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Par Michel Soudais - 25 mars 2011

Une opération de flibusterie électorale

La décision d’Europe écologie Les Verts (EELV) de maintenir ses candidats au 2nd tour contre le PS ou le Front de gauche dans une trentaine de cantons est un événement dont nous n’avons pas fini de mesurer la portée, faute d’en mesurer dans l’instant la nouveauté et les conséquences.
Je rappelle les faits : La direction d’EELV a décidé dimanche de maintenir ses candidats le 27 mars, au second tour, partout où la droite est éliminée. Les mêmes ont aussi décidé qu’EELV soutiendrait face à la droite le candidat de gauche le mieux placé et ferait bien entendu barrage au FN. Après quoi, Cécile Duflot s’en est allé prendre la pose gauche unie sur une péniche aux côtés de la première secrétaire du PS, Martine Aubry, et du secrétaire national du PCF, Pierre Laurent. En se gardant bien de dire alors que ses candidats continueraient de ferrailler contre ceux de ses deux compères, partout où ils le pourraient, sans risque de faire élire un candidat de droite. Gageons que si tante Cécile avait annoncé sa cuisine, nous n’aurions sans doute pas eu droit à cette belle image d’unité retrouvée.

Pierre Laurent, Martine Aubry et Cécile Duflot.
Pierre Laurent, Martine Aubry et Cécile Duflot.

Sitôt l’annonce du retour de la gauche plurielle diffusée sur toutes les antennes, EELV dévoilait son intention de mettre un terme à la règle traditionnelle du désistement pour le candidat de gauche arrivé en tête. Argument des écolos servi par la fringante Cécile Duflot [1] : « Les recettes de 1880 [2] ne sont pas celles du XXIe siècle. En cas de qualification de deux candidats de gauche au second tour, je ne vois pas pourquoi obliger les lecteurs à voter pour un candidat unique. C’est le contraire de la démocratie. »

Un moyen de droitiser la gauche

Au risque de déplaire [3], je ne crois pas que la démocratie puisse exister dans la confusion des idées et des choix. Car la « démocratie » que nous chante ici EELV n’est rien d’autre qu’une opération de flibusterie électorale. Un jeu de massacre hasardeux où les électeurs de droite et d’extrême droite sont invités, après la défaite de leur champion, à choisir quel opposant leur convient. Comme s’il revenait aux gens de l’UMP et du FN d’arbitrer les débats qui traversent la gauche.
En général [4], on sait à quoi cela aboutit : les sympathisants de Nicolas Sarkozy et les fans de Marine Le Pen reportent leur vote sur le candidat qui leur paraît le plus proche des idées qu’ils défendent, donc le plus à droite, ou celui dont l’élection leur semble mettre le plus de « bordel » dans le camp adverse. Et ils ne s’en privent pas : à Cahors, l’UMP appelle à voter EELV contre le PS. A Saint-Denis, la candidate EELV a le soutien officiel de la droite qui appelle à battre la candidate communiste en des termes fleuris [5].
A ce jeu de con, la gauche ne gagne rien, car celui (ou celle) qui l’emporte c’est (presque) toujours le tenant de l’équité contre l’égalité, du changement dans la continuité plutôt que de la rupture, de l’évolution concertée et autres fariboles… Il n’y a pas de chemin plus direct pour droitiser la gauche que de s’en remettre au bon vouloir des électeurs du camp d’en face pour assurer son élection. Et qu’on ne me dise pas qu’un édile aussi (mal) élu ne cherchera pas à complaire à ces mandants, je n’en ai jamais rencontré de tels. Je tiens donc le procédé défendu par les dirigeants d’EELV pour détestable.

La lutte des places justifie les moyens

Cette infraction (car c’en est une) à la règle traditionnelle du désistement à gauche [6] est bien plus qu’une « entorse regrettable » [7] à cette discipline. Car nous ne sommes plus là dans le cas où quelques candidats, guidés par des raisons particulières (qui peuvent être valables) ou mus par une ambition personnelle (bien plus contestable), décident dans leur coin de passer outre la règle de vie commune.
Dans le cas présent, nous sommes face à la décision d’un parti, prise pour tous ses membres et applicable à tous, qui décide que dorénavant le mode vivre ensemble de la gauche n’a plus cours. L’exception devient la règle.
Jusqu’ici l’électeur avait intégré une ligne de conduite simple dans les élections à deux tours : au premier, on choisit ; au second, on élimine (celui du camp d’en face) et s’il n’y a plus personne à éliminer, on en reste au choix qui a été fait au premier tour. Mais avec la décision d’EELV, tout change. Le candidat de l’écologie officielle a perdu au grattage ? Voyons s’il peut gagner au tirage.
« Les électeurs doivent avoir le choix jusqu’au bout, plaident les écolosTM [8], et on ne saurait leur imposer un seul candidat. » Mais dans ce cas pourquoi avoir passé un accord avec le PS dans une vingtaine de départements ? Avec ces accords, au premier tour, des électeurs écologistes ont été privés d’une candidature écologiste et priés de voter directement pour un candidat socialiste ; ailleurs des électeurs socialistes n’avaient plus de candidat PS mais à la place un représentant d’EELV. Pourquoi le choix des électeurs, négligé quand EELV a passé ces accords de partenariat avec le PS, accords dont on cherchait souvent le fondement programmatique, serait-il devenu subitement une préoccupation ?
Autre justification avancée par Jean-Louis Roumégas, porte-parole d’EELV [9] : « Notre maintien va dans le sens de la représentation de la diversité à gauche. » Donc, n’ayant pu obtenir assez de places gagnables par ces accords de premier tour avec le PS, EELV, après les avoir tout de même engrangés, s’emploie maintenant à les arracher par tous les moyens à son allié. Comme le dit crûment le politologue Stéphane Rozès (CAP conseil), les écolosTM veulent « le beurre et l’argent du beurre ».

