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L'État renâcle à protéger les mineurs isolés étrangers

À Calais comme à Grande-Synthe, la situation empire. Livrés à eux-mêmes, les mineurs isolés étrangers (MIE) demeurent sans protection dans des conditions particulièrement difficiles, victimes de violences quotidiennes. Une situation insoutenable pour les organisations et associations qui, sur place, ne constatent que de petites améliorations, et un manque d’anticipation chronique de la part des autorités. «Le recensement des MIE permettrait pourtant d’identifier les besoins globaux et d’adapter la prise en charge », explique Jean-François Corty, directeur des missions France de Médecins du monde (MDM).

À lire : Mineurs isolés étrangers : Une vie de galère

Début novembre, le Tribunal administratif de Lille, saisi par MDM et le Secours catholique, avait ordonné à l’État de procéder à des aménagements au sein du camp de réfugiés de Calais (installations de douches, de latrines…), et de recenser les mineurs isolés étrangers afin d’assurer leur protection. Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, avait alors fait appel, contestant l'ordonnance auprès du juge des référés du Conseil d’État. Bien que le Conseil d’État ait rejeté cet appel et qu'il ait demandé aux autorités de se soumettre à cette décision sous 48h, il ne s’est rien passé.

Si des initiatives ont été mises en place sur Calais (médicalisation du centre d’accueil de Jules Ferry, installation de containers…), Jean-François Corty ne comprend pas pourquoi les actions prennent autant de temps à se concrétiser : «Si, même pour les plus précaires et les plus exposés, les choses ne sont pas faîtes correctement, on peut imaginer comment cela se passe pour les autres. Nous n’allons pas assez vite et pas assez loin.» Il témoigne d'une situation qui reste dramatique:

Aujourd’hui, c’est une épidémie de rougeole qui démarre. Une campagne de vaccination va commencer, mais tout cela aurait pu être anticipé. Seulement il faudrait accorder plus d’attention à ces milliers de personnes et à ces enfants.

Afin de mieux connaître le profil de ces MIE, l’UNICEF a décidé d’entamer une mission sociologique sur plusieurs mois dans le Calaisis et les territoires voisins du Nord. Grâce à cette étude, l’organisation espère identifier les difficultés auxquelles les mineurs isolés étrangers sont confrontés afin d’encadrer et d’améliorer leur prise en charge. Une mission nécessaire, mais qui ne saurait remplacer les actions demandés à l’État qui, elles, sont attendues en urgence.

À lire : Grande-Synthe : l’autre Calais


Photo : AFP / PHILIPPE HUGUEN - 19 septembre 2015 - À Calais, les migrants font la queue pour avoir à manger.

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