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Une étrange affaire

jeudi 14 février 2008, par Bernard Langlois


Quelle drôle d’idée que cette plainte du président bling-bling contre Le Nouvel Observateur, et qui donc a bien pu la lui souffler ? Sans elle, cette histoire de SMS aurait circulé le temps d’une rumeur, bientôt chassée par une autre, en cette époque qui en produit à foison. Mais dès lors que la justice en est saisie, et à la vitesse où celle-ci se meut, on en a bien pour trois ou quatre ans à entendre parler du message prêté à Nicolas (« Si tu reviens, j’annule tout ! ») à destination de son ex ! Sauf à ce que l’affaire soit vite enterrée, d’un commun accord des parties, la plainte (pour faux) hautement claironnée ayant rempli son office : laver l’honneur bafoué de la nouvelle épouse ; comme on arrêtait les duels, jadis, au premier sang.

Reste que voilà tout de même une bien étrange affaire.

Sans prêter au Nouvel Obs’ plus de vertus qu’il n’en a, l’hebdo de la gauche caviar n’est tout de même pas spécialiste de l’info-jus de bidet (encore que, depuis les fesses du Castor en couverture...) ! Quant à Airy Routier, par qui le scandale arrive, on doute que ce briscard des enquêtes sensibles sur le petit monde des patrons et de l’entreprise se soit embarqué sans biscuits...

D’où ces conjectures, où, comme il se doit, on se perd : accrochez-vous !

­ Et d’une : si le SMS a bien existé, et sauf à imaginer une fuite d’origine policière suite à une mise sous contrôle du portable de Cécilia (mais, dans ce cas, Sarkozy pouvait-il l’ignorer, et s’il le savait, aurait-il rédigé un tel message ? Et, s’il l’ignorait, serait-ce que le ministère de l’Intérieur espionne son entourage à l’insu du chef de l’État ? Ouaf ! Vertigineux...), si donc le poulet (le message, pas la flicaille) est bien réel, seule l’intéressée ou son très proche entourage peut l’avoir communiqué au confrère. Et qui trouve-t-on dans le très proche entourage de Cécilia qui soit aussi sans nul doute une vieille connaissance dudit confrère ? Bon sang, mais c’est bien sûr ! Rappelez-moi donc le nom de ce publicitaire, organisateur (entre autres) du grand raout annuel de Davos... Richard quequ’chose. L’ex (et éphémère) « première dame » aurait-elle choisi ce moyen ­ la divulgation d’un message bien réel de son ex-mari ­ pour se venger des avanies qu’il lui fit subir, dont la dernière : ce remariage hâtif avec cette gourgandine pétée de thunes, dont Chirac aurait dit qu’« elle a des frelons dans la culotte » (toujours gaillard notre Jacquot !), cette usurpatrice italienne qui pousse le vice jusqu’à lui ressembler, avec dix ans de moins ?

­ De deux : ce message est un faux, comme le prétend l’Élysée, Routier et son canard se sont fait enfumer, c’est le travail d’une officine voulant nuire au Prince (du genre de celles qui fabriquaient des photos truquées de Mme Pompidou lors de l’affaire Markovic) ; sauf que ce genre de manoeuvres douteuses a plutôt cours lors d’échéances électorales nationales, pas pour de simples municipales, et qu’on ne voit pas bien l’intérêt de chercher à ridiculiser Sarko, celui-ci s’en chargeant fort bien tout seul, non ?

­ Et de trois : l’hypothèse la plus vicieuse ! C’est bien un faux, mais c’est Sarkozy lui-même (son entourage) qui est à la manoeuvre... L’écroulement de sa cote dans les sondages et le revirement (relatif, mais net) de la grande presse qui le prend en compte et l’amplifie appelle une contre-attaque. On va s’y prendre comme au judo : accentuer le mouvement de l’adversaire, en rajouter dans les révélations aussi intimes que ridicules pour provoquer une réaction d’écoeurement du public. Les braves gens se diront : « trop, c’est trop ! », et ils rendront leur affection à ce pauvre président injustement traîné dans la boue par une presse immonde. Pour que le coup marche à plein, il convenait de prendre pour vecteur un journal encore considéré comme sérieux et indépendant du pouvoir : L’Obs était le véhicule idéal, et Routier a mordu à l’hameçon.

