« Le grand Charles s’est trompé. L’Algérie de papa existe toujours. On peut la retrouver au lycée français de Jérusalem. “ C’est un lieu improbable, selon Francis, un enseignant qui compte les jours qui lui restent à faire avant le retour dans l’Hexagone, un lieu improbable comme seule la France sait en inventer. ”
Ainsi, le lycée français se trouve localisé à Jérusalem-Ouest, dans un quartier de juifs orthodoxes fondamentalistes. Il accueille des fils et filles de diplomates, quelques élèves à double nationalité, de rares Israéliens et une écrasante majorité de jeunes Palestiniens (67 %). Côté professeurs, c’est l’inverse : deux Français de France et plus d’une trentaine de franco-Israéliens, juifs pieds-noirs d’Algérie ou d’autres pays du Maghreb, le tout dirigé par un proviseur expatrié. Les Arabes, en dehors des élèves, ce sont les femmes de ménage et le gardien. Une structure pyramidale qui rappelle un peu l’Empire français d’Afrique du Nord.
« Francis (.…) pique colères sur colères quand il entend ses collègues qui se lâchent parfois sur “ les Arabes ” (ils ne disent pas “ les Palestiniens ” ) en tenant des propos clairement prohibés par la loi française. Ils ne veulent rien savoir de ce qui se passe dans les territoires, ils savent déjà tout sur leurs voisins qu’ils connaissent mieux que personne … depuis l’Algérie de papa.
Ah, le bon temps des colonies ! »
(Non, ce n’est pas Michel Sardou !)
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Indice : tour à tour (et à la fois) journaliste, universitaire et diplomate, l’auteur fut trois ans en poste à Ramallah, au Centre culturel franco-allemand. C’est là qu’il rédigea ces chroniques, au jour le jour ; d’abord pour ses amis, sur internet, puis rassemblées et publiées en un livre préfacé par l’ancien journaliste du Monde, et historien du monde arabe, Paul Balta …
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Réponse :
C’est donc bien Gilles Kraemer (bravo Arpège) et je vous recommande ce très bon journal de bord bourré d’infos, agréable à lire, jamais lourdingue.
C’est aux éditions Riveneuve (190 p. 15 euros)