Interrogé par le Monde en tant que chargé de mission du Quartet au Proche-Orient, et plus particulièrement sur le sort de Gaza, Tony Blair a eu cette réponse : « J’y travaille. » Mais cela ne va pas jusqu’à nouer un contact officiel avec le Hamas. En juin dernier, il répondait à la Croix : « Si le Hamas avait voulu la levée de ce blocus, il aurait pu relâcher le soldat israélien Gilad Shalit, qu’il détient. Il aurait pu se réconcilier avec le Fatah et prendre part au processus de paix. » Si le Hamas n’était pas le Hamas, Tony Blair envisagerait de discuter avec lui. Las, le mouvement islamiste est ce qu’il est, et il a gagné démocratiquement les élections de 2006.