Des enfants gâtés et capricieux

Ce comportement traduit un mode d’agir qui, sous l’affable et séduisante promesse de « faire de la politique autrement », reproduit les pires travers politicards. Une éthique sans foi ni loi d’autant plus redoutable qu’elle est convaincue d’œuvrer pour la bonne cause. Et se pare du masque de la victime. Les écologistesTM se sont ainsi faits une véritable profession de dénoncer l’hégémonisme du Parti socialiste avec un seul objectif : le partage des sièges. Ce qui se joue dans ces cantonales n’est pas étranger aux négociations en cours pour les sénatoriales, où d’ores et déjà on parle de onze sièges qui leur seraient réservés par la rue de Solferino. Ce qui n’est pas assez aux yeux de certains écolosTM. Pour les législatives de 2012, les mêmes, avec toujours le même comportement d’enfants gâtés capricieux, revendiquent qu’on leur réserve une cinquantaine de circonscriptions. Ils ne demandent finalement qu’une chose au parti socialiste : être élu à sa place et avec son sigle. Et pour ce faire, ils le menacent de manière absolument honteuse de le faire perdre s’ils n’obtiennent pas gain de cause. On n’est pas loin du chantage et du racket.

Car de la décision prise dimanche par le bureau d’EELV, il ressort que les écologistesTM refusent de se désister pour le PS dans 25 cantons et pour le Front de gauche dans 4 autres cantons. 29 duels écolosTM/gauche sont ainsi à leur initiative (voir encadré). Ce qui ne les empêche pas de se plaindre des quelques rétorsions que leur imposent le PS (dans 3 cantons) et le Front de gauche (dans un seul [10]. Il est singulièrement cocasse de voir les écolos de Montreuil s’offusquer que le PCF maintienne son candidat dans une ville et un département, la Seine-Saint-Denis, où leur responsabilité dans le western qui agite la gauche est importante.

Bouter les rouges

Dans ce département, les duels à gauche ont été inaugurés par les Verts en 2001, quand, en se maintenant contre la liste PCF-PS conduite par Gislaine Durand, Michel Bourgain a conquis la mairie de l’Ile-Saint-Denis. A Montreuil, la liste Verts conduite par Patrick Petitjean tentait la même opération, sans succès, dans une quadrangulaire où concouraient, outre la liste d’union de la gauche conduite par le maire apparenté PCF Jean-Pierre Brard, une liste de droite et une liste d’extrême droite. Mais dans le canton Est de la ville, le Verts Michel Poirier l’emportait avec 50,57 % après s’être maintenu contre le communiste Jean-Charles Nègre, qui l’avait devancé au premier tour (33,58 % contre 27,94 %). Après annulation de l’élection et convocation d’une partielle en octobre 2002, Michel Poirier est nettement battu par Jean-Charles Nègre (61,8 %) qui avait creusé l’écart au 1er tour (38,2 % contre 21%). Ce dernier a été réélu en mars 2008 (55,24 %) face à la verte Fabienne Vansteenkiste qui, bien que distancée de 12 points au premier tour, s’était maintenue, tout comme son camarade Jean-François Monino dans le canton d’Aubervilliers Ouest.
Le procédé s’est révélé gagnant en revanche pour Dominique Voynet dans sa conquête de la mairie de Montreuil, conquête critiquée vertement dans les colonnes de Politis parBernard Langlois qui dénonça une ville « passée à droite ». Gagnant aussi pour le socialiste Jacques Salvator qui prit ainsi, cette même année 2008, la ville d’Aubervilliers en se maintenant contre la liste conduite par le maire PCF Pascal Beaudet. Mais perdant pour trois autres ambitieux du PS à La Courneuve, Saint-Denis et Bagnolet. Car depuis 2001 la méthode des Verts a fait école auprès de certains socialistes pressés eux aussi de bouter les rouges [11].

La flibusterie électorale systématisée par Europe écologie-Les Verts pourrait assez vite conduire à casser la gauche.


