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Vers une nouvelle force ?

jeudi 12 juillet 2007, par Michel Soudais


Lancé fin juin, le club « Maintenant, à gauche ! » veut faciliter la refondation d’une « gauche de transformation » à travers la définition d’un projet et l’émergence d’une nouvelle force politique.

Comment surmonter les échecs des élections présidentielle et législatives ? Comment desserrer l’étau du bipartisme ? Ces questions qui agitent la galaxie de la gauche antilibérale ont largement été débattues, samedi, à Paris, lors d’une première rencontre- débat de « Maintenant, à gauche ! », qui a rassemblé près de 150 personnes de cultures militantes diverses (de la LCR au PS), à l’exception toutefois de la mouvance écolo. Ce tout nouveau club lancé fin juin par une « (...)

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4 Messages de forum

  • AGRESSION AU MARCHE CE DIMANCHE 1er JUILLET

    Un conseiller municipal apparenté P.C. emmené par la police, menottes aux poignets Dimanche 1er juillet au marché de la Mairie, deux proches du Maire, en état d’excitation ont déambulé durant plus d’une heure en gesticulant et en haranguant la foule.

    L’un tenant des propos insultants et diffamatoires à l’encontre de Pierre Mathon, (maire adjoint vert) et des Verts, l’autre, Jacques Lafourcade (conseiller municipal du groupe P.C. délégué aux fêtes et cérémonies) concentrant ses attaques contre le Parti Socialiste et tout particulièrement contre Claude Bartolone (député de la circonscription) allant jusqu’à le traiter de "national-socialiste" (« nazi »).

    Jacques Lafourcade passait son temps à invectiver la petite foule qui était regroupée devant la librairie où Claude Bartolone signait son dernier livre et la place du marché où il déversait « en boucle » ses propos injurieux et grossiers.

    Aucun des militants communistes présents n’a fait le moindre geste pour tenter « d’apaiser » ces deux personnages.

    Vers 11 h 30, Jacques Lafourcade est sorti du bar-tabac, un verre de bière à la main vomissant toujours ses propos indignes. Un habitant de Bagnolet, adhérent P.S., qui faisait ses courses à ce moment-là, a tenté de le raisonner et de l’apaiser en profitant du fait qu’il le connaissait pour avoir passé avec lui plusieurs dimanches à tenir les bureaux de vote de façon conviviale et républicaine. Un geste civique et amical mal récompensé puisque J. Lafourcade lui a violemment cassé le verre de bière qu’il tenait à la main sur la tête.

    Suite à cette agression sauvage, l’agresseur a été évacué, menottes aux poignets par la police. La victime, la tête ensanglantée a été soignée à l’hôpital où il lui ont été posé 9 points de suture à l’oreille et 10 jours d’interruption de travail lui ont été prescrits.

    Cette affaire est d’une grande tristesse et d’une extrême gravité. Cet accident était prévisible. En effet, depuis des mois, le maire s’entoure de personnages « fragiles » qu’il encourage dans leurs délires. Ces personnages viennent faire la « claque » du maire dans toutes les réunions publiques, au Conseil municipal, dans les réunions de quartier … injuriant certains élus, proférant mêmes des menaces de mort.

    Depuis longtemps nous dénonçons ces pratiques extrêmement dangereuses.

    Il faut que cela cesse car l’instrumentalisation de personnes fragiles est indigne de la politique et de la démocratie, l’incitation à la haine ne peut que conduire à des drames.

    source/les verts de Bagnolet : http://lesvertsbagnolet.over-blog.com/article-11150913.html

    Voir en ligne : cours camarade...

  • Droite ou gauche ne sont que deux façons de gérer le système capitaliste. Sarkozy nous rend un grand service en démontrant à quel point ces deux notions ne s’opposent pas tant que ça ! S’enfermer dans cette dualité, c’est vouer aux gémonies les électeurs qui votent à droite, alors que ce sont aussi pour beaucoup des producteurs.

    Notre ambition est de changer de système de production, pas de gagner des élections. "L’Etat, le régime politique constitue l’élément secondaire, et la société civile, le domaine des relations économiques, l’élément décisif" (Engels !). Et quand on sait ce qu’est devenu aujourd’hui le système politico-médiatique dans lequel se déroulent les élections, cette citation est d’une actualité brûlante !

    Les communistes ne veulent pas gérer le capitalisme, mais le reléguer dans les manuels d’histoire. En ce sens, le Parti Communiste ne s’inscrit pas dans la dualité "droite/gauche" que nous connaissons aujourd’hui en France. S’il participe néanmoins aux processus électoraux, c’est à mon sens pour deux raisons :

    - Obtenir des élus qui bénéficieront ainsi d’une tribune pour dénoncer les méfaits du système capitaliste et populariser nos propositions, mais aussi pourront utiliser leur pouvoir local pour favoriser à leur niveau la transition vers le communisme, "par le bas".

    - Bénéficier du financement public de la vie politique.

    Le vote "de gauche" est une réponse conformiste. Le vote communiste est un vote "grain de sable" anticonformiste. Si peu d’électeurs ne ressentent l’utilité de ce vote dans le cadre du système électoral actuel, il est difficile de leur en vouloir ! Ils demeurent néanmoins nombreux à rester attachés à cet espoir d’un monde meilleur que représente le Parti Communiste.

    Si l’on veut absolument donner une signification subliminale au (léger) sursaut électoral constaté lors des législatives en faveur du PCF, j’oserai celle-ci : les Français ne veulent pas que le Parti Communiste disparaisse de la scène politique, et en particulier sous ce nom-là, car sinon c’est que tout espoir d’une alternative au capitalisme serait perdu. Et il n’en est pas question !

    Dans le cadre des débats sur la recomposition qui agitent les appareils des partis "de gauche" et hélas également celui du Parti Communiste, deux voies s’ouvrent à nous :

    - Se fondre dans un parti "de gauche" voué à rester un allié naturel du Parti Socialiste alors que, comme l’affirmait Jean Lecanuet, "l’alliance entre socialistes et communistes est une alliance contre nature" (il ne faut jamais sous-estimer l’apport que peut représenter la lucidité de certains hommes de droite sur la gauche française !).

    - Ne pas laisser s’éteindre la flamme communiste, au contraire la raviver pour reconstruire un Parti Communiste dont l’ambition première ne sera pas exclusivement de gagner des élections, ce qui le condamnerait, mais d’abord d’ouvrir une perspective vers un projet politique clairement revendiqué et de changer la vie au quotidien par l’appropriation sociale des services publics et des moyens de production.

    C’est bien ainsi que de nombreux militants et sympathisants perçoivent la situation actuelle. Et pour beaucoup en favorisant très clairement le second terme de cette alternative.

    Espérons que le prochain congrès nous permettra de trancher cette question. Et de nous doter rapidement d’instances exécutives en phase avec l’orientation qui aura été choisie.

    Mouton Noir

    http://alter-politique.blogs.com

    Voir en ligne : Alter-Politique

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