Les échos de la semaine

L'oeil de Politis sur l'actualité de la semaine en bref.

Cet article est en accès libre. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas se financer avec la publicité. C’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance : achetez Politis, abonnez-vous.


Dernières heures à Azovstal

L’armée russe a annoncé le 3 mai lancer un assaut contre la dernière poche de résistance des forces ukrainiennes de la ville assiégée de Marioupol, sur les bords de la mer d’Azov. L’usine métallurgique d’Azovstal abrite depuis des semaines plusieurs centaines de militaires et de civils ukrainiens. Certains civils ont pu être évacués le weekend dernier selon l’ONU et la Croix rouge, mais plus de 200 seraient toujours bloqués dans le complexe.

IVG : Progrès v. Traditions aux USA

Le média américain Politico dévoile un projet de décision de la Cour suprême états-unienne qui menace le droit à l’avortement. Le texte de 98 pages propose l’annulation d’un arrêt daté de 1973, qui aurait « imposé le même régime hautement restrictif à toute la nation ». Celui-ci reconnaissait le droit des femmes à disposer de leurs corps, conformément à la Constitution. Ce projet vise à « rendre » le pouvoir de réglementer l’avortement à chaque État. Parmi les arguments avancés : l’avortement n’est pas assez « ancré dans l’histoire et les traditions américaines ». Près de 26 États conservateurs pourraient ainsi l’interdire sur leur sol. Les Américaines devraient savoir si la plus haute juridiction du pays leur impose un retour de 50 ans en arrière d’ici l’été.

Justice : Les décrocheurs relaxés

À Toulouse, huit militants écologistes qui avaient décroché des portraits d’Emmanuel Macron dans des mairies de la Gironde ont été relaxés, mercredi 27 avril, par la cour d’appel de Toulouse, obligée de rejuger cette affaire après une décision en cassation. Ces militants avaient été condamnés à payer des amendes s’échelonnant de 250 à 600 euros. Leur opération visait à dénoncer l’inaction climatique du chef de l’État.

En septembre 2021, la Cour de cassation estimait qu’une telle sanction pourrait « porter une atteinte excessive à la liberté d’expression ». Dans un communiqué, le mouvement Action non--violente-COP 21 se félicite que soit reconnue « la légitimité de notre action et de notre message ». La victoire est belle, mais d’autres « décrocheurs » ont été condamnés quand certains attendent encore d’être jugés.

Prisons à la peine

1 878 détenus dormaient sur un matelas à même le sol dans les prisons françaises, le 1er avril 2022. Selon les chiffres de l’Observatoire international des prisons, ils n’étaient que 830 il y a un an. Cette augmentation s’explique par une surpopulation carcérale croissante, quand près de 19 000 personnes sont écrouées dans des prisons dont les capacités d’accueil sont dépassées de plus de 50 %.

Frontex change de patron

Fabrice Leggeri jette l’éponge. Une enquête internationale, menée par l’Office européen de lutte antifraude, aura eu raison du directeur exécutif de l’Agence européenne de garde-frontières. Accablé par de nombreux rapports sur les violations des droits fondamentaux des migrants aux frontières de l’Europe, il a démissionné le vendredi 29 avril.

Revers final pour Darmanin

Le mandat du ministre de l’Intérieur se clôt sur un échec. Le Conseil d’État a suspendu la dissolution du Comité Action Palestine et du Collectif Palestine vaincra. En mars, Gérald Darmanin se vantait d’avoir fait passer ce décret en conseil des ministres. Parmi les motifs de dissolution : « appels à la haine, à la discrimination, à la violence » et « appel à la discrimination envers Israël et les Israéliens », via des campagnes de boycott. Le Conseil d’État a fermement réfuté ces accusations et rappelle que l’appel au boycott traduit l’expression d’une opinion contestataire, propre à la liberté d’expression. L’État devra finalement verser 3 000 euros à chacune des deux associations. Gérald Darmanin n’a pas voulu réagir, préférant se réfugier derrière sa liberté de non-expression.


Haut de page

Voir aussi

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.