On peut chercher, et trouver, d’autres explications plausibles. L’intérêt étant (outre le débat déontologique : fallait-il publier ou pas, jusqu’où peut-on aller, etc. Débat qui traverse la profession et divise la rédaction de L’Obs’ elle-même) d’en mesurer les résultats.

RENVERSER LA VAPEUR

Il est encore un peu tôt. Mais on constate que le dépôt de plainte (une grande première !) contre notre confrère s’accompagne d’une campagne soigneusement orchestrée qui voit groupies, féaux, obligés, courtisans de tous poils rivaliser dans l’indignation : la palme revenant à la délicieuse Rama Yade, qui manie le pavé de l’ours avec beaucoup de grâce... Voyons, belle enfant, vous devriez savoir que les charognards ne s’attaquent, par définition, qu’à la charogne !

Il s’accompagne aussi d’un changement d’attitude spectaculaire du président lui-même, qui tente de se plier au rôle qu’on attend de lui : un chef d’État à l’écoute (visites sur le terrain), digne et propre sur lui (discours télévisé impromptu sur le traité de Lisbonne, aussi mensonger et banal que solennel). Il se fait violence, ne pouvant complètement se refaire : allusions à son privé (le « voyage de noces » à Gandrange) ou attirance pour ce qui brille (le stylo de Bucarest).

Mais manifestement Sarkozy a compris ­ on lui a fait comprendre ­ que, plus encore que sa politique, c’est son train et son style de vie qui faisaient problème, et qu’il était temps de renverser la vapeur.

LE STYLE FILLON

Je sais qu’il est des lecteurs, à gauche, qui ne sont pas convaincus et jugent vain l’intérêt qu’on porte à ces choses superficielles : comme s’il n’y avait pas d’autres urgences que le comportement du Président et les intrigues de la Cour. Parlons politique, économie, social !

On répondra que d’autres le font assez en détail dans ces colonnes ; et que s’il plaît au chroniqueur de « fustiger les moeurs en riant », il serait bien cruel (et inutile !) de lui en faire reproche. D’autant que c’est bel et bien cet aspect des choses qui provoque le rejet, brutal et spectaculaire, des électeurs de Nicolas de Neuilly-Bocsa hier encore énamourés : son style, plus que sa politique. La preuve : le Premier ministre reste populaire (ce qui ne tardera pas à lui poser problème !), alors qu’on ne sache pas qu’il défende une autre politique que le Président. On peut même dire de François Fillon qu’il est encore plus nettement libéral et conservateur que Sarkozy, moins enclin à lâcher du lest que son... collaborateur de l’Élysée (lequel, soit dit en passant, lâche aussi ses plus proches serviteurs, tel le petit Martinon, poignardé dans le dos dans une banlieue peu sûre par un voyou de drugstore, un homonyme du patron, sans blague...).

Mais voilà : le style classique genre british (influence de l’épouse galloise ­ qui s’appelle Pénélope, en plus, si c’est pas de la provoc’...), mâtiné rillettes (du Mans), le calme de notaire et l’assurance de notable, la componction enfin de l’hôte de Matignon correspondent mieux à l’idée qu’on se fait d’un responsable politique ; celui-là, au moins ­ disent les bonnes gens ­, n’est pas là pour s’en foutre plein les poches et s’envoyer en l’air avec des créatures.

SMALL IS BEAUTIFUL...

Plusieurs petits livres atterrissent dans ma boîte aux lettres, qui valent d’être signalés, et qui appartiennent à des collections vraiment de poche (c’est-à-dire qui ne les déforment pas, vos poches) et de petits prix.

