Salon du livre : « Un critère politique est sous-jacent au critère linguistique »
Essayiste et traducteur israélien, Amotz Giladi* regrette que le Salon du livre de Paris n’ait invité que des auteurs israéliens écrivant en hébreu. Décision qui enferme Israël dans une image monolingue et monoculturelle.
Que vous inspire l’invitation au Salon du livre d’écrivains israéliens selon le seul critère de la langue hébraïque, alors qu’un certain nombre d’écrivains en Israël écrivent en arabe, en russe, en français ou en anglais ?
Amotz Giladi : L’application de ce critère linguistique m’inquiète, pas seulement à (...)
dans l’émission de Guillaume Durand hier, mR Rubinstein qui fait, je crois, partie des organisateurs du salon du livre a répondu à une remarque d’un intervenant en disant que la langue d’Israël était l’hébreu, a paru quelque peu déstabilisé par la remarque d’un autre intervenant qui rappelait qu’en Israël certains auteurs évrivaient AUSSI en arabe !!!!qu’en pensez-vous ?
Une formule convenue dit : « une œuvre dont on ne sort pas indemne ». Mais le moment de rencontre avec un film vaut mieux qu’un cliché. On attend de (...)