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Dossier : DSK, y en a marre !

Démondialisation, un faux débat ?

Le mot fait fureur depuis quelques temps dans les sphères politiques et médiatiques. La démondialisation serait-elle le remède miracle aux effets désastreux de l’ultralibéralisme ? La question divise et suscite un débat aux multiples enjeux.

En quelques mois, le nouveau concept de démondialisation est entré en force dans le débat politique et les grands médias. Il a rallié un large spectre politique et intellectuel autour de la critique de la mondialisation libérale et de ses effets ressentis par les peuples. On y instruit le procès du libre-échange, du dumping social et fiscal, des dérégulations menées dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de l’Union européenne, des plans d’austérité. Arnaud Montebourg, candidat aux primaires du Parti socialiste et auteur du petit livre Votez pour la démondialisation ! , en est devenu le porte-parole avec le démographe Emmanuel Todd, qui a préfacé son livre. Aux antipodes de la gauche, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen ont récupéré ce concept pour en faire un nouveau cheval de bataille identitaire.

Les détracteurs de la démondialisation ont aussi apporté leur contribution au débat politique. Dans une tribune, plusieurs membres du conseil scientifique d’Attac y voient un « concept à la fois superficiel et simpliste » . Mais l’inévitable et bien commode invocation du Front national autorise d’autres détracteurs à tous les amalgames. Le socialiste Pascal Lamy, directeur général de l’OMC, balaie d’un revers de main « un concept réactionnaire » .

Serait-ce pour autant un faux débat ? Au-delà des critiques communes du capitalisme néolibéral, les fondements des projets économiques et politiques proposés à gauche ne sont pas convergents. La démondialisation répond-elle politiquement aux problèmes sociaux que pose l’intensification de la mondialisation ? D’un côté, il faut évidemment réduire les flux de marchandises et de capitaux, et relocaliser les systèmes productifs pour des motifs sociaux et écologiques, admettent détracteurs et partisans de la démondialisation. Mais, de l’autre, le retour à des régulations essentiellement nationales avec une sortie de l’euro et la mise en place de barrières douanières ne résoudrait pas tous les problèmes qui se posent aujourd’hui.


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