Dans l’ordre d’entrée en scène :

­ La librairie L’Altiplano  [1], qui publie une collection de mini-bouquins, sérieux et soignés, des rééditions d’essais politiques classiques, comme Travail salarié et capital, de Karl Marx, ou le Droit à la paresse, de son gendre Paul Lafargue [2]). ; ou, un peu plus grands (de taille) et d’auteurs contemporains cette fois, toujours politiques, sérieux et bien présentés : Travail mode d’emploi, de Géraldine Sivade (le témoignage, alerte, de la chercheuse d’emploi, intellectuelle précaire en galère, comme tant d’autres), ou encore Mort à la démocratie, de Léon de Mattis (il a cru à la politique, il a même « candidaté » pour un grand parti, il s’est juré qu’on ne l’y reprendrait plus : d’actualité !) [3].

­ Filaplomb  [4], une nouvelle maison d’édition, artisanale et sympathique, qui se lance, elle, dans la publication de nouvelles littéraires, présentées en textes autonomes plutôt qu’en recueils, « les désirant mobiles, voire portables, m’écrit leur concepteur, en espérant que s’invente ainsi un nouvel usage de textes brefs ». À vous de juger : six nouvelles déjà parues, dont la dernière, Sujitha, est de Claudine Tissier, déjà bien connue sous son nom de blogueuse, Céleste. Sensibilité, générosité et talent à revendre [5].

Et puisqu’on parle de blog, où le travail bénévole de la plupart des pratiquants est souvent synonyme de précarité, allez donc faire visite à notre ami Olivier Bonnet, l’auteur pugnace de Plume de presse. Il a besoin d’un coup de main [6].

Notes

[1] 99-103, rue de Sèvres, 75280 Paris Cedex 06, http://www.laltiplano.com.

[2] Collection Flash-back. Respectivement 6 euros (Marx) et 5 euros (Lafargue

[3] Collection Agit’prop, 7 euros chacun.

[4] 30, rue de Cugnaux, 31300 Toulouse, filaplomb@wanadoo.fr. Chaque nouvelle : 4,20 euros, port inclus.

[5] http://www.celestissima.org.

[6] http://olivierbonnet.canalblog.com.)

9 Messages de forum

  • Une étrange affaire 14 février 2008 09:31, par Olivier Bonnet

    Merci Bernard !

    Voir en ligne : Plume de presse

  • Une étrange affaire 14 février 2008 09:33, par filaplomb

    Entre la communication politique et les vraies infos, il nous devient difficile de trier. Qui manipule qui là dedans ? :-)

    Pour les nouvelles publiées chez Filaplomb, c’est uniquement sur le site en ligne : http://www.filaplomb.fr

    Merci en tout cas d’en parler et de soutenir ! :-)))

  • Une étrange affaire 14 février 2008 09:53, par celeste

    merci Bernard !

    et comme toujours bravo pour ton analyse.

  • Une étrange affaire 14 février 2008 10:30, par Ann o’Nimm

    Une des meilleures réflexions sur cette affaire pas si étrange que cela. NS ne peut qu’excéder de plus en plus son entourage y compris ses ministres qui font peine à voir et à entendre tenter -faut bien assumer leurs propres choix mais pour combien de temps encore quand la base s’agite de plus en plus- de rectifier-expliciter toutes les bourdes du président fort peu doué il est vrai : son comportement grossier, son hyperactivité, son inculture crasse (j’en arrive à utiliser moi aussi son langage "moderne et pragmatique" vive la novculture), ses lubies, je dois en passer pour faire court.

    Bref, ce personnage met pas mal d’egos sur le feu, pire que le supplice de la baignoire.

    Je m’interrogeais sur la "huitaine de jours" avant le mariage et je tombe aux environs de l’anniversaire de Président qui n’a pas fait que des heureux... ce jour là non plus.

    Quand on sait, en plus, que les coulisses de l’ump elle-même bruissent de mille et un bruits rapportés notamment par le Canard Enchaîné, n’attribuons pas trop vite la fuite du texto à l’autre bout du fil.

