Leïla Ben Ali, l’épouse de l’ex-dictateur tunisien, condamnée, comme lui, à trente-cinq ans de prison et 45 millions d’euros pour détournement de fonds et malversation, déballe le grand jeu de la séduction. Dans le Parisien (1er juillet), la femme la plus détestée de Tunisie présente ses « condoléances » aux morts de la révolution et fait passer celle-ci pour « un coup d’État orchestré, téléguidé, préparé » dont, toutefois, elle « ignore les commanditaires ». La fuite avec son mari ? « Nous n’avons jamais eu l’intention de fuir », affirme-t-elle. La preuve : « Nous sommes partis sans bagages, ni argent ni passeport. Mon mari m’a téléphoné depuis le palais de Carthage pour me suggérer de partir en Arabie Saoudite [faire un pèlerinage], raconte-t-elle. A mon grand étonnement, mon mari était là, lui aussi, à l’aéroport ». L’interviewée lâche toutefois quelques bombes : que Bernard Squarcini, patron des RG, savait tout de leur exil, ou que Frédéric Mitterrand les a « soutenus jusqu’au bout »…