Les écologistes sont opposés à la gauche dans 34 cantons. En voici le détail :

25 duels PS/EELV

Castelnaudary (11)
Roger Ourliac (33,32 %) / Stéphane Linou (24,57 %)
La Rochelle 6 (17)
Denis Leroy (38,43 %) / Jean-Marc Soubeste (16,21 %)
Périgueux O. (24)
Mireille Bordes (32,58 %) / Jean-Marie Rigaud (20,25 %)
Lanta (31)
Daniel Ruffat (47,91 %) / Emmanuel Edon (28,27 %)
Toulouse (31)
Christophe Begue (38,87 %) / Patrick Jimena (22,56 %)
Montpellier 3 (34)
Philippe Saurel (43,98 %) / Nicolas Dubourg (16,74 %)
Bruz (35)
Philippe Bonnin (PS, 48,57 %)/Yves Salmon (EELV, 22,45 %)
Rennes S.-E. (35)
Mireille Massot (46,50 % / Anne Caillet (21,97 %)
Grenoble 3 (38)
Denis Pïnot (PS, 28,38 %) / Hakim Sabri (EELV, 19,76 %)
Saint-Egrève (38)
Pierre Ribeaud (36,61 %) / Mathilde Dubesset (19,80 %)
Nantes 3 (44)
Pascale Robert (40,06 %) / Pascale Chiron (20,17 %)
Nantes 5 (44)
Claude Seyse (50,46 %) / Catherine Choquet (30,83 %)
Saint-Etienne-de-Montluc (44)
Jean-Pierre Fougerat (50,17 %) / Jacques Testard (22,31 %)
Saint-Herblain E. (44)
Bernard Cagnet (39,54 %) / Paul Tallio (18,27 %)
Saint-Nazaire E. (44)
Philippe Grosvalet (44,01 %) / Michèle Viau (14,98 %)
Saint-Nazaire O. (44)
Annaig Cotonnec (40,21 %) / Gilles Denigot (25,36 %)
Cahors N.-E.(46)
Geneviève Lagarde (PS, 45,93 %) / Francesco Testa (EELV, 15,99 %)
Cahors S. (46)
Gérard Miquel (PS, 38,09 %) / Evelyne Liarsou (EELV, 16,11 %)
Nomeny (54)
Bernard Leclerc (27,19 %) / Antony Caps (22,83 %)
Strasbourg 2(67)
Jean-Jacques Gsell (34,19 %) / Marie-Dominique Dreysse (23,39 %)
Lyon III (69)
Dominique Bolliet (28,41 %) / Raymonde Poncet (21,18 %)
Lyon XI (69)
Jean-Michel Daclin (33,39 %) / François Chevallier (18,82 %)
Villeurbanne Centre (69)
Richard Llung (29,24 %) / Béatrice Vessiller (24,27 %)
Rouen 7 (76)
Ludovic Delesque (35,10 %) / Jean-Michel Bérégovoy (21,16 %)
Cachan (94)
Alain Blavat (PS, 33,73 %) / Thierry Didier (EELV, 20,03 %)

3 duels EELV/PS

Le Vigan (30)
Eric Doulcier (39,48 %) / Roland Canayer (32,81 %)
Tours E. (37)
Christophe Boulanger (22,49 %) / Alain Dayan (20,95 %)
Grenoble 1 (38)
Olivier Bertrand (29,66 %) / Céline Deslattes (27,29 %)

5 duels Front de gauche / EELV

Saint-Denis N.-O. (93)
Florence Haye (31,24 %) / Fatima Laronde (26,96 %)
Fontenay-sous-Bois E. (94)
Gilles Saint Gal (46,22 %) / Fabienne Bihner (16,57 %)
Ivry-sur-Seine O. (94)
Chantal Bourvic (42,06 %) / Chantal Duchene (25,42 %)
Villejuif O. (94)
Laurent Garnier (36,89 %) / François Labat (25,02 %)
La Possession (974)
Roland Robert (57,52 %) / Vanessa Miranville (26,10 %)

1 duel EELV/Front de gauche

Montreuil O. (93)
Catherine Pilon (21,66 %) / Belaïd Bedreddine (19,81 %)

Notes

[1] Sur RFI.

[2] Par allusion à Jean-Luc Mélenchon qui a rappelé que cette règle remontait au temps où les républicains se désistaient les uns pour les autres afin d’empêcher les monarchistes et bonapartistes d’être élus.

[3] J’ai rencontré des tas de gens qui approuvent le raisonnement sophistique de Mme Duflot, soit qu’ils n’y voient pas malice, soit qu’ils aient une « bonne raison » toute personnelle cependant d’y adhérer.

[4] Il peut y avoir des exceptions, mais ce ne sont QUE des exceptions.

[5] Si vous aussi vous avez connaissance d’appels de cette sorte, n’hésitez pas à les déposer dans les commentaires de ce blog.

[6] Je veux bien supprimer l’adjectif « républicain » sachant que les écologistes du parti de Cohn-Bendit n’entendent rien à la chose ; il n’est d’ailleurs ici qu’une référence historique, donc accessoire.