  • Lettre ouverte d’Yves BODARD à Madame Fadela AMARA 14 février 2008 14:39, par corsaire

    Yves BODARD auteur du livre BANLIEUES, de l’émeute à l’espoir. 23 janvier 2008

    LETTRE OUVERTE à Madame Fadela AMARA, Secrétaire d’État auprès de la ministre du Logement et de la Ville

    Prévention ou sécuritaire : Le grand écart

    Alors que les émeutes des banlieues de l’automne 2005 ont apporté un coup de projecteur spectaculaire sur le malaise, le mal-être de notre jeunesse, les politiques devant l’ampleur de la crise et dépassés par cet élan spontané, réactif et violent ont répliqué en apportant une réponse musclée à travers un arsenal sécuritaire et des promesses.

    Deux ans plus tard, les promesses n‘ont pas été tenues et la confiance n’a pas été restaurée. L’arsenal répressif s’est cristallisé sur les quartiers dits difficiles et a fini par s’installer dans la routine du quotidien rythmé par une présence policière accrue, une surveillance continue et des contrôles incessants.

    Chasse aux clandestins, couvre-feu et tout cet outillage d’arrêtés municipaux dont la ville d’Orléans s’est dotée pour interdire et contrôler font désormais partie de notre ordinaire.

    Fadéla, venez jeter un coup d’œil dans la cité de Jeanne… Tout y a été expérimenté en matière de surveillance et de contrôle social :

    - Agents de pseudo-médiation appelés blousons rouges dont le rôle est de collecter de l’information pour la municipalité,
    - Surveillance vidéo, renforcement des effectifs policiers et même le concept d « été punch » pour sous prétexte d’occuper les enfants, mieux les surveiller en leur proposant des activités à la place des vrais spécialistes de l’animation de rue que sont les associations de terrain…

    Alors que l’on dégage de vrais moyens pour sécuriser et réprimer, on saupoudre pour faire un vrai travail de prévention et tisser du lien social.

    Pour éradiquer cette jeunesse qui se désespère, pour dissimuler le mal de vivre ; aujourd’hui, après avoir rasé le centre Bélassor à Beauchamps quartier enclavé d’Orléans La Source on parle même de détruire le Centre commercial 2002 :

    « On ne construit pas de la vie en démolissant ».

    Dans mon livre, « Banlieues, de l‘émeute à l‘espoir » Collection L’écrit d’alarme, Regain de lecture qui reste le témoignage d’un ancien éducateur de rue, je fais la démonstration à travers des histoires de vie que c’est en tissant du lien social, en agissant en amont sur les causes et non pas seulement sur les conséquences que l’on débâillonnera cette jeunesse qui se désespère et que l’on ravaudera les trous de notre société.

    Il est encore temps de ne pas se résigner et de redonner des moyens aux acteurs de terrain, de soutenir le tissu associatif et à nos élus d’accepter de dire qu’ils ne savent pas forcément tout et qu’il est encore temps de laisser travailler « librement » les professionnels du social, en tout cas de les consulter et de les écouter. Il est encore temps, mais il n’y a plus de temps à perdre.

    Lorsque votre voiture ou le tram tombent en panne : Qui allez-vous voir ? Un technicien ou un élu ? Alors quand notre société tombe en panne de lien social, pourquoi les élus auraient la réponse et que l’avis éclairé des spécialistes du « social » ne serait même pas recueilli ?

    La Banlieue a grondé et si l’on ne prête pas une oreille attentive à la parole de notre jeunesse, si l’on continue à réprimer pour réprimer, si nos élus s’entêtent à ne pas enfin rééquilibrer sécuritaire et prévention, c’est un tsunami qui déferlera et des lendemains qui déchantent qui assombriront notre vie au quotidien.

    Tendre l’oreille puis tendre la main, se rencontrer et échanger c’est déjà un grand projet. « Personne ne naît mauvais, on le devient ».

    Travailleur social depuis près de 20 ans sur ce vaste ensemble bétonné qu’est le quartier de La Source, j’essaie modestement de faire entendre ma voix et à travers mes positions de redonner une place à ceux que l’on rejette sur le bord du chemin et je vous invite à lire mon ouvrage qui reste un témoignage d’actualité… autant qu’un cri du cœur !

    Le 7 septembre dernier, date à laquelle vous avez en Conseil des ministres présenté l’esprit de votre plan Banlieue, je vous avoue que j’ai été perplexe, mais pas plus que j’aie été surpris de votre engagement auprès de Sarkozy que je n’arrive pas à considérer comme le président de notre République tant il a désacralisé la fonction de chef d’État.

