Les projets de Macron pour faire trimer plus

Âge de la retraite, droits des chômeurs, lycées professionnels… La Macronie engage une régression sociale à marche forcée.

Au lendemain de sa réélection, Emmanuel Macron prétendait avoir changé. Il n’en est rien. Si le président des riches a joué de lenteur pour former les gouvernements Borne I et II, donné ensuite l’impression de marquer une pause en s’abstenant de convoquer en septembre une session extraordinaire du Parlement, il sonne désormais la charge.

Le 12 septembre, lors d’une rencontre avec des journalistes de la presse présidentielle, le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de voir la réforme des retraites entrer en vigueur dès l’été 2023. Le lendemain, à l’issue de la visite d’un lycée des métiers, il levait le voile sur sa réforme de la voie professionnelle, présentée comme un « chantier essentiel » de son second quinquennat.

Le 6 septembre, le conseil des ministres avait adopté un énième projet de loi réformant l’assurance-chômage. Trois chantiers à forte tonalité antisociale, dictés par l’obsession élyséenne d’adapter le marché du travail aux desiderata du patronat et aux recommandations de la Commission européenne. 

Retraites : travailler plus longtemps pour payer les baisses d'impôts

Oubliée, l’ambition de la réforme systémique de 2019, adoptée en première lecture à l’Assemblée grâce à l’article 49.3 de la Constitution – qui permet au gouvernement de faire passer un texte, sans vote, si une motion de censure n’est pas adoptée –, mais stoppée par la pandémie de covid-19. Désormais, Emmanuel Macron veut aller au plus vite avec une simple réforme paramétrique. 

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