces financements occultes incluant bien sûr pour être honnête, ceux qui concernent certains tenants de la théorie officielle (parlez-nous de la fortune acquise par Al Gore par exemple qui surfe avec beaucoup de talent sur les taxes carbone). Avant de crier aux loups, il faut d’abord savoir balayer devant sa porte.
    Hélas toute cette dialectique ne fait pas beaucoup avancer le débat et j’attends toujours de ‘Politis’ une analyse scientifique un peu plus substantielle quitte à faire appel à de vrais spécialistes de la question.

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 13 septembre 2012 à 13:39

      Pour le financement, je vous renvoie à l’article paru cette semaine dans Politis, à l’intervie de Jean Jouzel et au livre que j’ai publié au printemps dernier "L’écologie, sinon rien" (Delachaux et Niestlé, éditeur qui ne publie pas n’importe quoi)

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  • Un scientifique effrayé 13 septembre 2012 à 15:41

    Ce qu’il y a de bien avec vous c’est que l’on tourne en rond ; visiblement vos sources sont assez restreintes et Jean Jouzel semble y tenir un rôle particulièrement clé : ce qui ne me rassure pas sur l’objectivité de vos propos.
    Il faudrait que vous m’expliquiez avec quel esprit critique vous élaborez vos articles qui sont à la fois nombreux et sur des sujets on ne peut plus variés. Pour savoir si quelqu’un ment sur un sujet, il faut avoir des compétences sur le sujet ou du moins sur une partie du sujet, ce qui ne semble pas toujours être votre cas. Alors sur quels critères basez-vous vos certitudes et vos affirmations ?
    En n’interviewant que Jean Jouzel, avez-vous vraiment l’impression de faire du journalisme objectif ? Pour cela il faudrait confronter les réponses et les accusations avec un panel plus varié de scientifiques et surtout moins sûr de détenir une vérité non discutable (il y en a et non des moindres). Que pensez-vous, pour faire très simple en termes de manipulations, de la courbe en crosse de hockey de Mann, des affirmations du GIEC sur la fonte des glaciers de l’Himalaya (erreur sur les dates de disparition et sur la surface réelle de ces glaciers)… ? J’en passe et des meilleures !
    Quant à la référence à votre livre, elle est de bonne guerre mais elle ne constitue pas une preuve de vérité.

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 13 septembre 2012 à 16:59

      Je n’interviewe pas que Jean Jouzel que je n’ai rencontré qu’une seule fois il y a quatre ou cinq ans. Mais, cette semaine, c’est lui que j’ai interrogé.

      Ce qui est curieux, c’est que votre "vérité" reste silencieuse sur le cas du Professeur américain, Muller....

      Décidément votre esprit scientifique revendiqué fonctionne à sens unique.

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  • Un scientifique effrayé 13 septembre 2012 à 20:29

    Je n’ai pas grand-chose à dire à ce sujet vu que vous ne donnez aucune des raisons qui ont fait changer d’avis Richard Muller. S’il s’agit de nouvelles informations scientifiques pertinentes et convaincantes concernant l’évolution du climat global ou surtout s’il s’agit de la mise en évidence expérimentale d’une véritable signature démontrant que les modèles actuels donnent une bonne représentation de la réalité alors je n’ai aucun problème à changer d’avis.
    J’attends donc que sa charmante fille publie ses fameux résultats et j’espère qu’à cette occasion vous nous donnerez cette information avec tous les détails qu’elles méritent.
    Je suis cependant surpris de la méthode employée par Richard Muller qui me semble plus proche du ‘buzz’ médiatique que de la déontologie scientifique ; elle est malheureusement dans la ligne directe des méthodes qui se sont généralisées ces dernières années dans le domaine de la climatologie. Par contre, si ces révélations scientifiques sont susceptibles d’apporter un peu de crédibilité et de sérieux sur le débat climatique, je suis preneur.
    Par contre vous-même ne semblez pas avoir d’avis sur les malversations de Michael Mann ou les grossières erreurs relayées sans contrôle par le GIEC, sans parler des informations tronquées et plus que tendancieuses qui ont été relayées récemment par la presque totalité de la presse française sur la fonte des glaces du Groenland.

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 13 septembre 2012 à 20:39

      Ce scientifique s’est expliqué dans les colonnes du New York Time au mois de juillet ( le 11 ou le 12) et figure sur la site de l’Université de Berkeley sous la plume de la fille de Muller qui gère sa Fondation.

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  • Un scientifique effrayé 14 septembre 2012 à 06:51

    Dans ce cas, pourquoi ne faîtes -vous pas un article pour nous expliquer en détail les raisons qui ont poussé ce monsieur à changer d’avis ? Tout le monde ne lit pas le New York Times et ce serait tout à fait le travail d’un journaliste d’informer ces lecteurs et de donner des informations constructives après un premier article qui n’apporte rien au débat à part son titre racoleur.
    Par ailleurs vous dites que les explications ont été fournies le 11 ou le 12 juillet 2012 et votre article est paru le 30 juillet ; pourquoi ne mentionnez-vous pas ces explications puisqu’elles étaient disponibles ? Ce sont ces raisons qui m’intéressent et que vos lecteurs voudraient sans doute connaître et non pas le fait que ce monsieur est simplement changer d’avis !
    Un dernier point vous ne répondez jamais aux questions que l’on vous pose ? Est-ce par ignorance ou par embarras ?

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    •  
      Claude-Marie Vadrot 14 septembre 2012 à 10:38

      Il faut donc vous expliquer le journalisme...

      Ou vous expliquer ce que vous faites peut-être semblant de ne pas comprendre.

      Un papier (écrit, internet, radio, télévision) dispose toujours d’une place forcément limitée dans un ensemble. Au nom de la diversité des lecteurs, de leurs centres d’intérêt et aussi de leurs facultés d’attention : le journaliste écrit UN article, le lecteur les lit tous.. Politis n’échappe pas à cette règle qui limite à un format donné chaque "édition" ( 36 pages pour nous, environ 6000 signes pour le site, 35 minutes pour la télé, 30 minutes au maximum pour la radio et plus souvent 6/7 minutes). Cette contrainte (qui est aussi économique) concerne donc tous les médias

      Donc un article n’est pas, ne peux pas être un livre.
      Donc il ne peut qu’être limité et, déjà dit plus haut, également limité à la faculté d’attention du lecteur qui peut avoir envie de lire les papiers culturels, politiques, économique, etc.
      Donc, le journaliste, qui ne fait pas un livre, résume et donne des faits principaux et des pistes aux lecteurs, libres à eux ensuite, de chercher à en savoir plus (le site de Berkeley, le New York Times, etc.) C’est ce que nous avons fait sur le site et dans le journal.

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  • Un scientifique effrayé 15 septembre 2012 à 08:28

    Je vous remercie de m’initier au journalisme à défaut de répondre à mes questions
    Il faut donc un titre racoleur pour fixer l’attention du lecteur et un article court et si possible vide de contenu pour ne pas le fatiguer intellectuellement : cette règle est parfaitement illustrée dans Politis.
    Pour le reste, vous devriez vous relire car la première phrase de votre réponse est totalement incompréhensible.

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  • baobab33 3 août 2013 à 14:50

    Voici une petite présentation utiles aux naïfs : http://fr.scribd.com/doc/139810196/...

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