[7] Si Pierre Laurent la qualifie ainsi c’est pour ne pas compromettre le rassemblement affiché sur la fameuse péniche ; un souci partagé par le PS quand il assure que « la gauche est unie dans 98 % des cantons ».

[8] TM = trademark (trad. : marque déposée.

[9] La Croix, 24 mars.

[10] A Arcueil dans le Val-de-Marne, sa candidate Carine Delahaie (24,84%) n’a pas déposé sa candidature en préfecture, laissant Daniel Breuiller (44,66%) seul en lice.

[11] Elle fait même des émules à des centaines de kilomètres. Il n’est qu’à voir le comportement du socialiste Daniel Frossard arrivé en deuxième position au premier tour derrière Jean Buron (Front de gauche-PCF) dans le canton de Bordères-sur-l’Échez (65).

Commenter (19)

Commentaires de forum
  • Maime 25 mars 2011 à 11:42

    Des duels PS/FdG il y en aura deux en Haute-Vienne. Une aventure individuelle peut-être, mais surtout, il me semble, une aventure d’émancipation face au PS. La candidate FdG (PCF-NPA) arrivée en 2nd place se maintient face au PS, soutenu semble-t-il par les militants locaux. Du coup, le PS se maintient en représailles dans le canton de St Junien-Est ou son candidat sortant est arrivé en 2e place, et l’appel à voter FdG face à l’UMP dans le canton de Bellac n’a pas été très claire.

    Aujourd’hui en off des militants FdG disent que s’ils étaient sur le canton d’Ambazac, ils voteraient FdG et pas PS. Le NPA, ne désavoue pas son remplaçant sur ce canton, n’appelle pas à voter pour le sortant, bien qu’il regrette que l’accord ne soit pas respecté.
    EELV de son côté appelle clairement à voter FdG contre le PS.

    La question que je me pose est aussi de savoir quand on s’émancipera à gauche des dérives droitières du PS et d’EELV. Cela voudra dire, que parfois, il faudra, lorsqu’il n’y a pas de danger à droite, se présenter quand même. La différence entre un élu PS ou EELV élu sans concurrent ou élu avec des voix de droite face à un concurrent de gauche ? Aucune, sauf que dans le 2e cas, l’électeur de gauche aura eu la possibilité de faire sans la gauche de droite.

    Des liens pour avoir plus d’infos :

    http://www.lepopulaire.fr/dossiers/...

    http://www.jeune-garde87.org/2011/0...

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  • Henri-Georges NATON 25 mars 2011 à 11:46

    Cette flibusterie est encore plus indécente quand elle est faites contre un candidat qui a obtenu plus de 50% au premier tour...

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  • Ludo 25 mars 2011 à 11:50

    Mais c’est ça, continuons à nous organiser entre nous, proposons des candidats uniques au vote au deuxième tour, élus à 100 %, ça ça va faire aimer la politique...
    Pfff... Navrant cet article.
    Surtout que, si je ne me trompe pas, avant même la campagne, les écolos avaient annoncé qu’il n’y aurait pas de désistement systématique.
    Qu’on nous laisse choisir bordel !!

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  • Marc Simon 25 mars 2011 à 12:26

    Concernant Montreuil, j’ai suivi le lien de l’article et je l’ai lu. Les écolos n’ont pas l’air de s’offusquer mais plutôt de se moquer des leçons de morale du PC (faites c’que j’dis, faites pas c’que fais comme pourrait dire mon patron). C’est bien de donner ses sources mais il ne faut pas écrire n’importe quoi !

    Ceci dit, en tant qu’électeur de gauche, j’exige d’avoir le choix entre les candidats, même au second tour, quelque soit la nuance de leur couleur.

    Quand aux candidats de gauche, j’aimerais qu’ils dépensent un peut plus d’énergie à essayer de battre la droite qu’à se trainer dans la boue les uns le autres. Il y en a marre de ces petits enfants capricieux qui ne pensent qu’à leur élection et pas du tout, mais alors pas du tout au peuple et aux cons d’électeurs que nous sommes..

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  • l’attitude des dirigeants PS, qui se croient beaux et forts, et avant tout capables de gagner seuls est la principale cause de cette situation. Elle est aussi une des causes de la double montée abstentionniste et FN.
    Si les dirigeants PS avaient accepté la discussion avant la campagne, s’ils avaient ouvert la porte a des négociations, un partage des candidatures et un accord programmatique de 1er et 2e tour, la situation ne serait pas celle-ci, la gauche unie aurait de nombreux élus supplémentaires dès le 1 er tour...
    mais voila, à trop vouloir dominer et s’enfermer dans un stratégie d’affirmation de sa force (résiduelle) en vue de 2012, le PS a perdu beaucoup et fait perdre encore plus à la gauche...
    espérons qu’ils tirent les leçons de leur comportement...

