« Les pays en développement n’ont pas vraiment le choix »
L’Europe pousse soixante-dix-sept pays à signer des accords commerciaux iniques. Oxfam France-Agir ici prépare une journée d’action, le 27 septembre. Les explications d’une de ses responsables, Caroline Dorémus-Mège.
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Que sont les Accords de partenariats économiques (APE) ?
Caroline Dorémus-Mège : Ce sont des accords commerciaux qui unissent l'Union européenne (UE) et six régions des pays d'Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP), soit soixante-dix-sept pays en développement. Depuis la décolonisation, quasiment tous les produits exportés par ces pays ont bénéficié d'un accès libre de droits de douanes aux marchés européens, sans contrepartie. Mais, en 2000, l'Europe, tancée par l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a dû se mettre en règle. Ce régime commercial a été considéré comme non conforme parce qu'il accordait des préférences à un groupe de pays non reconnu. En effet, l'OMC peut accorder des préférences commerciales soit à tous les pays en développement, soit à un groupe plus restreint appelé les Pays les moins avancés (PMA). Or, on retrouve les deux catégories dans les pays ACP. L'Union a donc dû trouver très vite un nouveau système commercial. Si elle ne l'avait pas fait, d'autres pays en développement se seraient sentis lésés et l'auraient attaquée juridiquement pour non-respect des règles et concurrence déloyale. D'où les accords de Cotonou négociés en 2000 entre
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