8 juin 2012, par Bernard Langlois
… d’un soleil finissant.
Quand le monde aura fini son temps, que restera-t-il de tout cela ?
Des essaims d’éphémères affolées s’asphyxiant sous la neige sale.
Les eaux brunes charriant les humeurs de la terre, le vermillon d’un soleil épuisé.
Des caddies vides et rouillés, le vent glacial entre les disques durs.
Une banque éventrée ayant vomi de l’or, des liqueurs éventées, des encres évaporées,
Du sang séché sur de la viande incertaine.
Les mots effacés, des images arrachées,
Des griffures dans (...)