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  • 25 mars 2011 à 14:27

    Effectivement, nous n’avons pas fini de mesurer les conséquences de ce qui est en train de se passer... mais pê pas dans le sens qu’espère l’auteur de l’article, auteur qui doit avoir environ 150 ans d’âge, un peu comme JL Mélenchon quand il rappelle le contexte Républicains contre Monarchistes dans les débuts de la 3ème République.
    Et si nous étions là au début d’une 6ème République ??? La vieille gauche a du mal, bien du mal à comprendre que les raisonnements du siècle avant-dernier ne sont plus ceux d’aujourd’hui ! L’écologie a sa propre logique, et cette logique s’inscrit dans le champ de la justice sociale et progressiste, là encore sans doute avec une compréhension plus large de ces deux termes que pour notre auteur cent-cinquantenaire.
    En tant qu’électrice de "gauche" depuis toujours j’aurais été vraiment heureuse de pouvoir exprimer un vrai choix dimanche. Et entre un.e socialiste et un.e écologiste, j’estime que la voie du progrès social est bien du côté du second. Ce n’est pas le cas dans le canton où je vote, hélas, où j’ai juste le choix entre un PS et un UMP. Pas très exaltant comme perspective...
    Par contre, et je trouve cela très bien, Les Verts ont été parfaitement clairs dans chacun des cas où il y a un F-Haine en face. Là, le désistement "républicain" retrouve son vrai sens.
    Bref, merci Les Verts de ce souffle nouveau que vous faites souffler sur le paysage politique.
    Marie Temporal

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  • serge 25 mars 2011 à 15:12

    j’avais quitté les verts parce que je les trouvais compromis avec le ps, mais en vérité c’est le front de gauche qui baisse culotte.
    Nous, peuple de gauche , on veut voter à gauche mais pas pour le PS : le PS croit être la solution, ce n’est que le problème !
    Alors je pense sincerement qu’EELV a raison de ne pas se laisser marcher sur les pieds, et que le FDG aurait du prendre exemple voire même s’allier partout avec les écolos pour bouter hors du système les éléphants.
    "qu’ils s’en aillent tous" fanfaronne melenchon, oui ! alors arrêtez de vouloir faire réélire les mêmes ! je suis dans un secteur ou les tractations ont été bon train entre PCF PG et le PS pour sauver les élus FDG , pas des nouveaux !! non, les anciens !!
    il reste un EELV face à un PS, cumulard dans le nombre et dans le temps, et bien j’ai envie d’aider ce nouveau de 40 ans contre le vieux briscard qui est aux manettes depuis 20 ans.
    la gauche n’a même pas compris que le vote FN n’est pas entièrement un vote raciste, mais un vote de rejet de la classe politique existante, alors avec un choix EELV arrive une autre alternative !
    et au moins, ils ne feront pas pire !

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  • effervescence 25 mars 2011 à 21:40

    Il est triste de lire un article aussi rase-moquette alors que ce qui est derrière tout ça, ce n’est pas une trahison des méchants écolos contre la gauche noble, vision si manichéenne qu’elle en devient ridicule, c’est une des questions essentielles de la démocratie : celle des modes de scrutin.
    Ce n’est pas pour rien qu’EELV plaide pour la proportionnelle. On voit bien qu’avec le scrutin majoritaire se sont développées des féodalités locales, dont le désistement dit républicain, dans le cas ou toute droite est éliminée, n’est qu’un avatar. Une façon de faire élire des candidats à 100 %, en privant les électeurs de deuxième tour, comme si le scrutin majoritaire uninominal n’était pas assez réducteur.
    Rappelons que les écologistes sont gravement sous-représentés dans les conseils généraux, si l’on tient compte des résultats du 1er tour. Ce premier tour sur lequel beaucoup se fondent pour les dissuader de se présenter au second… Finalement, l’idée, c’est qu’il ne soient pas représentés du tout, s’ils ont le malheur de ne pas accepter l’aumône du parti dominant. A grenoble 1 où EELV arrive en tête avec près de 30 %, tout le ban et l’arrière-ban de la classe politique locale, droite et gauche, se rassemble pour faire battre l’écolo dérangeant en appelant au vote PS. Une sorte de réaction conservatrice transpartisane, favorisée par l’alliance qui existe déjà à la mairie entre la gauche tradi et une partie de la droite, alliance justement dénoncée par les verts et quelques autres.
    Mais ce n’est pas plus mal. Au moins les lignes de fracture sont plus claires, et au final, ce sont quand même les electeurs qui choisissent . Il serait bon que l’auteur de l’article révise ses a priori.

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  • Pierre Mathon 26 mars 2011 à 07:43

    Si je ne savais plus les raisons qui font que je ne lis plus Politis depuis quelques années, voilà un article qui me le rappellerait.

    Le thème des désistements ou non à gauche mérite un article plus circonstancié au regard des situations qui sont loin d’être toutes identiques et sur fond, si possible, de la liberté pour les citoyens de choisir leurs élus.

    Mais l’expression "flibusterie électorale" est jolie.