    Enfin !!!

    Sachez malgré tout que je ne doute pas de la sincérité de votre engagement mais je reste très réservé.

    En effet, nombreux sont les ouvrages, les rapports notamment de « banlieuscopie » qui ont analysé les problèmes de banlieue et j’accuse nos élus d’être de vrais faux-culs devant leur manque de volonté chronique de se donner les moyens de répondre à cette crise de notre jeunesse, plus particulièrement celle qui habite de l’autre côté de la rue. (du mauvais côté ?)

    En ce 23 janvier 2008, j’attends et je m’interroge !

    J’ai l’impression que votre ministre de tutelle ; Madame Boutin dont on connaît la sensibilité, les origines sociales et les convictions politiques si éloignées des vôtres ne vous laisse tomber, que Monsieur Sarkozy plus préoccupé par la main qui tient le bâton que par celle qui passe le témoin ne vous coupe l’herbe sous le pied et nous propose le 8 février un plan Banlieue au rabais en cette période de solde.

    Vous êtes porteuses d’espoir et d’ailleurs, vous avez baptisé ce plan « Espoir Banlieue » qui fait résonance avec le titre de mon livre sorti le 21 février 2007 ! (avant les élections présidentielles !). « BANLIEUES, de l’émeute à l’espoir »

    J’aurais aimé partager avec vous mes propositions pour l’Espoir-Banlieue comme par exemple une autre approche de la notion du travail à laquelle je préfère le concept d’utilité sociale.

    En effet, quand j’entends Sarkozy proposer à chaque jeune un travail ou une formation à condition qu’il se lève tôt… Quelle connerie et quelle ignorance. De quels jeunes parle-t-il ?

    Même avec la meilleure volonté du monde ; il y a des jeunes qui sont tellement cassés, tellement déstructurés qu’ils seraient bien incapables de se lever et de tenir le rythme de travail… Et à ceux -la il faut d’abord donner, donner de la dignité, donner un espace du possible et peut-être avant tout la possibilité de se sentir utile socialement. Il sera bien temps plus tard de se former ou de trouver un emploi… J’ai des propositions en ce sens !

    Il faut aussi à mon avis débâillonner notre jeunesse et leur donner enfin l’accès aux médias. Je propose que chaque journal consacre un espace d’expression possible à tous ces jeunes et que cette page fut elle blanche existe au moins symboliquement. Tout comme au journal télévisé de 20 heures, je propose que l’on consacre chaque jour un reportage de quelques minutes, une galerie de portrait, le parcours de réussite d’un jeune afin d’échapper enfin aux stigmates des faits divers… (il existe bien la maison « Leroy Merlin ! »).

    Je propose aussi la création de Maisons de la citoyenneté qui soient de vraies Maisons pour tous, lieux d’échanges et de rencontres intergénérationnels où l’on pourra enfin construire de vrais projets (culturels, sportifs, musicaux etc..)

    Ces propositions et j’en ai encore tellement en réserve comme l’accès au logement social pour les jeunes qui entrent dans la vie active et les jeunes couples, le renforcement des effectifs de travailleurs sociaux (animateurs, éducateurs de rue et tout adulte-relais pour aller à la rencontre des ces jeunes), la nécessité de soutenir le mouvement associatif… Il faut se donner les moyens de favoriser toute action et initiative qui participent et j’en suis convaincu, au remaillage du lien social : On ne peut plus faire l’économie de favoriser la rencontre et l’échange…

    L’enjeu de la Banlieue n’a d’égal que l’enjeu environnemental car si on n’y prend garde, on va crever des désordres sociaux et des désordres écologiques… Leurs déséquilibres participent de la même analyse : l’homme est un loup pour l’homme.

    Entre l’avidité de Sarkozy et le conservatisme de Boutin, y a-t-il une place pour la conviction de Fadéla ? Je me pose la question et… j’attends.

    Bien évidemment, Madame je reste à votre disposition pour échanger avec vous si vous pensez qu’un modeste travailleur social puisse vous enrichir de son vécu.

