Un policier condamné pour harcèlement sexuel et moral

Reconnu coupable de ces chefs d’inculpation sur trois de ses collègues, le brigadier de police Jonathan L., a été condamné à 8 mois de sursis, deux ans de mise à l’épreuve avec obligation de soins psychiatrique et de suivre un stage contre le sexisme.

Nadia Sweeny  • 7 juillet 2022
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Un policier condamné pour harcèlement sexuel et moral
© Photo : Le tribunal de Créteil a condamné, jeudi 7 mars, le brigadier Jonathan L. à une peine de huit mois de prison avec sursis pour avoir harcelé, sexuellement et moralement trois de ses collègues (JACQUES DEMARTHON / AFP).

Le brigadier Jonathan L., anciennement en poste au commissariat de Champigny-sur-Marne, vient d’être condamné ce jeudi 7 juillet à une peine de huit mois de prison avec sursis pour avoir harcelé, sexuellement et moralement trois de ses collègues.

Le tribunal correctionnel est allé au-delà des réquisitions du procureur qui avait demandé seulement cinq mois de sursis, à l’occasion du procès qui s’était déroulé au tribunal judiciaire de Créteil, le 1er juin. À cette occasion, les dérives d’un milieu police qui peine encore trop souvent à poser la limite entre le professionnel et le personnel, entre la blague vaseuse et le harcèlement, avait été largement abordé.

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Le policier s’était d’ailleurs réfugié derrière ce « milieu » pour expliquer son humour « potache ». Mais le tribunal n’a pas trouvé ça drôle.

Contrairement à la demande du mis en cause et du parquet, la condamnation sera bien inscrite au casier judiciaire du policier, qui continuera d’exercer. Le tribunal a aussi décidé d’une interdiction de contact avec ses victimes. Le brigadier avait déjà changé de commissariat quelques semaines après que Politis ait révélé cette affaire en janvier, alors que l’enquête judiciaire piétinait et que l’enquête administrative avait abouti à un simple blâme sans même une mutation de Jonathan L.

Ce dernier a continué, pendant l’enquête pénale, à côtoyer victimes présumées et témoins. Pendant le procès, la présidente du tribunal s’en était d’ailleurs émue.

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Pour les victimes, cette décision est un soulagement. « C’était important pour nous qu’il y ait une peine prononcée contre lui, peu importe le quantum, pour qu’on reconnaisse que nous ne sommes pas des menteuses », a réagi une des victimes à l’issue du délibéré. Le mis en cause n’était pas présent pour le délibéré. Les parties ont dix jours pour faire appel.

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