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  • Marie 26 mars 2011 à 10:44

    Les élections locales sont le seul moyen pour les électeurs de donner leur avis sur la politique locale. Ici nous avons un candidat socialiste qui se présente pour un troisième mandat, dont nous attendons encore une première réunion publique qui nous ferait connaître ses projets pour le canton. En face, nous avons eu plusieurs réunions publiques très argumentées, sur des sujets divers mais qui concernent tous nos vies et les attributions du conseil général. Il est indispensable que les deux candidats soient face à face lors d’un deuxième tour, pour que l’élu socialiste, qui de toute façon sera élu, sache que les électeurs attendent quelque chose de lui.
    Avec 100% des voix, il n’a qu’à se rendormir pour les trois ans qui restent !
    Tout ceci est bien loin de vos calculs et bricolages d’appareils. Revenons à nous ! Sinon pourquoi se déranger demain ? C’est peut-être là une des causes des moins de 50% de votants.

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  • Vert Chez Moi 26 mars 2011 à 14:14

    Connaissant l’identité (ou la devinant) de certains commentateurs cela me fait plaisir de voir qu’aussi bien du coté PS, que EELV mais aussi Front de Gauche...

    beaucoup (mis à part des élus ou des porte flingues !) sont en désaccord avec toi Michel !!

    cela se vérifie sur le terrain (cf tout mes derniers articles sur mon blog)

    Plus d’infos sur mon blog :

    Politique Locale Polluée par LGV Poitiers Limoges ? Et + encore ?

    A désespérer de la politique ou…

    Cantonales mes premiers commentaires

    et part tout les retours que j’ai pu avoir ça et là en France !!

    Il semblerait qu’il y ait d’un coté
    les élus et leurs porte flingues > qui veulent se faire élire ou réélire
    (le pseudo désistement républicain est alors une bien belle excuse... qui est l’inverse de la bonne réponse à l’abstention et la "montée" du FN )

    et de l’autre coté beaucoup de militants et d’électeurs en désaccord complet avec Mélenchon (et d’autres) !!

    Beaucoup applaudisse les choix de EELV
    courageux !

    Mais certains comme vous vont nous sortir quand :
    EELV va gagner > bien fait ! la "vrai gauche" a foutu une claque blablabla
    EELV va perdre > ils ont gagné avec les voix de droite
    (alors que souvent ça sera un peu plus complexe que ça > puisque les électeurs de droite peuvent aussi très bien voter PCF ou PS par conservatisme !! )

    La mauvaise foi est bien là et elle est bien ancrée dans la tête de certains d’entre vous !
    Il ne faut pas s’étonner alors du vote de dimanche dernier...

    Ah et puis faut arreter de nous prendre pour des demeurés
    Ce qui se joue aussi (et qui excite beaucoup Melenchon et le PCF)
    c’est les rapports de force au sein des "grands électeurs" !!
    et donc le Sénat !!
    (et toutes les autres négociations en cours : sénat, législative, ...)
    Les écolos ont récupéré ces dernières années de plus en plus de grands électeurs... notamment aux derniers élections régionales !!!
    La gauche "rouge" (mais aussi le PS !) en a perdu !!
    Les conseillers généraux sont eux aussi des grands électeurs...
    et quelques conseillers généraux en + ou en -
    ça fait basculer le sénat à gauche
    tant mieux !!
    mais selon leurs couleurs ça change tout dans les rapports de force entre les différentes composantes de gauche...

    Le PCF (et Melenchon) soit disant si radical préfère visiblement redevenir bien mou et négocier en faisant les "gentils"
    quand EELV se comporte de façon courageuse ! en préférant laisser les électeurs décider !

    Voilà tout est dis !

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  • Michel Soudais 26 mars 2011 à 19:55

    Vous m’en voudriez certainement de ne pas réagir à vos commentaires. Nous sommes sur un blog et le genre appelle le dialogue. Je le fais donc ici sans répondre à chacun individuellement mais à l’ensemble de ce j’ai lu, ici et ailleurs.

    Désolé de le dire à tous ceux qui me contestent (ce qui est bien leur droit), mais j’ai parfois l’impression que vous m’avez lu trop vite, et du coup vous mettez à côté de la plaque.

    - Je ne conteste pas qu’un candidat de gauche puisse avoir parfois une ou des raisons de se maintenir face à un autre candidat de gauche.
    - Je juge sévèrement la maintien systématique décidé par le bureau d’une formation (en l’occurrence EELV) qui par son caractère national se fout bien des raisons locales que vous invoquez, lesquelles ne sont convoquées a posteriori (quand c’est possible, ce qui n’est pas toujours le cas) que pour justifier une décision politicienne de pure tactique électorale.

