L’idée d’organiser une conférence sur le thème « Démocratie et religion » début juin à Tel-Aviv, sous l’égide de l’ambassade de France, et en partenariat avec France-Culture, serait plutôt prometteuse. Même audacieuse au moment où le gouvernement israélien exige des Palestiniens qu’ils reconnaissent le caractère juif de l’État. On est hélas saisi par certains doutes quand on découvre que l’intitulé de la première table ronde est « Laïcité à la Française, laïcité à l’Israélienne ». Qu’est-ce donc que la « laïcité à l’Israélienne » ? Et on est carrément plongé dans un abîme de perplexité quand on découvre le nom des participants français invités pour l’occasion : Alain Finkielkraut, Pascal Bruckner, Raphaël Enthoven, Caroline Fourest, Frédéric Encel, Shmuel Trigano… L’empoignade s’annonce rude entre des gens connus pour leur parfaite identité de vues sur la question.


