Article imprimé sur le site Politis.fr - URL : http://www.politis.fr/Journees-parlementaires-du-PS,19464.html

Journées parlementaires du PS …

jeudi 20 septembre 2012, par Bernard Langlois

… y a-t-il un socialiste dans la salle ?

Paraît que ça fait grimper les ventes : la grande mode médiatique est à la descente en flammes du président de la République et du gouvernement Ayrault. Sur le thème : c’est des lourdauds, des mous du genou, des feignasses, tout ça.

Même dans une presse censée les soutenir, on va gaiement au charbon : « Sont-ils si nuls ? » demandait récemment (et sans la moindre préoccupation bassement mercantile , qu’allez-vous penser ?), en gros titre de couverture, l’hebdo de la gauche caviar. Or, voyez-vous, ce n’est pas le problème.

Ni Hollande, ni Ayrault ne sont des imbéciles ou des incapables. En tout cas pas davantage que l’équipe précédente. Ils seraient même un tout petit peu plus honnêtes et soucieux de bien faire, mais si !

Mais voilà, ils ne feront pas mieux. Ou alors de façon très marginale. Parce qu’ils sont coincés dans le carcan terrible où ils se sont eux-mêmes enfermés dans les vingt dernières années du siècle précédent : celui de l’Europe libérale issue du funeste traité de Maastricht, révisé Amsterdam, complété Lisbonne. Ce plat de lentilles empoisonnées pour lequel ils ont gaillardement vendu ce qui leur restait de leurs convictions socialistes, encore merci Mitterrand.

Donc ils échoueront à remettre un pays en crise gravissime sur ses rails ; ils quitteront le pouvoir la queue basse et sous les lazzis, comme leurs prédécesseurs.

Et adviendra que pourra.

Y a-t-il encore une gauche au PS ?

Je vous invite à lire sur ce thème l’alerte réflexion d’un blogueur, qui commence ainsi :

« Depuis 1460 jours soit déjà plus de 4 ans, depuis l’élection de Martine Aubry à la tête du Parti Sournois, la gauche du PS est retenue en otage dans une cage tyrannique faite d’acceptation du marché et des règles dictatoriales qui y régissent le quotidien … »

La suite sur le blog d’Alain Bousquet, qui discerne encore quelques signes de vie dans ce grand corps malade …

Nota Bene :

Commentaires modérés et publiés si sourcés.