    Le caractère politicard de cette décision est patent dans le Val-de-Marne. Je vous renvoie pour cela à un instructif article du Monde, et notamment ce passage :

    « La position des écologistes aurait gagné en clarté s’il n’y avait eu l’exception de Cachan. Dans ce canton socialiste, PS et EELV se sont présentés séparément. Le socialiste étant arrivé en tête, les Verts maintenaient leur candidat, deuxième dans les urnes. Mais après avoir déposé sa candidature, il l’a retirée, son parti estimant avoir "obtenu des contreparties locales qui permettent de déroger à la règle". Nul ne sait si les "contreparties" en question émergeront au moment des sénatoriales, en septembre. »

    Si votre curiosité vous conduit à lire les commentaires, vous y trouverez cette précision intéressante d’un socialiste local, David Dornbusch : à Fontenay-sous-Bois, les socialistes, « au vu de l’écart très important au premier tour entre les deux candidat(e)s de gauche, dans un contexte marqué par l’abstention et par un score élevé du Front National préoccupant pour tou(te)s les démocrates », recommandent « à EELV de retirer leur candidate pour le second tour des élections cantonales à Fontenay Est » ; ils regrettent « au passage le vide juridique qui ne permet pas au suppléant de se retirer ».

    Enfin, je vous invite à lire le beau point de vue de Jack Ralite, « La gauche, la morale, St-Denis, Aubervilliers et ailleurs... », publié par Le Monde , et à essayer de l’entendre. Si « les intérêts égoïstes », le « prétendu modernisme » et « l’opportunisme affamé » que cet ancien ministre dénonce, ne vous aveuglent pas déjà totalement.

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  • Henri-Georges NATON 26 mars 2011 à 20:23

    Merci pour le lien vers le texte de Jack Ralite...
    La perte des valeurs de gauche est déjà bien avancée chez certains responsables de gauches et malheureusement également chez certains au Front de Gauche...

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  • 26 mars 2011 à 23:04

    PS ou UMP quelle différence ? même programme basé sur le principe de l’économie de marché... du consommer plus.
    EELV pas terrible non plus, l’expérience avec Voynet ne m’a pas fait transcender et Joly (brrrr....) mais c’est le seul parti qui porte un peu de changement (j’exclus le FN et Melenchon autant se tirer une balle dan la tête...).
    alors oui, je suis content de pouvoir voter dimanche pour EELV rien que pour faire chier le gars du PS (se serait le même plaisir s’il était de l’UMP...).

    Et puis je suis fan de Philippe Merieux !

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  • m4g4li 27 mars 2011 à 09:44

    Un candidat qui obtient plus de 50% au premier tour est donc élu dès le premier tour !...

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  • Pierre-Edouard Robine 27 mars 2011 à 14:48

    Cher Michel,
    J’ai bien lu jusqu’à la fin... Je pense que tu sous-estimes considérablement le ras-le-bol des citoyens à l’encontre des petits arrangements politiques dont la compréhension est réservés aux seuls initiés. Le Conseil Général, antre des petits barons et notables locaux, est l’expression même de cette vieille politique dont nombre d’électeurs ne veulent plus. C’est pourquoi se retirer d’un second tour au profit d’un socialiste ou d’un communiste favorable aux ronds-points, aux zones d’activités bouffeuse de terres agricoles, au grand aéroport de Nantes ou aux petits aéroport de Tours ou Chateauroux, c’est tout aussi con que de se retirer d’un second tour au profit d’un umpiste favorable aux ronds-points, aux zones d’activités bouffeuse de terres agricoles, au grand aéroport de Nantes ou aux petits aéroport de Tours ou Chateauroux...

    La force d’EELV réside notamment dans le fait que depuis les européennes de 2009, ce parti propose un programme politique argumenté en s’appuyant sur des fondamentaux écologistes et présenté eu égard aux compétences de l’institution pour laquelle les habitants sont appelés aux urnes.
    Pour ces élections cantonales, les écologistes se sont efforcés d’expliciter leur programme par une mise en situation sur les aides sociales, les collèges, ou encore la compétence foncière des CG.
    La pratique (notamment celle récente des Conseils Régionaux post 2010) montre la timidité avec laquelle les élus PC et PS vont essayer les solutions innovantes proposées par EELV, ce sont ces solutions que nous attendons, nous qui ne vivons plus en 1880. Et qui souvent, sommes nés un siècle plus tard...

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  • Vert Chez Moi 27 mars 2011 à 17:25

    merci pour ton commentaire qui est d’une qualité bien meilleur que ton article Michel !
    on avance ?

    Tout d’abord tu dis :
    systématiquement ? et bien c’est faux
    (aussi bien avec le FdG, y compris PCF qu’avec le PS il y a eu quelques accords mais ils ont été possible que et seulement si il y eu discussion avant
    lorsque en face nous n’avons que le mépris il est difficile de se retrouver au second tour
    rappele toi la triangulaire en Limousin !!)

    tu dis : et il y a des cas particuliers ok mais on en parle que maintenant et il y en aurait peu selon toi
    c’est faux il y en a beaucoup
    et cela n’est pas une surprise (et une volonté + locale que national souvent...)
    je te laisse réfléchir sur les cas face au PS il y a souvent bien des raisons (dossiers locaux, impossibilité d’accord, mépris du PS, ...)
    et idem du coté FdG (tous PCF je pense sauf erreur ? là aussi ya des raisons)

    Il est faux de dire ce que tu dis
    les raisons de ces désaccords étaient bien présents dès le 1er tour ça et là ! pendant la campagne et sur des points particuliers parfois...

