Ce que J.-F. Copé retient de Mai 68

Michel Soudais  • 12 février 2008
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J’étais, à la fin de la semaine dernière, l’un des trois journalistes chargés de mettre sur le gril Jean-François Copé, invité de Pluriel, le club de la presse de Radio Orient. C’est un exercice que j’aime bien. Si les politiques invités y font rarement des révélations fracassantes, cette émission de 52 minutes permet d’aborder sujets d’actualité et questions de fond en y consacrant le temps nécessaire.

Vendredi dernier donc, la principale information livrée par le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale était l’annonce de la création au Palais Bourbon, après les municipales, d’un comité d’évaluation et de contrôle chargé d’évaluer l’efficacité gouvernementale. Ce comité, qui serait composé de députés de droite et de gauche, est évidemment une réponse à la volonté de Nicolas Sarkozy de noter. Initialement, le président de la République avait émis l’intention de confier cette tâche à un cabinet privé, avant d’y renoncer et de la confier à l’ex-socialiste Eric Besson. Ce qui ne plait pas aux élus UMP. Il n’est ainsi pas exagéré d’interpréter l’annonce de la création de ce comité comme un nouvel épisode du conflit feutré qui opposent les parlementaires UMP et l’Elysée. Dans une démocratie, c’est d’ailleurs aux parlementaires (et au peuple en dernier ressort, lors des élections) que revient la mission de contrôler le gouvernement. N’en déplaise à Nicolas Sarkozy.

Les autres sujets abordés au cours de cette émission, qu’il s’agisse des causes de la chute de popularité de Nicolas Sarkozy et des inquiétudes qu’elle génère dans les rangs de l’UMP, ou de la ratification du traité de Lisbonne, ont donné lieu à des échanges animés. Parfois cocasses.

J’ai vu un Jean-François Copé accablé au rappel du discours de Tours dans lequel le candidat Nicolas Sarkozy expliquait qu’être président de la République «c’est une ascèse» et que l’élu doit oublier «son bonheur personnel, ses sentiments, ses intérêts pour ne plus avoir en tête que le bonheur des Français» .

Quand je l’ai entendu dire que les socialistes devaient «crever leurs abcès idéologiques» hérités de Mai 68 et reprendre ainsi le refrain sarkozyste de la liquidation de l’héritage de Mai 68 coupable de «déstabiliser l’essentiel des grands piliers de notre organisation de société» , je n’ai pas pu m’empêcher de lui faire remarquer que sans cet héritage, Nicolas Sarkozy n’aurait pas pu divorcer de Cécilia et se remarier avec Carla Bruni. Sa réponse est assez savoureuse:

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Il est possible de réécouter l’émission en la téléchargeant. Vendredi, Pluriel reçoit Marielle de Sarnez, tête de liste MoDem à Paris. C’est à 18h, avec une rediffusion dimanche à 19h, sur 94,3 Mhz à Paris (voir les fréquences dans d’autres régions).

Temps de lecture : 2 minutes
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