    Yves BODARD

    40, rue de Croquechataîgne 45380 La Chapelle-Saint-Mesmin Regain de lecture : 1, rue Royale (bmc) 45000 Orléans Tél. Fax : 02 38 53 15 00 - de l’étranger : 00 33 2 38 53 15 00 - Fax : 02 38 54 08 92 http://www.regaindelecture.tk regaindelecture@laposte.net http://www.regaindelecture.tk Regain de lecture une marque de CORSAIRE ÉDITIONS éditeur indépendant Nos auteurs ont du talent ! 1, rue Royale F 45000 Orléans Tel./Fax : 02 38 53 15 00, de l’étranger : 00 33 2 38 53 15 00 Fax : 02 38 54 08 92 http://www.corsaire-editions.com

    Voir en ligne : La banlieue s’exprime

  • Rien à voir, forcément 14 février 2008 18:14

    Je sais pas vous mais, n’était le rejet viscéral, on n’a pas le temps de s’ennuyer avec le mari de Carla.........

    Nous balance des sujets de réflexion tous les 4 matins :

    l’ADN...., la politique de civilisation..... (entendre civilisez moi ces voyous de banlieue), et voilà qu’à partir de ce matin :

    tout le monde planche sur "la Shoah expliqué à nos minots de 9 ou 10 ans, façon Star Ac".

    Je sais pas vous, mais moi, quand j’étais gosse, au moment où on lit Ann Franck, ça m’a grave perturbée. Des cauchemars, des insomnies, une dépression p’t’être même bien : bref, le dégoût et depuis ce jour, j’ai toujours abordé les gens en m’demandant s’ils auraient pu être collabo.

    Et puis j’ai vieilli, j’ai croisé plein de monde, et même des arabes du Liban. Et je les ai écouté parler, raconter l’Histoire du monde, vu de là bas, sous les bombes, dans les années 70, et encore dans les années 2000, et tout à coup, c’était le monde à l’envers. A l’en-vers !

    A l’envers ? Finalement pas vraiment, des gens odieux, y’en a bien partout, on va dire l’abjection est humaine, terriblement.

    Je suis pas très cultivée politiquement, mais, aujourd’hui, j’ai, en moi, une révolte, un dégoût, identiquement inverse à celui de mon enfance, et, n’était la dimension religieuse aux discours de Nassrallah, j’entends le politique qui appelle à la Résistance, et, si je le dis, c’est que quelqu’un m’a dit qu’il n’y avait rien de tabou.........

    Enfin, Bernard, si mon texte t’embarrasse, zappe le, je ne t’en voudrais pas, mais soit assuré de ma sympathie.

  • Une étrange affaire 15 février 2008 10:05, par PMB

    Merci pour vos hypothèses, toutes dignes d’être examinées. J’avais pensé au coup de la manip par des officines sarkoziennes, mais José Paldir...

    Bon, en attendant, avec Nicoléon le pire actuellement est, outre sa destruction des pauvres et des exclus, sa destruction de l’unité de la France avec son éloge des religions et sa destruction des enfants de dix ans à qui il va imposer le poids mortifère d’un enfant mort.

    (Mais attention, pas n’importe lequel : juif français only. Pas sûr que la communauté juive apprécie ce cadeau empoisonné)

    http://www.rue89.com/jean-yves-camu...

  • Une étrange affaire 20 février 2008 22:17, par mich de toulouse

    moi ce que je crois c’est qu’on se laisse enfumer...c’est quasiment sarko qui decide au petit dej de quoi va parler tout ce petit peuple et ses journalistes...je n’ai pas la solution mais ce manque de recul sur l’info va devenir problematique...il a l’art de creer des pbs là où il n’y en a pas pour occuper l’espace mediatique et TOUT LE MONDE suit...au secours......

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Du 19/02/2010 au 28/02/2010 , à Paris (75001)
Le 16/02/2010 à 21:00, Lieu-Dit, 6 rue Sorbier , à Paris (75020)
Le 16/02/2010 à 18:30, Institut Néerlandais, 121 rue de Lille , à Paris (75007)
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