Négociations tendues à La Poste

L’accord sur les conditions de travail à La Poste reste suspendu à la décision de la CGT.

Politis  • 8 février 2017
Partager :
Négociations tendues à La Poste
© Photo : CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

L’accord sur les conditions de travail à La Poste, en négociation depuis le mois d’octobre, a été paraphé le 31 janvier par quatre syndicats du groupe. Il reste néanmoins suspendu à la décision de la CGT, qui l’a accueilli avec circonspection. Fermement critiqué par l’Unsa et SUD-PTT, l’accord prévoit notamment 3 000 titularisations d’employés précaires, qui n’effacent pas la baisse continue des effectifs (-7 000 en 2016). SUD et la CGT craignent également une aggravation de la crise sociale, déjà ­préoccupante. L’accord supprime en effet le délai de deux ans entre deux « réorganisations ». Les suppressions de tournées, les fermetures de bureaux et l’évolution du métier de facteur vers des services commerciaux devraient donc s’accélérer. SUD et la CGT, qui totalisent à eux deux 50 % des voix chez les 70 000 facteurs, pourraient faire obstacle au texte s’ils décident de déposer un « droit d’opposition ». La CGT s’est donné jusqu’au 10 février pour consulter sa base et arrêter sa position.

Économie
Temps de lecture : 1 minute
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

« Un mur, ça se monte, ça se démonte » : la France insoumise rêve de casser la finance
Économie • 6 novembre 2026 abonné·es

« Un mur, ça se monte, ça se démonte » : la France insoumise rêve de casser la finance

Derrière certaines formules provocatrices, Jean-Luc Mélenchon et les siens espèrent surtout sortir la France de sa dépendance aux marchés financiers. Et rêvent de remettre de la politique dans un débat public obsédé, selon eux, par la « métaphysique du marché ».
Par Lucas Sarafian
Devant le Medef, dans le bourbier des droites, les gauches s’épargnent
Économie • 27 août 2026

Devant le Medef, dans le bourbier des droites, les gauches s’épargnent

Invités par le Medef, Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon et Marine Tondelier ont débattu face à Gabriel Attal, Marine Le Pen, Édouard Philippe et Bruno Retailleau sur la dette, la fiscalité ou les salaires. Ils ont tenté de remporter quelques points sur des sujets chers aux libéraux.
Par Lucas Sarafian
Rentrée du Medef : un « paradis » patronal sans travailleurs
Récit • 27 août 2026 abonné·es

Rentrée du Medef : un « paradis » patronal sans travailleurs

Si le lobby patronal a tenté, ces dernières semaines, de faire entendre que les salarié·es sont aussi les « partenaires » des patrons, ses adhérent·es ont eu droit, sans surprise, à un show contre l’État social lors de « La REF », son événement de rentrée à Roland-Garros. Récit.
Par Céline Martelet
« La transition écologique n’a pas lieu car elle est piégée dans la logique du capitalisme »
Entretien • 3 juillet 2026

« La transition écologique n’a pas lieu car elle est piégée dans la logique du capitalisme »

Timothée Parrique, économiste spécialiste de la décroissance, appelle à ralentir l’économie, à repenser notre rapport à la croissance pour enfin enclencher la transition écologique tant attendue.
Par Vanina Delmas