    Je crois que là où tu n’as pas bien saisi tout les éléments c’est que nous avons certains élus (et certains cadres) qui se satisfassent des "bastions" même quand ils commencent à faiblir...
    le désistement arrive comme une belle excuse (un peu comme le vote utile en pire ?)
    EELV devrait alors laisser les sortants tranquiles ?
    (et c pas une question de "piquer la place !)

    réfléchis un peu... que s’est il passé là où le PCF a commencé à faiblir il y a quelques années ? en IDF notamment ? mais ailleurs aussi ? (municipales)
    Le PCF a tenté de résister... par tout les moyens... mais aucune solution...
    et bien dans bien des cas c’est la droite qui a gagné ! car il était trop tard pour réagir...

    je préfère donc que eelv prenne le relais tranquilement (avec les tensions que ça amène) plutôt que de laisser des fiefs rouges devenir bleus !

    Voilà en gros tout ce que j’avais à dire et je te laisse y réfléchir...

    je te laisse réfléchir aussi sur cette reflexion
    La chose devient claire...

    il n’y a plus grand choix... et cela est meme effrayant
    3 choix :
    - Les conservateurs de tout poil
    - l’abstention comme réponse au conservatisme et manque d’alternative
    - Les Ecolos ou les Fachos

    Le Non vote (abs) est également devenu une expression... et quand les "sortants" (quelquequ’ils soit ne sont plus "soutenus" et bien c un message aussi ! et il faut l’entendre...)

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  • Pierre 28 mars 2011 à 20:34

    Extrait du Parisien edition Seine-Saint-Denis :

    "Jusqu’au bout, l’écologiste Fatima Laronde, y a cru. Puis, à 21 h 15, dans sa permanence silencieuse, face à la mairie de Saint-Denis, Fatima Laronde l’annonce : « Bon, c’est perdu. De 140 voix. On n’a pas eu la participation qu’on espérait (NDLR:105électeursenpluspar rapport au premier tour), les électeurs de droite ne sont pas allés voter. On est déçus. » "

    Voilà comment cette dame comptait être élue. La honte !!

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  • franc 30 mars 2011 à 12:56

    @Michel
    puisque tu fais allusion au superbe texte de Ralite et à Aubervilliers, je prends l’clavier.
    Oui, tu as raison, il faut distinguer les situations locales et les lignes nationales. Mais ce sont ces lignes là que dénoncent Ralite.

    Après, le grand deal PS Verts a des conséquences très pénibles, même si j’entends bien les internautes ici.
    1) Dans certains coins, des accords de premier tour Verts PS ont conduits à la disparition des Verts du paysage, le temps d’une campagne électorale. Ils se sont complétement alignés.
    2) On a parfois eu l’impression que le débat se faisait à deux contre 1 : PS et Verts unis dès le premier tour contre les sortants front de gauche. Les équilibres Ps-Verts se faisant à l’echelle du département ("toi ici, moi là)
    3) Il s’agit d’une stratégie : les accords et annonces faitrs dans le Val-de-Marne ou en Seine sanint denis sont révélatezurs. Voir le papier de Zappi dans le Monde, les craintes de Bartolone pour son siège, etc...

    A Aubervilliers, le PS s’est maintenu à ces cantonales contre le candidat Front de gauche arrivé devant sa candidate sortante. Celle-ci avait bénéficié d’un d’sistement PC lorsque au scrutin précédant elle avait devancé de 50 voix la sortante PC.
    Aux municipales de 2008 déjà la liste PC sortant, arrivée en tête au 1er tour a été devancée au 2e tour sur le mode d’appel aux électeurs de droite "sortons les rouges". Les Verts étaient là aussi dans l’équipée. Et lors des cantonales de 2008, le Verts arrivé second derrière un sortant PC s’est, lui aussi maintenu sur le mode "sortons les sortants" (et a été battu)

    Pour des militants de base de gauche, communistes ou pas,, les Verts (il m’est arrivé de voter pour eux) se sont déconsidérés. Le PS depuis longtemps, mais les verts aussi maintenant. Ils apparaissent comme liés au PS sur la base d’accords sans contenus politiques mais leur laissant des places. Une conduite que le climat actuel traduit facilement : "ils ont été à la soupe".
    Ils seront récompensés par le PS lors des prochaines sénatoriales. En attendant, la mécaniques est enclenchée et le candidat PC de Montreuil s’est maintenu (et a gagné) contre les Verts arrivés en tête.

    On voit bien les logiques infernales qui sont enclenchées. Et qui créent de mauvais réflexes. 2lectoraux mais aussi politiques. Quand est-ce que la gauche débat du nucléaire, dans quel cadre ? Quand est-ce qu’on parle du social, de la nouvelle économie...

    Aujourd’hui, sans vouloir blesser quiconque, je dis que les Verts ont fait un grand pas vers leur professionnalisation et... la sclérose.

    Dommage, j’y voyais autre chose.

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