Le virus de la grippe H1N1 a bon dos et servirait de prétexte à réduire les libertés publiques. C’est l’avis des citoyens instigateurs d’une pétition contre le dispositif de vaccination prévu par les pouvoirs publics. Le « Plan national de prévention et de lutte “Pandémie grippale” » autorise en effet la mise en œuvre d’un état d’exception comprenant la gestion de la crise sanitaire par une cellule sous contrôle du ministre de l’Intérieur, les décisions importantes étant du ressort exclusif du Premier ministre et du chef de l’État. Pour les 4 600 signataires de la pétition, ce plan « menace d’instaurer, par des voies détournées, un état d’exception mettant gravement en péril les processus démocratiques de décision habituellement en vigueur dans la République ».



