Quand je me suis lancé dans l’aventure de Politis, sollicité par quelques confrères très engagés (à gauche) qui ne savaient où faire leur métier en restant fidèles à leurs convictions, j’avais déjà pas mal roulé ma bosse. Tant dans la presse écrite : La Vie (encore catholique et illustrée, à l’époque !), Tribune socialiste (l’hebdo du PSU), Le Matin de Paris — pour ne citer que les collaborations les moins éphémères — ; que dans l’audiovisuel : Europe n°1, l’ORTF 1ère chaîne, Antenne 2, Radio-Libé …
Parcours intéressant, mais souvent conflictuel, j’aime boire mon vin sans eau dedans.
L’équipe cherchait une « locomotive » pour tirer son train à naître (entendez quelqu’un d’un peu connu, en mesure de lancer le projet et de le vendre aux futurs lecteurs-actionnaires — car, bien sûr, personne n’avait un sou vaillant).
Je venais de claquer la porte d’Antenne 2 et de publier, à La Découverte, un bouquin sur la télé et l’émission que j’y produisais, « Résistances ». J’étais libre. Pourquoi ne pas tenter le coup ?
C’était en janvier 1987.
Bon sang, je ne pensais pas que ce serait si dur, et prenant, et stressant ! Que ça durerait aussi longtemps, 23 ans !
Aujourd’hui, j’ai choisi de jeter l’éponge.
Mais, pour ne pas rompre complètement avec des lecteurs souvent formidables d’intelligence, de gentillesse et de générosité, j’ai décidé d’ouvrir ce blog. De tenir ici, encore pour un temps, un rôle de figuration.
Comme disent les gens de théâtre : une « panouille ».
B.L.
